Cette année, le 23 mars aurait pu être baptisé du nom de «la journée de la mer et de la Marine». Au large d'Hyères (Var), plus d'une dizaine d'unités ont participé au succès de la «Journée de Présentation Marine», une manifestation annuelle du savoir-faire de la Marine nationale. À travers des démonstrations dynamiques, l'objectif est de présenter les missions et les moyens de la Marine. Une journée en forme de tribune pour présenter aux personnalités institutionnelles ou aux invités du monde des médias, les enjeux d'une Marine moderne et l'importance de la maîtrise des espaces aéromaritimes dont l'étendue s'élève à 70% de notre fameuse «planète bleue». Chaque année, ce sont près de 6.000 marins et 30 bâtiments qui naviguent en permanence sur tous les océans du globe.
Le parcours de la journée de présentation marine a été émaillé «d'ateliers» reprenant les interventions opérationnelles auxquelles les marins sont entraînés et confrontés.
Ravitaillement à la mer
Le «ravitaillement à la mer» est indispensable aux navires de la Marine pour se déployer loin et longtemps. Une force navale à la mer nécessite des ravitaillements pour assurer son soutien en vivres, en carburant, munitions et en pièces de rechange. C'est une opération dangereuse qui exige d'entretenir en permanence le niveau d'entraînement des équipages. Lors de la manoeuvre, les bâtiments sont ravitaillés en combustibles et en vivres. Ci-dessous le BCR Marne ravitaille la frégate Forbin et effectue un transfert de charges lourdes par aéronef.
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Projection de puissance
La « projection de puissance » assuré par le porte-avions et son groupe aérien embarqué, garantit une supériorité aérienne depuis la mer et sur la terre, en appui des troupes au sol. C'est un élément important de la protection des intérêts nationaux à travers le monde et qui participe également à la dissuasion nucléaire dans sa composante aéroportée. Le porte-avions est une véritable base aérienne mobile, qui permet en particulier de s'affranchir des délais et contraintes diplomatiques que représente l'implantation d'une base dans un pays riverain de la zone d'intervention. Ici, le porte-avions Charles de Gaulle procède au catapultage de deux Rafale Marine. Quant à l'aéronautique navale, son efficacité se retrouve à travers le large éventail de missions qu'elle peut réaliser, de la frappe nucléaire à la surveillance maritime. En vol ci-contre, un Hawkeye accompagné de Rafale marine et de Super étendards modernisés.
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Défense anti-sous-marine
La défense anti-sous-marine de la force est fondamentale puisqu'on estime qu'il y a actuellement plus de 500 sous-marins dans le monde. Cette menace est le plus souvent diffuse et difficile à localiser. Elle prend de plus en plus d'importance. Il est donc nécessaire de disposer de nombreux moyens de lutte, qu'ils soient de surface, aériens ou sous-marins. Justement, la frégate Jean de Vienne (photo) a pour principale mission la protection de nos approches maritimes et des groupes aéronavals et amphibies contre toute menace sous-marine. En vol, l'hélicoptère Lynx appartenant au bâtiment (photo), s'apprête à prendre une station sonar. Au cours de cette station durant laquelle l'hélicoptère est quasi immobile, son sonar est immergé à une profondeur favorable à l'aide du treuil embarqué.
Lutte au dessus de la surface
En lutte au dessus de la surface, la menace est constituée par des bâtiments de surface équipés de missiles et par des aéronefs capables de conduire des assauts à la mer, mais également par des batteries de missiles installées à terre si la zone d'opération se trouve proche des côtes. Si tous les bâtiments de combat de la Marine peuvent faire face à ce type de menace, certains sont spécialisés pour cela, il s'agit des frégates anti-aériennes de la classe Cassard et des frégates de défense aériennes de la classe Forbin. Aéronef parfaitement complémentaire de la frégate, l'Atlantique 2 peut se mettre en configuration de lutte anti-navire. Sur le cliché, la grande soute sous l'aéronef peut contenir deux missiles anti-navire EXOCET AM39. Le Jean de Vienneeffectue un tir d'artillerie contre un ennemi fictif et menaçant en dépit des injonctions effectuées par radio.
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Guerre des Mines
La France dispose de chasseurs de mines dont la mission en temps de paix est d'assurer le libre accès des ports militaires essentiellement au profit des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins et du porte-avions. En temps de crise, ils participent à l'ouverture des voies de communication maritime au profit des bâtiments militaires comme civils. Mais leurs missions ne sont pas que militaires, puisqu'ils contribuent également à l'action de l'Etat en mer. Ils peuvent par exemple être employés en recherche d'épave ou en soutien lors de catastrophes naturelles. En photo, le pétardement par un groupe de plongeurs démineurs d'une mine afin de sécuriser l'accès au port.
Action de l'État en mer
Parallèlement aux missions de défense, la Marine nationale conduit en permanence des missions dites de « Sauvegarde maritime », multiples et variées. Face à la multiplication des activités illicites en mer et des risques traditionnels liés aux activités maritimes, les missions de sauvegarde visent à assurer la protection et la sécurité des approches maritimes de notre territoire national. Concrètement, cette responsabilité se traduit par des missions de sauvetage, de lutte contre les trafics illicites, contre la piraterie, contre le terrorisme et de protection de l'environnement et des ressources naturelles. En image, l'arraisonnement d'un skiff de narcotrafiquants par les hommes du commando Hubert.
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Unités participantes :
Sous marin nucléaire d'attaque Perle
Aviso Commandant Bouan
Bâtiment de projection et de commandement Mistral
Frégate anti-sous-marine Jean de Vienne
Groupe des plongeurs démineurs
Rafale Marine, Atlantique 2, Lynx , Panther , Super Étendard Modernisé , Hawkeye
Bâtiment de commandement et de ravitaillement Marne
Frégate de défense aérienne Forbin
Porte-avions Charles de Gaulle
Sources : ©Marine nationale