Le 1er décembre 2010, les armées françaises ont procédé au transfert d’autorité d’une partie de leur flotte de transport aérien militaire tactique et stratégique à l’European Air Transport Command (EATC).
Inauguré le 1er septembre 2010, ce commandement multinational du transport aérien militaire regroupe 155 militaires dont 45 français au sein de son état-major stationné à Eindhoven, aux Pays-Bas. L’Allemagne, les Pays-Bas, la France et bientôt la Belgique confient à l’EATC la gestion quotidienne d’une flotte mutualisée de plus de 170 aéronefs dont 85 français (C160 Transall, C130 Hercules, CASA, Airbus A310 et A340).
L’EATC permet de mutualiser l'emploi des moyens de transport aérien militaire et d'augmenter ainsi la capacité de transport aérien offerte aux Etats participants. Il constitue une réponse concrète à la volonté politique de l’Union européenne de développer des capacités militaires indispensables à la mise en œuvre du volet opérationnel de la Politique de Sécurité et Défense Commune.
L’EATC est commandé par le Major général allemand Jochen Both, secondé par le général de brigade aérienne français Alain Rouceau. La montée en puissance de l’EATC se poursuit à un rythme soutenu pour atteindre l’objectif de la capacité opérationnelle initiale à la fin de l’année 2010.
Par ce transfert d’autorité, une évolution culturelle majeure est en marche au sein des armées françaises. L’EATC devient responsable du traitement de la majorité des demandes de transport par voies aériennes militaires ordonnées par le centre de planification et de conduite des opérations à partir des capacités opérationnelles qui lui sont confiées. Le centre multimodal du transport est le point de contact national pour l’EATC.
Prochaines étapes pour l’EATC : définir les conditions d’élargissement à d’autres pays partenaires (le Luxembourg et l’Espagne se sont déjà montrés intéressés), constituer une unité multinationale A400M et définir sa contribution au développement du programme European Air transport Fleet conduit par l’Agence européenne de défense.
Sources : EMA
Droits : Ministère de la Défense