C’est au cœur de l’ école du Val de Grâce, que s’est déroulée le 29 mars 2012, une journée défense et citoyenneté réunissant une quarantaine de jeunes parisiens.
Une occasion unique de faire découvrir à nos jeunes concitoyens, dans un des cadres les plus prestigieux de la capitale, le service de santé des armées.
Historique du Val de Grâce
Fondé par Anne d’Autriche, mère du roi Louis XIV, l’ensemble monumental composé de l’église, du couvent et de ses annexes est réaffecté à la suite de la Révolution en 1793, en hôpital militaire. Louis-Napoléon Bonaparte crée en 1850 l’école d’application de médecine militaire.
Dénommée depuis 2005, Ecole du Val de Grâce, elle a pour vocation de fédérer l’ensemble de l’enseignement et de la formation du corps médical et administratif du service de santé des armées.
Le corps médical militaire à l'honneur
Ouverte conjointement par le médecin général Cavallo, directeur adjoint de l’école du Val de Grâce et Madame Mazeau, directrice adjointe de l’établissement du service national Ile de France, cette journée a été rythmée par l’intervention de plusieurs praticiens, tous formés pour exercer aussi bien en milieu hospitalier en métropole qu’en milieu hostile en opération extérieure.
Donner son sang, c'est être citoyen
Le pharmacien en chef Deshaye du Centre de Transfusion Sanguine des Armées basé à Clamart a présenté l’historique du centre crée en 1945, les nouvelles techniques employées comme le plasma lyophilisé pour soigner les soldats blessés sur le terrain ou la recherche cellulaire et tissulaire.
A la question posée « qui ne connait pas son groupe sanguin ? », une dizaine de mains se sont levées. Ce constat était l’occasion de rappeler que la transfusion sanguine peut parfois sauver des vies. « Donner son sang, c’est un acte citoyen, responsable et solidaire, qui reste anonyme, volontaire et bénévole ».
De la blouse blanche à la tenue de combat
« Est-ce difficile de travailler en milieu isolé ? – Les médecins et les infirmiers combattent-ils ? – Comment vivez-vous le retour de vos missions ? »
A travers les témoignages poignants du médecin en chef Wendling et de l’infirmier anesthésiste cadre supérieur de santé Durel, les jeunes ont découvert le quotidien exceptionnel de ces spécialistes, capables de passer de la "blouse blanche" à la "tenue de combat" et du bloc opératoire à la tente modulaire médicalisée.
L’occasion de souligner que les services de santé sont très souvent engagés au plus près des soldats mais aussi au profit des populations locales qui sont souvent les premières victimes d’un conflit.
Le musée du SSA
La visite du musée du service de santé des armées est venue illustrer les propos des intervenants. Une façon de remonter le temps, depuis les premières ambulances volantes créées sous Napoléon 1er, les prémices de la médecine de brousse en 1830, la naissance de la convention de Genève en 1864, les attaques de gaz en 1917, sans oublier les « gueules cassées » de la Grande Guerre.
Une chance d'être français
Avant la remise des certificats, le LCL Gain, chef de corps et directeur de l’Etablissement du Service National Ile-de-France, a rappelé à tous, qu’être citoyen français est une véritable chance.
Texte : CPRE/ESNIDF
Crédit photos : CPRE/ESNIDF - BCISSA
Sources : SGA/DSN
Droits : SGA/DSN