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Le rôle du SEA dans l’opération Harmattan

Mise à jour : 04/11/2011 11:42

Suite à la résolution 1973 du conseil de sécurité des nations unies, en date du 17 mars 2011, une coalition se forme pour venir en aide à la population libyenne. Le 31 mars, l’OTAN prend le commandement des opérations militaires.

7 mois plus tard, le 31 octobre, l’opération « unified protector » de l’OTAN est officiellement terminée et marque le début du désengagement des forces.

Depuis le 19 mars 2011, dans le cadre de l’opération « Harmattan » (nom de la participation française), le SEA agit en tant qu’opérateur spécialisé chargé du soutien pétrolier des moyens aériens et navals français engagés, à savoir :

 -  La composante aérienne à partir des bases aériennes métropolitaines (Istres, Evreux, Saint-Dizier, Avord, Solenzara) et des bases aériennes de La Sude (Crête) et de Sigonnella (Sicile). Le SEA a projeté un détachement sur chacune de ces bases et organise les opérations d’avitaillement à partir de ses propres moyens ou en collaboration avec la nation hôte.

 -  La composante navale (Task Force 473) avec notamment le porte-avion Charles de Gaulle (hors ravitaillement à la mer) au travers du marché d’approvisionnement ;

 -  La composante aéromobile de l’aviation légère de l’armée de terre (ALAT) à bord des bâtiments de projection et de commandement (BPC), Tonnerre et Mistral. Un détachement spécifique a été  embarqué dont la mission est le soutien dédié aux aéronefs de l’ALAT au travers d’opérations d’avitaillement à bord du BPC mais également la réalisation potentielle d’opérations d’avitaillement à partir de plots de circonstance déployés à terre.

 

Le SEA a projeté un effectif de 19 militaires afin d’assurer l’ensemble du soutien en dehors du territoire national métropolitain. Cependant il convient de souligner le rôle important depuis le début de l’opération du DEA de la base aérienne d’Istres. En effet, si la base aérienne de Solenzara a été particulièrement impliquée au début de l’opération Harmattan, comme base aérienne avancée, aujourd’hui Istres est devenu le point principal de soutien en terme d’activité d’avitaillement. Un soutien est prodigué aux unités françaises mais également aux aéronefs étrangers de la coalition parmi lesquels les C-135 de l’USAF figurent en première place en tant que consommateurs. Le dépôt d’Istres connaît une activité journalière moyenne de 700 m3 avec parfois des pointes supérieures à 1 800 m3.

Durant les phases de montée en puissance des bases métropolitaines des renforts ont été dépêchés afin de permettre la continuité permanente du soutien. Globalement, plus de 400 personnes du SEA sont engagées directement ou indirectement au titre du soutien de cette opération.

 

Une organisation adaptée.

 

Pendant la durée de l’opération, une organisation particulière du soutien pétrolier est mise en place. Si la fonction d’AISP (adjoint interarmées de soutien pétrolier) est toujours placée auprès de l’adjoint soutien interarmées au CICLO(1), elle est cette fois-ci assurée non pas depuis un théâtre d’opération mais depuis la direction centrale du SEA (bureau logistique opérationnelle, section soutien des forces).

Autorité technique et d’emploi des moyens du SEA, l’AISP assure la coordination du soutien pétrolier de l’opération en s’appuyant sur les représentants du SEA dans les armées :

-  l’OLSEA/EMO AIR/OPSO pour l’armée de l’air ;

-  le DLSEA/marine placé auprès de l’état-major de la marine ;

-  l’adjoint soutien pétrolier, placé auprès du CFT.

L’AISP est en mesure d’assurer des reconnaissances techniques (moyens d’infrastructure matériels et équipements existants) et de préparer la passation d’un contrat d’approvisionnement en produits pétroliers.

 

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