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Les forces armées de Polynésie française

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Mise à jour : 20/12/2012 11:34

Du fait du caractère essentiellement maritime des quatre archipels polynésiens, les forces armées de Polynésie Française (FAPF) constituent un dispositif aéromaritime de premier plan sur le Théâtre Pacifique, en coordination avec les forces armées de la Nouvelle-Calédonie (FANC) dans le cadre de la réorganisation du dispositif militaire outre-mer.

Les forces armées de Polynésie française

Dans le cadre de la transformation des armées, les FAPF et l’ensemble du dispositif des forces de souveraineté sont en cours de réorganisation. Celle-ci découle des priorités stratégiques fixées par le Livre blanc de la Défense et de la sécurité (LBDSN) ainsi que des principes de rationalisation. Cette réorganisation correspond à un dispositif adapté au regard des orientations stratégiques de la France et des enjeux de l’outre-mer. Le nouveau dispositif qui permettra aux forces de souveraineté de remplir plus efficacement les missions identifiées dans le Livre blanc est centré sur les missions militaires, tout en conservant la capacité d’intervenir en soutien de l’action de l’Etat dans les situations d’urgence. Le dispositif est organisé selon une logique de « théâtre », Antilles-Guyane, Pacifique et Océan Indien. Les FAPF constituent le principal dispositif aéromaritime du Théâtre Pacifique qui conduira les missions hauturières de sauvegarde maritime et de souveraineté. Depuis le 1er janvier 2011, la Base de Défense de Polynésie française et le groupement de soutien de la Base de Défense Polynésie française ont été créés.

Dispositif

L’officier général commandant supérieur des forces armées de Polynésie française (COMSUP FAPF) et de la Base de Défense de Polynésie française est le contre-amiral Anne Cullerre. Il dispose d’un état major interarmées et commande environ 1000 militaires des trois armées, dont 800 permanents, répartis principalement sur l’île de Tahiti et plus précisément à Papeete.

Les forces armées sont constituées d’élément de :

- l’armée de Terre avec :

  •  le détachement terre Polynésie (DTP/RIMaP-P),

- la Marine nationale dont la base navale est implanté à  Papeete avec :

  • une frégate de surveillance (FS) : le Prairial embarquant un hélicoptère Alouette III ;
  • trois avions de surveillance maritime Guardian (flottille 25F)
  • deux hélicoptères Dauphin N3 (flottille 35F)
  • le patrouilleur de service public Arago

- l’armée de l’Air avec le détachement air (DETAIR) composé :

  • d'un escadron de transport de deux avions de transport tactique Casa 235 (ETOM 0082)

La Base de Défense de Polynésie française, créée en janvier 2011, assure les missions de soutien commun au profit des organismes, directions et unités opérationnelles du ministère de la Défense  Le soutien commun et l’administration générale sont assurés par le Groupement de Soutien de la Base de Défense – Polynésie française (GSBdD).

La France met en œuvre le Groupement du service militaire adapté de Polynésie française (SMA), constitué d’un état-major à Tahiti et de deux compagnies de formation professionnelle (Tahiti, Australes), qui apporte sa contribution à l’effort national en faveur de l’insertion des jeunes Polynésiens.

Missions

En temps qu’ALPACI et COMSUP FAPF, l’officier général a pour mission de garantir la souveraineté nationale en Polynésie Française et sa Zone Maritime, de veiller à  la  sauvegarde des  intérêts nationaux dans la zone maritime du Pacifique, et  d’assurer la présence de la France dans la zone de responsabilité permanente (ZRP) Asie-Pacifique. Sa zone de compétence s’étend sur tout l’océan Pacifique et les pays riverains  à l’exclusion de la zone maritime de Nouvelle Calédonie et des iles mélanésiennes, ainsi que de l’Australie et de la Nouvelle Zélande, sous la responsabilité du COMSUP FANC. ALPACI, au nom du CEMA, participe aux activités de coopération régionale et entretient des relations privilégiées avec l’ensemble des nations présentes sur cette zone.

Le COMSUP FAPF est placé sous l’autorité du chef d’état-major des armées (CEMA) et son autorité s'exerce sur l'ensemble des formations des trois armées et des directions et services communs qui sont affectés dans sa zone. Commandant du centre d’expérimentation du Pacifique (COMCEP), le COMSUP est chargé de la surveillance des anciens sites d’expérimentations de Mururoa et de Fangataufa.

Les FAPF ont pour mission :

-         de protéger le territoire national, les installations stratégiques et contribuer au maintien de la sécurité ;

-         de manifester et de garantir la souveraineté française sur les 5 030 000 km² de la zone économique exclusive (ZEE) de Polynésie française et sur les cinq archipels ;

-         de soutenir dans toute la ZEE la collectivité dans l'exercice de ses compétences ;

-         de participer aux tâches de service public, en particulier en matière de secours maritime et de soutien aux populations ;

-         d’assurer, au titre du COMCEP, la protection du site, la surveillance radiologique, biologique, et géo-mécanique des anciens sites d'expérimentations.

Et en cas de crise sur le territoire ou à l’extérieur, d’être en mesure de :

-         conduire ou participer à une opération militaire ;

-         et mener des opérations de secours d’urgence (assistance militaire, catastrophes naturelles).

Pour remplir ces missions :

-       l’adjoint interarmées (ADJIA), suppléant désigné du COMSUP, est principalement chargé des questions territoriales ;

-       le chef d’état-major interarmées (CEMIA) est chargé d’élaborer les ordres de préparation et de conduite des opérations.

Les FAPF assurent un éventail varié de missions qui sollicite les capacités des trois armées :

-         des missions de souveraineté essentiellement axées sur la surveillance des pêches et l’action de l'Etat en mer. A la suite de la visite en Polynésie française du Président de la République en juillet 2003 et de la tenue du sommet France-Océanie, il a été décidé d'entreprendre un renforcement des mesures de surveillance et de police des pêches dans la zone exclusive de Polynésie française et celles des Etats voisins du Pacifique. Ces directives se sont traduites par une augmentation sensible du nombre de missions de surveillance maritime et de surveillance des pêches pour les navires de la marine, et les missions de surveillance aérienne de la zone exclusive économique ;

-         la participation au plan Cyclone et Tsunami en liaison avec le Haut-commissariat de la République et de manière générale le secours aux populations ;

-         la conduite ou la participation à une opération militaire dans un environnement national ou multinational dans la zone ;

-         les évacuations sanitaires ;

-         le secours maritime ;

-         les interventions NEDEX (Neutralisation Enlèvement et Destruction d’Explosifs).

Les forces de souveraineté

Les forces de souveraineté sont des forces militaires pré-positionnées sur les départements et collectivités d’outre-mer. Réparties sur cinq implantations : zone sud de l’océan Indien (La Réunion et Mayotte), Guyane, Antilles (Martinique et Guadeloupe), Polynésie française et Nouvelle-Calédonie (incluant la collectivité de Wallis et Futuna), elles relèvent de cinq commandants supérieurs (COMSUP). Outre la défense de la souveraineté nationale, de l’immensité des espaces sous juridiction nationale, de l’éloignement et de l’importance de la coopération avec les pays voisins, les armées occupent outre-mer une place prépondérante et particulière.

Sources : EMA
Droits : Ministère de la Défense et des anciens combattants

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