Sénégal - 18/11/2010
Après dix jours d’entraînements organisés autour de séquences (raid amphibie, évacuation de ressortissants et combat en milieu lagunaire), la force internationale qui conduit l’exercice Emerald Move va maintenant dérouler un scénario réaliste d’intervention amphibie sur les côtes du Sénégal. Retour sur cette première partie de l’exercice.
Sur le territoire dévolu à l’exercice, vaste de quelque 1500 km², les forces terrestres ont organisé des séquences d’entraînement distinctes, que toutes les troupes au sol ont suivi par période de deux jours. Objectif : échanger, entre pays participants, les savoir-faire et procédures en moins d’une semaine.
La France supervisait la séquence « raid amphibie ». Cette opération consiste, pour une force motorisée, à mener après un débarquement d’assaut une opération terrestre rapide pour saisir un point clé à l’intérieur des terres, soit pour y préparer un déploiement ultérieur de forces plus importantes, soit pour sécuriser une zone. L’assaut se déroule généralement à l’aube, afin de prendre la plage et de la tenir le temps nécessaire au déroulement, par exemple, d’une évacuation de ressortissants.
L’Italie avait la charge de l’entraînement à cette manœuvre complexe qu’est l’évacuation de ressortissants. Organisé dans les terres, en milieu hostile, cette séquence a permis aux militaires hollandais, français, sénégalais et italiens d’uniformiser leur méthode de travail. Les 21 et 22 novembre, ils ont ainsi pu simuler concrètement et de manière coordonnée une évacuation de ressortissants.
La dernière séquence, conduite par les Pays-Bas, portait sur le combat en zone lagunaire. Les opérations fluviales se traduisent par la sécurisation des rives, depuis un estuaire jusqu’à un point en amont qu’il convient de reconnaître et, le plus souvent, de saisir, pour garantir le bon déroulement des opérations terrestres ultérieures.
Les hélicoptères du détachement de l’aviation légère de l’armée de Terre, embarqués sur le BPC (bâtiment de projection et de commandement) Tonnerre, ont activement participé à ces opérations. Ils ont notamment pratiqué le STOMP (ship to area of manoeuver), c’est-à-dire le transport héliporté les éléments de combat depuis la mer jusqu’à la zone d’engagement dans les terres.
Le colonel Pascal Duhar, chef de la cellule d’évaluation de l’exercice Emerald Move, estime qu’ « à l’issue de cette période d’instruction et d’intégration, il est clair que l’un des objectifs majeurs qui consistait à démontrer las capacités d‘interopérabilité d’une force amphibie d’un volume de brigade interarmes (soit de trois à cinq groupements tactiques embarqués) est réellement atteint ».
Sources : EMA
Droits : Ministère de la Défense