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Corsican Lion : l'amphibie au coeur de la coopération franco-britannique

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Mise à jour : 26/10/2012 09:17

Depuis le 16 octobre 2012, près de 5 000 militaires, répartis sur 11 bâtiments de surface et un sous-marin, participent à Corsican Lion, le plus important exercice naval de l’année à l’échelle européenne. Il s’agit du premier déploiement amphibie du CJEF, un corps expéditionnaire interarmées franco-britannique dont le concept a été défini à la suite des accords de Lancaster House.

   

Dans le cadre de ces activités conduites avec des moyens réels, une force amphibie composée d’unités françaises et britanniques intervient sous mandat international dans un pays politiquement affaibli. Elle a pour mission de rétablir la stabilité et la sécurité, alors que les côtes sont en proie à des actes de piraterie. Pour atteindre ces objectifs, des actions ont été conduites sur deux sites distincts : Frasseli, au sud de la Corse et le champ de tir de Diane, à l’est. Elles ont été minutieusement planifiées pendant plusieurs jours, durant lesquels les militaires français et britanniques ont travaillé ensemble en étroite collaboration pour améliorer l’interopérabilité entre les marines des deux pays.

Dans la nuit du 22 au 23 octobre, sous commandement britannique, les composantes terrestre et navale du Task Group amphibie 323.02 ont ainsi conduit une opération tactique majeure, soutenues par un groupe aéronaval constitué autour du porte-avions Charles de Gaulle. Déployés depuis le BPC Mistral, des commandos et des troupes appartenant à des régiments de logistique britanniques, des membres du commando français Kieffer, ainsi que près de 300 marsouins, sapeurs et bigors du 2e régiment d’infanterie de Marine (2e RIMa), du 11è régiment d’artillerie de Marine (11eRAMa) et du 6e régiment du génie (6e RG) ont débarqué sur les plages de Diane.

Vers 21h00, alors que la nuit est noire, les marsouins composant la première vague ont embarqué depuis le radier du BPC Mistral dans des offshore raiding crafts (ORC) des Royal Marines. Ils ont ensuite pris pied sur la plage « green », où des actions de reconnaissance avaient été préalablement menées par des « pre-landing forces » britanniques, des commandos de marine et des plongeurs français. Prenant place dans les ORC et un landing craft utility (LCU) britanniques, les marsouins français ont débarqué vague après vague sur cette plage, avant de s’infiltrer dans les terres, vers le poste de commandement ennemi. Vers minuit, les troupes britanniques de l’India company, composée pour la circonstance de soldats et de Marines du 45th Commando Royal Marines, embarquaient dans un chaland de transport de matériel ( CTM) français pour débarquer sur la plage « orange » afin de soutenir l’assaut français puis de recueillir les marsouins. Les rotations de chaland se sont ensuite accélérées pour débarquer les troupes et les véhicules. A 02h15, l’assaut est donné et le poste de commandement des pirates détruit. Depuis l’état-major embarqué sur le HMS Bulwark, les ordres sont donnés pour que le dispositif soit réarticulé. Les troupes rompent alors le contact, et le corps expéditionnaire rentre à bord. A 08h00, le CTM embarquait les derniers véhicules et soldats, puis mettait le cap sur le Mistral, achevant cette opération réussie.

Hommes et matériels des deux pays sont ainsi passés de la mer à la terre dans des embarcations amphibies indistinctement françaises et britanniques. Au sol, cette coopération poussée s’est poursuivie et vérifiée dans la progression sur le terrain. Les Britanniques ont ainsi relevé à plusieurs reprises les positions françaises, assurant la surveillance de la zone pendant que les Français continuaient à avancer. L’interopérabilité des matériels, éprouvée durant les entraînements précédant l’opération amphibie de la nuit du 22, s’est avérée cruciale. De l’embarquement des troupes dans le radier du Mistral jusqu’à la capacité à exécuter en complète synergie les ordres donnés directement depuis l’état-major embarqué sur le Bulwark, la coopération entre les deux armées s’est révélée excellente à tous les niveaux. Le Commodore Paddy McAlpine, commandant le task group britannique, se réjouit de cette réussite et inscrit la première mise en œuvre du CJEF dans la durée, évoquant déjà l’avenir : « Corsican Lion est un exercice d’autant plus encourageant que nous allons mener de nombreuses activités  amphibies franco-britanniques dans le futur ».

Retrouvez toute l'actualité de l'exercice Corsican Lion dans ce dossier.

Sources : © Marine nationale

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