Les changements mis en œuvre à ce jour dans les armées, au sein de l’état-major des armées et dans les organismes interarmées constituent un enjeu stratégique : il s’agit d’adapter nos armées aux nouvelles menaces, dans un environnement mondial qui évolue constamment et toujours très rapidement.
Depuis 2008, le ministère de la Défense est engagé dans une réforme d’ampleur. Conduite sous la double impulsion de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) et du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale (LBDSN), cette réforme vise avant tout à préserver la capacité opérationnelle de nos armées.
Pour garantir la pleine capacité opérationnalité de notre outil de défense à l’horizon 2020, il était nécessaire d’agir en profondeur sur trois aspects : le format, le fonctionnement et les modes d’organisation de nos armées. Professionnalisation, interarmisation et mutualisation constituent trois piliers de cette démarche avec, pour principal objectif, l’efficacité opérationnelle.
Cette transformation est nécessaire. Elle permet aux armées de continuer à assurer la défense et la sécurité de la Nation tout en contribuant, à ses côtés, à l’effort économique et budgétaire exigés par la réforme de l’Etat. D’ici 2014, 54 000 postes seront supprimés au sein de la Défense, dont plus de 48 600 dans les armées. Afin de préserver leur cœur opérationnel, c’est-à-dire les forces, l’effort est principalement porté sur les fonctions de soutien (2/3 des déflations).
Conduite dans le cadre du décret de 2009 qui marque un renforcement du rôle du CEMA dans le domaine interarmées, cette transformation signe également la naissance de nouveaux organismes interarmées. Parmi eux figurent le service du commissariat des armées (SCA), le service interarmées des munitions (SIMu), le centre interarmées de l’espace (CIE), le centre interarmées des hélicoptères (CIH) ou encore les bases de défense.
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Sources : EMA
Droits : Ministère de la Défense