La démarche engagée depuis 2009 consiste à rationaliser, au sein d’une chaîne de soutien unique, les ressources (humaines, financières et matérielles) dédiées au soutien général et aux fonctions administratives, afin d’optimiser leur emploi. Une fois mutualisées, ces ressources sont localement mises en œuvre par une nouvelle entité baptisée « base de défense ».
Un panel de BdD diversifié pour une même mission de soutien
Depuis le 1er janvier 2011, les bases de défense sont au nombre de 60 : 51 en métropole et 9 outre-mer et à l’étranger. Elles sont composées de formations et d’unités de taille et d’activités variées (régiment, école, état-major, mais aussi centres de la DGA et organismes du SGA, etc.) et présentent des caractéristiques différentes. Elles peuvent être réduites à une formation principale, comme c’est le cas à Brive ou à Evreux ; elles peuvent être plus importantes et très composites, comme la BdD de Nancy ou celle de Bordeaux ; tout en restant interarmées, elles peuvent être fortement empruntes d’une culture d’armée comme à Mourmelon, Dijon ou Cherbourg. Enfin, les plus grosses d’entre elles (Île-de- France, Toulon, Brest) peuvent comptabiliser jusqu’à plus de 20.000 personnes. Toutes ont la même mission : garantir le soutien des formations qui leur sont rattachées.
De nouvelles méthodes, une nouvelle culture
Dans ce nouveau dispositif, les chefs de formations ne sont plus propriétaires des moyens de soutien qui ont été mutualisés et confiés au groupement de soutien de la BdD (GSBdD). L’efficacité du service repose donc directement sur la qualité du dialogue engagé par les formations soutenues avec le GSBdD. Il s’agit d’un véritable changement culturel que les textes seuls ne suffiront pas à instaurer. Cette transition vers une nouvelle « relation de soutien » est un processus progressif mais indispensable au bon fonctionnement des bases de défense.
La base de défense est la principale formation administrative de la Défense à l’échelle locale.
Une base de défense comprend :
- Un commandant de la base de défense (Com BdD)
- Un groupement de soutien dirigé par un chef militaire ou civil et composé de quatre services :
- Des formations et unités de taille variées (régiment, école, état-major, mais aussi centre centres de la DGA et du SGA, etc.).
Les nouvelles structures de soutien spécialisé
Au niveau de la base, quatre structures nouvelles hébergent les entités locales de soutien spécialisé :
- Le groupement de soutien de la BdD (GSBdD) qui assure l’administration générale et le soutien commun (auparavant exercés par chaque formation)
- L'unité de soutien infrastructure de la Défense (USID) qui assure la conduite des opérations d'entretien immobilier
- Le centre médical des armées (CMA) qui mutualise les moyens du soutien médical
- Le centre interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information (CIRISI) qui apporte e soutien informatique.
L'action de ces soutiens spécialisés est coordonnée par le Com BdD. Chacun des chefs de ces éléments de soutien spécialisé est le conseiller du Com BdD dans son domaine d'expertise.
Contrat opérationnel des BdD
Les militaires du soutien qui arment les BdD sont amenés à être projetés pour assurer le soutien des forces en opération. Comme dans n’importe quelle autre unité, la préparation opérationnelle du militaire est un prérecquis. Le commandant de la BdD est responsable de la capacité opérationnelle de son personnel.
Le bon fonctionnement de la BdD réside dans la complémentarité des rôles entre le commandant de base de défense (Com BdD) et le chef du groupement de soutien de la base de défense (GSBdD) ainsi que dans le dialogue établi avec les divers commandants d’unités et chefs de formation soutenue.
Le Com BdD est chargé de garantir à chaque formation de la base de défense le soutien nécessaire à l’exercice de sa mission. Le chef de GSBdD met en œuvre le soutien général et administratif tandis que le Com BdD a un rôle de coordination et d’arbitrage pour l’ensemble des soutiens.
Les unités soutenues ont un rôle actif à jouer dans la bonne conduite du soutien en planifiant ce dont elles ont strictement besoins avec le Com BdD. A ce titre, le dialogue et la proximité établie entre « soutenants » et « soutenus » est primordiale.
Qui est le Com BdD et quel est son rôle ?
Le Com BdD relève hiérarchiquement de la chaîne interarmées du soutien et exerce une autorité directe sur le chef du groupement de soutien de sa base de défense (GSBdD). En revanche, il n’a pas d’autorité d’emploi sur les formations qu’il soutient. Celles-ci relèvent toujours de leur propre chaîne organique.
Le Com BdD est le garant d’un soutien interarmées organisé en fonction des priorités opérationnelles. A ce titre il doit faire preuve de réactivité pour déployer et coordonner le soutien nécessaire lors d’une forte
Il peut cumuler sa fonction de Com BdD avec celle de commandant d’armes (ou commandant d’armes adjoint) ou avec celle de délégué militaire départemental. Chacun de ces rôles reste néanmoins bien distinct. En tant que responsable des services d’administration générale et du soutien commun mis en œuvre au niveau local, il a vocation à être l’un des principaux points de contact de la Défense auprès des acteurs institutionnels et socio-économiques. mobilisation opérationnelle. Cela s’est vérifié en mars 2011 avec le déclenchement de l’opération Harmattan en Libye.
Après deux années d’expérimentation, 60 bases de défense ont été créées au 1er janvier 2011.
Les 51 bases de défense métropolitaines sont réparties sur 7 zones de soutien : Rennes, Metz, Lyon, Bordeaux, Paris Île-de-France, Toulon et Brest.
On trouve 9 bases outre-mers et à l’étranger : Antilles, Guyane, Pacifique, Réunion, Nouvelle- Calédonie, Gabon, Djibouti, Cap-Vert, Emirat arables unis
Sources : EMA
Droits : Ministère de la Défense et des anciens combattants