Les unités des forces françaises en zone sud de l’océan Indien (1460 militaires) sont principalement déployées à la Réunion et à Mayotte.
Composition des forces (au 1er janvier 2008)
- Forces terrestres (750 militaires) : à la Réunion : le 2e RPIMa ; à Mayotte : le DLEM
- Forces aériennes (280 militaires) : à la Réunion : 2 Transall et 2 Fennec
- Forces navales (430 militaires) :
Par ailleurs, il y a des unités du Service Militaire Adapté (1000 hommes) à la Réunion et à Mayotte. Enfin, 1150 militaires de gendarmerie sont déployés entre La Réunion et Mayotte (dont 2 escadrons de gendarmerie mobile) et mettent en œuvre une Alouette III et une vedette.
Missions
Le contrat opérationnel des FAZSOI se décline au travers des missions suivantes :
- garantir la protection du territoire national et des installations stratégiques et contribuer au climat de sécurité ;
- contribuer à la préservation des intérêts de la France sur l'ensemble de la zone de responsabilité permanente (ZRP) en maintenant la capacité d'intervention des forces armées de la ZSOI et en participant au dialogue régional ;
- soutenir l’action de l’Etat en ZSOI et contribuer aux conditions de stabilité et de développement des collectivités territoriales par la mise en œuvre de moyens militaires ;
- affirmer la souveraineté française dans la ZSOI ;
- conduire ou participer à une opération militaire ;
- contribuer à une opération de secours d’urgence (humanitaire, catastrophe naturelle…).
Bilan de la participation aux missions de service public
Domaine terrestre
Dans le cadre de la lutte contre l'immigration clandestine à Mayotte, les armées participent, sur demande du ministère de l'outre-mer, au dispositif de surveillance de la zone de débarquement nocturne des immigrés clandestins, tant en mer à l'aide de vedettes de surveillance maritime renforcées ponctuellement par des moyens en provenance de la Réunion, qu'à terre à partir des 2 radars de surveillance civils, qui sont servis par la marine.
Fin 2005, La Réunion connaissait les prémices d'une épidémie de Chikungunya, qui allait culminer au cours des premiers mois de l'année suivante (47 000 cas enregistrés la première semaine de février). Le 23 janvier 2006, répondant à la demande de la préfecture de Saint Denis, l'EMA décidait une mission d'assistance sur l'île, baptisée du nom du moustique AEDES Albopictus, responsable de la propagation du virus. Le 19 avril 2007, la fin de cette épidémie fulgurante a été confirmée, permettant la levée du dispositif militaire d'aide d'urgence.
Les FAZSOI ont mené des missions d'assistance à la population de l'île de la Réunion et de Madagascar après le passage du cyclone Gamède en mars 2007.
Domaine aérien
En sus des activités strictement militaires, des moyens aériens des FAZSOI peuvent être mis à la disposition des autorités civiles par le biais de demandes de concours (recherche, cyclone, volcan) ou de réquisitions (troubles à l'ordre public et transports afférents).
Du 26 février au 09 mars 2007, le soutien de la population civile réunionnaise suite au passage du cyclone Gamède a fortement impliqué les armées.
Depuis le début de l’année 2007, les FAZSOI, au moyen d’un C160, ont participé au transport de fret humanitaire (7,4 tonnes) de la plate-forme d’intervention régionale pour l’océan Indien (PIROI) au profit de Madagascar (zone de Mananjary) suite au passage du cyclone CLOVIS.
Des opérations de secours sont également conduites, sur demande du Cross La Réunion, mettant en œuvre des moyens aériens pour le repérage et/ou l'évacuation sanitaire de personnes blessées à bord de bâtiments.
Domaine maritime
Dans la zone maritime sud de l'océan indien, particulièrement vaste, la marine se consacre principalement aux missions suivantes :
- le contrôle de la pêche illicite dans le grand sud de la zone économique exclusive ;
- la participation à la lutte contre l'immigration clandestine ;
- la participation au secours en mer.
Coopération régionale
La coopération militaire régionale menée par les FAZSOI, particulièrement dynamique, agit suivant deux axes : le bilatéral et le multinational.
La coopération bilatérale est menée surtout au profit des pays de la Commission de l’Océan Indien (COI), avec en priorité Madagascar, et les pays riverains du canal de Mozambique. Un effort particulier est consenti en ce qui concerne l’Afrique du Sud.
La coopération multinationale s’exerce sur deux espaces, la COI, seul espace de francophonie dans cette région du monde, et la SADC (Southern Africa Development Community – communauté pour le développement de l’Afrique australe). La coopération multinationale COI, a pour but de rassembler les pays qui la constituent dans des projets aux dimensions de cette organisation régionale. La coopération multinationale SADC a pour but d’aider la montée en puissance du dispositif sécuritaire de cette organisation : état-major et brigade de la force africaine en attente (FAA).
Sources : EMA
Droits : Ministère de la Défense