Il seconde et supplée le CEMA dans l'exercice de ses attributions.
Il dirige l'état-major des armées et dispose d'un officier général adjoint et de cinq sous-chefs d'état-major.
Sur le plan fonctionnel, l'EMA est organisé en centre, divisions et bureaux, regroupés par domaines, correspondant aux attributions des sous-chefs d'état-major, à l'exception de la division « études-synthèse-management général » (ESMG) qui assure des fonctions transverses.
Chef de la division ESMG, il veille à la cohérence des travaux réalisés au profit du CEMA et assure le suivi de ses décisions. Au profit du MGA, il conduit des études particulières et assure la synthèse ou le pilotage des travaux menés en interarmées et avec les armées. Il définit et coordonne le fonctionnement de l'EMA.
Ils veillent à la cohérence de l'ensemble des actions conduites au sein de l'EMA, tout en exerçant des attributions relevant des domaines dont ils sont particulièrement chargés.
Le sous-chef d’état-major opérations de l’état-major des armées a sous ses ordres le centre de planification et de conduite des opérations (CPCO), la division emploi, la division forces nucléaires et le bureau géographie, hydrographie, océanographie et météorologie (BGHOM).
Le sous-chef d’état-major opérations :
Il assiste le MGA pour l'ensemble des questions relatives à la définition du format des armées, leur cohérence capacitaire et aux travaux de planification et de programmation.
Il assiste le MGA pour l'ensemble des questions relatives à la définition de la politique des ressources humaines du ministère, à l'expression du besoin en matière de ressources humaines et au pilotage des effectifs et de la masse salariale associée.
Il assiste le MGA pour l'ensemble des questions relatives aux relations internationales militaires et à la conduite des négociations relatives à la maîtrise des armements conventionnels.
Il assiste le MGA pour l'ensemble des questions relatives au soutien des armées, au maintien en condition opérationnelle des équipements et au besoin en matière d'infrastructure interarmées et des armées.
Commandant opérationnel des forces et conseiller du gouvernement, le CEMA dispose, au sein de l’Etat-major des armées (EMA), d’un centre de planification et de conduite des opérations (CPCO).
Le CPCO est au cœur du processus de gestion des crises en amont (veille stratégique, planification) et en aval (conduite). Centre nerveux de la chaîne de commandement opérationnelle française, il regroupe donc les capacités de planification et de conduite des opérations au niveau stratégique.
Situé au sein de l’îlot Saint Germain à Paris, il est armé par quelque 200 officiers, sous officiers et militaires du rang, ainsi que des officiers de liaison des principaux pays alliés.
Il est commandé par le contre-amiral Franck Baduel.
Le CPCO assure 2 missions essentielles : la planification et la conduite des opérations extérieures et intérieures.
Les travaux conduits par la chaîne planification consistent à anticiper, à établir une synthèse des évaluations de risques de crise et à préparer les options militaires proposées au CEMA.
La conduite des opérations est assurée à partir des travaux élaborés par la chaîne planification. Le caractère transverse de l’organisation du CPCO permet d’éviter qu’il y ait une rupture au moment du passage de la planification à la conduite. Lorsqu’une opération est déclenchée, une cellule de crise est créée afin d’en assurer la conduite.
Pour mener ces missions de planification et de conduite, le CPCO est organisé autour de 2 compétences complémentaires : une compétence géostratégique, une compétence fonctionnelle.
Les officiers chargés d’anticipation opérationnelle et de synthèse apportent une expertise géostratégique avec un découpage de la planète en différentes zones (Théâtre national, Europe, Afrique, Monde).
Les compétences fonctionnelles (logistique, conduite, systèmes de communication, renseignement,…) sont fournies par les bureaux (appelés J pour « joint »). Cette structure en J est dérivée de la structure OTAN.
Cette organisation fonctionnelle est complétée par des cellules d’expertises particulières et par des officiers de liaisons spécifiques (dont les officiers de liaisons étrangers).
Sources : EMA
Droits : Ministère de la Défense et des anciens combattants