La guerre de 39-45 n'a pas épargné la ville de Brest. Elle fut entièrement détruite, et des centaines de victimes parmi la population civile ont perdu la vie. Il suffit de promener son regard à travers le monde pour se rendre compte que les leçons de l'histoire n'ont pas été retenues partout.
Beaucoup de pays sont encore impliqués dans différents conflits meurtriers. Les principales victimes des guerres actuelles ? Surtout les populations civiles. Poursuivre le travail de mémoire s'avère donc nécessaire. Là, réside l'importance du témoignage d'anciens combattants, résistants ou volontaires de la Défense Passive, qui ont vécu d'autres guerres mais connaissent mieux que personne le prix à payer pour retrouver la liberté et la paix.
Le lundi 23 mars 2009, de jeunes Finistériens ont été conviés à l'escadrille sous-marins nucléaires lanceurs d'engins, dans l'arsenal de la marine à Brest, pour effectuer leur journée d'appel de préparation à la défense (JAPD).
Pour la première fois dans ce département, le centre du service national a décidé en partenariat avec la municipalité de Brest et l'Université européenne de la Paix, de faire de cette journée un événement exceptionnel.
Dans le cadre du module consacré au travail de mémoire, une visite de l'abri Sadi Carnot a été mise en place. Messieurs Paul CARQUIN et François KERGONOU, deux anciens volontaires de la Défense Passive, et actuellement bénévoles au sein du Collectif Sadi Carnot, ont guidé les jeunes citoyens dans ce haut lieu symbolique de Brest. Ils ont présenté le rôle de la Défense Passive pendant la seconde guerre mondiale et apporté leur témoignage.
En organisant cette journée le centre du service national à Brest a voulu d'une part, renforcer l'esprit de citoyenneté française et européenne, en sensibilisant la jeunesse française sur le travail de mémoire ; d'autre part, montrer à la jeunesse actuelle les conséquences des guerres pour les populations civiles et de lui rappeler le prix de la Paix.
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Publié le 02/03/2009