Le groupement de soutien de la base de Défense (GSBdD) de Nouvelle-Calédonie a démontré lors de l’exercice Croix du Sud 2012 sa pleine capacité opérationnelle en engageant près d’une centaine de militaires d’active et de réserve en appui et en soutien de la force projetée.
Rendez-vous majeur pour l’entraînement opérationnel des forces armées en Nouvelle-Calédonie, l’exercice Croix du Sud 2012 a permis au GSBdD de mettre en œuvre ses savoir-faire opérationnels dans le cadre des missions relevant de son contrat opérationnel.
Le GSBdD est intervenu à la fois en réel et pour l’exercice. En tout, plus de 90 militaires d’active et de réserve des trois armées ont été engagés. Dans le même temps, le GSBdD poursuivait ses missions « organiques », entamant notamment la fin de gestion 2012 qui constitue une échéance majeure.
Les missions confiées au GSBdD pour l’exercice ont été les suivantes:
- accueil et soutien des neuf nations participantes (soit près de 1500 hommes) ;
- renfort des cellules du poste de commandement interarmées ;
- soutien à la force déployée (groupement tactique interarmes et détachement air) ;
- renfort du centre d’évacuation des ressortissants (CENTREVAC).
Les différentes phases de l’exercice ont impliqué le GSBdD auprès des composantes engagées, tant au niveau tactique qu’opératif.
En effet, tant sur niveau tactique que logistique, la phase d’entraînement initial sur Plum a vu le déploiement de deux modules 150 du lot Guépard, ainsi que la participation au soutien des renforts des 400 militaires pour l’hébergement, la nourriture et soutien au sens large des nations intégrées au groupement tactique interarmes, armé par le RIMaP-NC. Le GSBdD a également été associé à la phase de déploiement sur Koumac, en apportant un soutien intégré au sein du train de combat n°2 (TC2) du GTIA. Ce soutien comprenait la projection d’un groupe restauration capable de nourrir 300 militaires par repas en moyenne, et s’appuyant sur deux éléments tractés de cuisson (ETRAC). Un foyer de campagne et une équipe chargée de mettre en œuvre une remorque-douches (RD 3000) ont également été déployés à cette occasion. Enfin, le GSBdD a contribué à armer le groupe enregistrement du CENTREVAC.
Le poste d’adjoint du CENTREVAC était occupé par un officier du GSBdD.
Au niveau opératif, des officiers et sous-officiers du GSBdD insérés au sein de la cellule logistique (J4) du poste de commandement interarmées ont participé à la planification et à la conduite de la logistique de l’opération. Les experts juridiques du GSBdD sont également intervenus en appui de la force en projetant une cellule en relais du conseiller juridique du commandant de la force.
Croix du Sud est l’exercice de référence régional : il a entre autres permis la projection de force et la conduite simultanée de deux types d’opération, à la fois sur le plan militaire , humanitaire (RESEVAC), et interallié avec la mise en œuvre de l’accord FRANZ [1]. Au niveau national, cet entraînement a confirmé, s’il en était besoin, la cohérence dans la réorganisation des forces de souveraineté selon une logique de théâtre. Les forces armées en Nouvelle-Calédonie (FANC) et les forces armées en Polynésie française (FAPF), qui forment le « théâtre » Pacifique, agissent ainsi de manière complémentaire. Les FANC constituent le point d’appui central du « théâtre » avec un dispositif interarmées et les moyens de projection associés. Les FAPF quant à elles constituent un dispositif interarmées à dominante maritime.
Les délégations présentes ont confirmé leur intérêt à participer au prochain exercice prévu en 2014.
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[1]Les accords FRANZ prévoient la coordination des moyens français, australiens et néozélandais pour aider les états insulaires de Pacifique Sud en cas de catastrophe naturelle.
Sources : EMA
Droits : Ministère de la Défense