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Interview avec l’infirmier de classe normale Ludivine Kempinski : l’infirmier de Marine en opération extérieure (partie 2)

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Mise à jour : 02/11/2012 12:58

Suite de notre entretien avec l’infirmier de classe normale Ludivine Kempinski qui nous parle plus spécifiquement de son rôle en OPEX.

Pour retrouver la première partie de l'interview.

Pouvez-vous nous expliquer le rôle de l’infirmier de Marine en opération extérieure ?  

J’ai eu la chance de faire Harmattan sur deux bâtiments différents, sur une frégate de premier rang et un pétrolier ravitailleurs. Du coup j’ai eu l’occasion de voir deux aspects différents de l’opération

Nous sommes partis au mois de juin 2011 avec le Chevalier-Paul, pour une durée qui était inconnue. Ce qui n’était pas très pratique vu que certaines personnes sur le bord devaient devenir pères sous peu : c’était l’un des facteurs psychologiques à prendre en compte. Les événements ont fait que nous nous sommes retrouvés aux postes de combats quasiment tous les jours. Il fallait donc être sur le pied de guerre en cas d’attaque et s’assurer, avec le médecin, que tous les monde parvenait à tenir le coup tant au niveau de la pression physique que de la pression psychologique. Au final, nous sommes partis sur une période de deux mois et demi et tout s’est très bien passé.

J’ai ensuite, eu l’occasion de repartir sur Harmattan, cette fois-ci sur le Bâtiment de commandement et de ravitaillement Var. C’était un tout autre type de mission, le BCR étant là pour assurer le soutien des bâtiments de premier rang, pour le ravitaillement en nourriture, en médicament des autres bateaux mais aussi en courrier, en carburant, matériels divers comme des pièces détachées et assurer une relève de personnel sur les autres bâtiments. Nous y étions entre septembre et octobre, donc vers la fin de la mission Harmattan, à un moment où l’activité était moindre parce qu’il y avait moins de bâtiments sur zones qu’il fallait ravitailler en médicaments et en sang. Ce n’était pas du tout la même action que pour la frégate, dans la mesure où nous étions là pour faire du soutien.

Lorsque l’on part en théâtre d’opération, le plus important c’est la préparation. C’est ce qui fera que ça se passera bien et que l’on n’aura pas à se poser de question lorsque l’on sera en mer sans moyen de communication lorsque ça arrive. Ensuite, les grosses priorités c’est la vigilance du personnel, être disponible, accessible et là pour les soutenir. Quand on connait les gens pour savoir s’il y en a un qui va mal c’est ce qu’il y a de  mieux.

En opération extérieure, il y a aussi un enjeu important à s’assurer de la continuité de la « chaine des soins » qui va de la prise en charge du blessé par le médecin et l’infirmier à son éventuel rapatriement vers un hôpital militaire. Cela se fait en coopération avec la Direction centrale du service de santé des armées (DCSSA) et l’État-major Opérationnel (EMO Santé) qui assurent ensemble l’alimentation des équipes médicales en moyens matériels et humains. 

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