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Le groupe aéronaval s'entraîne en Méditerranée

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Mise à jour : 28/06/2010 05:17

Pas moins de dix bâtiments français, un état-major embarqué et des interactions avec des forces alliées. La Méditerranée est le théâtre d'un exercice d'envergure. «PEAN», Période d'Entraînement de l'Aéronautique Navale, réunit le Charles De Gaulle et son escorte (frégates, sous-marin nucléaire d'attaque, aviso…) du 23 novembre au 11 décembre. Mais le groupe aéronaval entame ici l'ultime phase de sa qualification depuis l'entrée en IPER (indisponibilité périodique pour entretien et réparation) de la pièce majeure, le Charles De Gaulle, en septembre 2007. La qualification des pilotes bouclées, l'entraînement de l'équipage assuré, le Charles amorce un point de passage obligé pour recouvrer sa pleine capacité opérationnelle et celle de son escorte.

PEAN, un évènement, plusieurs objectifs. Les trois semaines de l'exercice permettent à l'ensemble du groupe aéronaval, de jouer le panel de missions opérationnelles qu'il est capable de remplir. L'enjeu est donc de mettre aussi en oeuvre l'escorte anti-sous-marine du Charles durant les phases de transit . Autre objectif de PEAN , le groupe aéronaval doit faire preuve de sa supériorité aéromaritime dans la zone d'opération afin d'assurer sa capacité de projection de puissance et ses missions d'appui des troupes au sol. En effet, la liberté de frappe des aéronefs du Charles capables de mener des opérations aériennes depuis leur base flottante, attribue à la France sa capacité militaire autonome fondamentale. Enfin, cette sortie de trois semaines en Méditerranée centrale permet au groupe de s'entraîner dans des conditions proches de celles rencontrées sur les théâtres d'opérations actuels.

Un état-major embarqué

Le commandement tactique de PEAN est placé sous la responsabilité du Commandant de la Force Aéromaritime de Réaction Rapide (COMFRMARFOR), le contre-amiral Kérignard. Près de 70 marins composent cet état-major embarqué. Pour le capitaine de vaisseau de Rupilly, chef d'état-major, et ses hommes, il s'agit d'assurer la planification et la conduite des opérations de l'ensemble du groupe aéronaval et de jouer l'exercice en coordonnant et supervisant les activités des différentes unités.

Échanges avec les marines hellénique et italienne

La spécificité du porte-avions est de s'adapter à un environnement changeant et varié. Aussi le carnet de route du Charles pour PEAN prévoit une traversée de la Sardaigne à la Sicile puis cap sur l'ouest du Péloponnèse, le nord de la Crête, le large d'Athènes et retour par le détroit de Messine et les côtes italiennes. Les marines italienne et hellénique joueront les exercices aux côtés du Groupe. Parmi d'autres activités, le programme prévoit notamment des missions d'assaut sur objectif à terre pour les aéronefs du Charles et un exercice amphibie avec les Italiens.

Le porte-avions retrouvant ses unités partenaires, c'est une dynamique de groupe qui se créé et qui multiplie la valeur de chaque composante engagée. À l'issue de PEAN, le Charles De Gaulle sera remis à la disposition du chef d'état-major des armées (CEMA), commandant opérationnel de toutes les forces françaises, pour déterminer son emploi opérationnel et le théâtre de sa prochaine mission.

Les bâtiments engagés dans PEAN

  • Le sous-marin nucléaire d'attaque Saphir

Sources : ©Marine nationale / Grégoire Chaumeil

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