La résolution 1973 a pour but de protéger la population civile libyenne contre les attaques dirigées par le colonel Kadhafi. Celle-ci a été votée par le Conseil de sécurité des Nations Unies, puis le sommet de Paris du 19 mars réunissant leaders européens, arabes et nord-américains, qui ont ainsi ouvert la voie à une intervention militaire internationale en Libye.
Les forces armées françaises engagées dans la coalition fournissent des capacités qui lui permettent de conduire des missions de surveillance maritime de détection, de contrôle aérien, de reconnaissance, de frappes aériennes et de ravitaillement.
Dispositif aérien
L’armée de l’Air engage des avions Rafale, Mirage 2000 D, Mirage 2000-5 pour les avions de combat et de reconnaissance, des C135 ravitailleurs et des E3-F AWACS qui opèrent depuis des bases en métropoles (Solenzara, Istres et Avord).
Ils fournissent les capacités nécessaires pour réaliser l’ensemble des missions aériennes conduites par la coalition : interdiction aérienne, frappes au sol, contrôle aérien, détection et ravitaillement.
De plus, un détachement de Mirage 2000-5 français et qatariens a été mis en place à La Sude, en Crète, avec notamment quatre avions français. Ce détachement est opérationnel depuis le 25 mars. Les Mirage 2000 français et qatariens conduisent des missions conjointes.
Depuis le 22 mars, la Task Force 473, armée par le groupe aéronaval (GAN) du porte-avions Charles de Gaulle, est engagée dans les opérations aéromaritimes en Libye.
Les bâtiments de la TF473 participent aux missions de surveillance de l’espace maritime, de surveillance et de défense aérienne. Le porte-avions Charles de Gaulle permet de déployer sur zone des moyens aériens complémentaires des avions de l’armée de l’Air. Les aéronefs du GAN conduisent également des missions de reconnaissance, d’interdiction aérienne, de frappes au sol, de contrôle aérien et de détection.
La TF473 est aussi constituée du pétrolier-ravitailleur Meuse, des frégates Aconit et Dupleix, d’un sous-marin nucléaire d’attaque et de la frégate Forbin qui était déjà engagée dans les opérations au large de la Libye avant l’arrivée du GAN.