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Interview d'Elphège Briseul, tout juste diplômé, juriste au Ministère de la Défense

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Mise à jour : 19/12/2012 18:43

Diplôme d'IRA en poche, Elphège Briseul a rejoint la Direction des affaires juridique du ministère (SGA/DAJ), à Paris, en septembre dernier, en tant que juriste. L'occasion pour lui d'assouvir à 23 ans, sa matière de prédilection : le Droit. Il nous dévoile en quelques lignes ses premiers pas au sein de la Défense.

Comment avez-vous intégré le ministère de la Défense ?

Après un master 2 en droit de l'environnement et une année dans un institut de préparation à l'administration générale (IPAG), j'ai passé avec succès le concours des Instituts régionaux d'administration (IRA). Au cours de cette formation généraliste de 12 mois – communication, droit, comptabilité, gestion des ressources humaines, finances etc. – qui s'est déroulée à Bastia, j'ai effectué des stages sur le continent dans des services centraux et déconcentrés des ministères de la culture et de la communication,  et de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt. A la fin de l'année, j'ai eu le choix entre plusieurs postes au sein de la Fonction publique. En cohérence avec mon parcours, j'ai choisi la Direction des affaires juridiques du ministère de la Défense qui offrait un poste de juriste dans le domaine de la biodiversité et des espaces naturels.

Pouvez-nous présenter votre métier ?

Je fais de la légistique : je procède à l'examen de projets de textes réglementaires pour que leur rédaction, leur contenu et leur procédure d'adoption ne souffrent d'aucun vice juridique – de fond, de forme – qui puisse faire obstacle à leur publication et à leur application.
Les textes sont le plus souvent des décrets ou arrêtés, signés ou contresignés par le ministre de la Défense, qui ont un impact sur les activités de défense. Nous devons éviter les blocages en amont et les contentieux en aval.
Nous sommes sollicités en interne et en externe. Au sein du ministère de la Défense, nous travaillons notamment avec le bureau environnement de la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives (SGA/DMPA) qui s'appuie sur nous pour toutes les questions juridiques. Lors du classement d'un site en zone Natura 2000, la rédaction du rapport développement durable par exemple. Nous intervenons d'ailleurs au comité S3D, la stratégie de développement durable de la Défense. Mais nous répondons à toutes les sollicitations.
En externe, nous rencontrons et travaillons régulièrement avec le ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, le Conseil d'Etat, la Direction générale de l'aviation civile, l'Agence des aires marines protégées etc.
Au quotidien, l'un des enjeux est de produire une rédaction de qualité, soignée, percutante et, surtout, simple et compréhensible.

Quels sont les aspects les plus inattendus ou étonnants de votre métier au quotidien ?

Depuis mon arrivée, je suis fasciné de voir prendre vie et forme, comme dans une pièce de théâtre, des concepts qui restaient, par définition, de l'ordre de la littérature pendant mes études. Pendant 5 ans, j'ai étudié des textes, j'ai entendu parler d'institutions, de ministères, d’administrations, de juridictions, et, aujourd'hui, je me retrouve à en arpenter les couloirs, à en rencontrer les acteurs, et à y constituer petit à petit une force de travail. C'est magique de prendre part concrètement à des actions qui, jusqu'ici, n'étaient que des fiches de révision.
Passionnante également : l'évaluation du facteur humain – négociation, discussion, adaptation aux circonstances à la fois sociétales et politiques – dans l'écart qui existe entre la description technique des grands mécanismes et leur réalisation concrète. C'est finalement rassurant de voir l'homme rester au cœur du système.

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