Messieurs les officiers généraux
Mesdames et messieurs les officiers
Mesdames, messieurs
En préambule, je souhaite la bienvenue aux 95 stagiaires étrangers de 66 nationalités qui sont venus enrichir nos rangs pour suivre l’enseignement de notre Ecole de Guerre.
Le caractère multinational de votre formation est une grande richesse. Toutes les opérations que nous conduisons aujourd’hui sont multinationales : elles réclament coopération, interopérabilité, connaissance et compréhension mutuelles. C’est la condition de leur succès !
Ceux d’entre vous qui rentrent de nos opérations qu’elles soient en Libye, en Afghanistan, au Liban, dans l’océan Indien avec ATALANTA, le savent bien.
Les liens personnels que vous saurez tisser entre vous aujourd’hui, pourront demain faciliter nos travaux communs, nos opérations communes, en interarmées et en coalition.
Ne vous y trompez pas, c’est le facteur humain qui est le facteur essentiel de toute décision dans les affaires du monde, notamment en temps de crise!
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Pour vous, cette année est avant tout une année « d’école » c’est à dire une année d’apprentissage et de formation : une année qui doit vous permettre d’acquérir les connaissances et les compétences indispensables à vos responsabilités futures.
Mais, c’est aussi une année de réflexion : une année d’ouverture, une année d’échange et de remise en perspective pour appréhender toute la complexité d’un monde dans lequel nos armées tiennent un rôle déterminant pour la défense et la sécurité de nos concitoyens.
Enfin, c’est une année de préparation : c’est la préparation à votre deuxième partie de carrière, celle de l’interarmées, du multinational, de la conception et de la planification, des responsabilités, du commandement.
Sachez donc profiter de ce temps d’école pour travailler intelligemment, pour vous cultiver et apprendre la deuxième facette de votre métier ; c’est d’abord pour cela que vous êtes ici !
Je viens de vous parler « d’école », je souhaite maintenant vous dire quelques mots sur « la guerre » avant d’aborder les grands enjeux de notre défense aujourd’hui.
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Ecole de guerre ? De quelle guerre parle-t-on ? De quoi s’agit-il ?
Rassurez-vous, je ne vais vous dispenser un cours de polémologie.
Je veux attirer votre attention sur l’essence de notre métier et l’objet de notre vocation d’officier : la guerre !
Je ferai trois rappels.
1er rappel : la guerre est un affrontement des volontés ; pour être plus précis, je citerai Clausewitz : « la guerre est un acte de violence dont l’objet est de contraindre l’adversaire à se plier à notre volonté ».
Cette volonté est politique : le politique donne un sens à la guerre. C’est le postulat de départ de votre vocation. Ne l’oubliez pas !
La volonté est ensuite collective.
C’est ce que l’on appelle aussi le patriotisme et l’esprit de défense, qui passe par la capacité d’une Nation à se rassembler autour de son Armée pour se défendre.
C’est aussi l’acceptation par la société du coût qu’elle veut consentir à sa propre Défense.
C’est enfin la capacité de résilience d’un pays qui se donne les moyens de préparer l’impensable et d’affronter l’adversité.
La volonté, c’est aussi la détermination du soldat à honorer le contrat moral qu’il a passé avec la Nation : la défendre au péril de sa vie avec ce pouvoir exorbitant de donner la mort pour accomplir la mission confiée.
C’est une responsabilité lourde.
La volonté est enfin celle que le chef militaire doit incarner.
Cette volonté se traduit par les forces morales, celles que vous devez cultiver, rayonner, et transmettre.
Ces forces morales sont le courage, le sens du bien commun, la loyauté, la ténacité, l’esprit de sacrifice et la discipline. Pas une discipline formelle et sclérosante, mais une discipline librement consentie et ordonnée au bien commun.
2ème rappel : la guerre est polymorphe et multidimensionnelle : l’expérience de ces 20 dernières années est suffisamment explicite !
Elle est polymorphe parce qu’elle relève à la fois de la « raison » et de la « passion », du rationnel et de l’irrationnel, de l’hostilité émotionnelle ou de l’intention hostile pour citer une dernière fois Clausewitz, de la symétrie ou de l’asymétrie !
Elle est multidimensionnelle parce qu’elle s’exerce sur les quatre champs d’affrontements que nous connaissons aujourd’hui et sur lesquels il convient de ne pas faire d’impasse : l’aéroterrestre, l’aéromaritime, le cybernétique, et le spatial ! Ces champs d’affrontement se combinent naturellement ! Tenez en compte dans vos réflexions !
3ème rappel : l’art de la guerre est dans le contournement de la puissance.
C’est cet art intemporel que Sun Tsu a parfaitement théorisé.
C’est cette « aptitude à se mouvoir intelligemment pour créer des situations favorables » si je reprends les mots de l’amiral Castex !
C’est la capacité du stratège à s’adapter aux circonstances et aux contingences toujours mouvantes !
C’est la volonté à l’épreuve de l’intelligence et l’intelligence au service de l’action, pour gagner !
Chaque guerre est unique ; c’est ce qui la rend imprévisible dans son déclenchement bien sûr mais aussi dans ses modes opératoires!
Il s’agit donc plus pour vous d’apprendre à gagner la guerre que de l’organiser ou de la faire ; il s’agit d’apprendre à gagner les combats dans lesquels vous serez engagés - et pas seulement sur le terrain.
Nous avons montré récemment que nous savions gagner : en RCI, en Libye et même en Afghanistan où les succès tactiques sont malheureusement plus complexes à convertir en victoire politique et où le prix du sang est réel.
Gagner suppose que nous bannissions l’immobilisme et que nous sachions nous inscrire dans un équilibre dynamique au rythme d’un monde accéléré.
Cela suppose que vous sachiez sortir de vos « canaux historiques » et que vous vous adaptiez, en permanence !
S’adapter, c’est connaître ; connaître et comprendre, comprendre et agir, agir et gagner !
Voilà ce à quoi vous prépare l’école de guerre : apprendre à vous adapter pour contourner la puissance de l’adversaire et le vaincre. Mais cela suppose aussi que vous respectiez les fondamentaux, dans le détail comme dans le général. Cela vous renvoie cette fois, à la première facette de votre métier.
Pour contourner la puissance il faut savoir analyser ses lignes de forces et ses vulnérabilités.
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C’est le deuxième point que je souhaitais aborder avec vous ce matin : la nouvelle physionomie de ces lignes de forces.
Nous vivons dans un monde compliqué.
- Un monde qui n’a plus une ou deux références, comme au temps de la guerre froide, mais plusieurs.
- Un monde où la mondialisation a modifié le paradigme des frontières géographiques et de la souveraineté.
- Un monde sans ennemi clairement identifié mais un monde aux multiples menaces qui peuvent se diluer ou se combiner à l’infini (terrorisme, prolifération, cyber-attaques, états faillis…)
- Un monde où les défis écologiques, énergétiques, économiques et démographiques, un monde où les enjeux alimentaires et sanitaires, mais aussi, systémiques, sociaux et culturels sont porteurs de crises et de guerres.
- Un monde d’images et de compassion où l’information immédiate et mondialisée, peut agir comme un véritable levier politique ou au contraire comme un contre-pouvoir politique ! Observons les révolutions arabes !
- Un monde technologique et systémique plus complexe donc plus vulnérable parce que plus facile à paralyser : la technologie est certes un multiplicateur d’efficacité mais elle est aussi un multiplicateur de fragilités et donc de vulnérabilités! L’exemple du Japon doit nous faire réfléchir.
Nous vivons dans un monde de puissances relatives où les rapports de forces sont eux aussi devenus relatifs, tout comme les vulnérabilités.
La force des uns peut être la faiblesse des autres !
Quelques exemples :
C’est d’abord le rapport au temps ; la volonté politique se trouve confrontée aux opinions publiques impatientes et versatiles.
C’est aussi le rapport à la technologie, avec une confiance aveugle dans ses capacités au risque d’en oublier la place centrale de l’Homme.
C’est encore le rapport aux valeurs, aux cultures et aux philosophies…
Le monde se réorganise depuis la fin de la guerre froide…il remet en cause des principes qui lui avait valu une relative stabilité.
Nous assistons à un triple phénomène :
1er phénomène : la remise en cause de la légitimité des puissances occidentales à organiser le monde et à imposer leur modèle.
Cela passe par une contestation des valeurs qui ont construit un modèle qui était perçu comme universel.
Les guerres d’Irak et d’Afghanistan ont par exemple révélé les limites de la puissance militaire. La difficulté récurrente et persistante à convertir des succès militaires tactiques en victoire stratégique et politique en est l’illustration.
La puissance militaire reste nécessaire, mais elle n’est pas suffisante pour apporter des réponses aux crises complexes que nous connaissons.
Le modèle de développement économique associé au capitalisme financier révèle aussi ses faiblesses. La crise de 2008 et ses répliques persistantes nous le démontrent au quotidien.
2ème phénomène : l’affirmation de modèles alternatifs de puissance.
Les BRICS, ceux que l’on appelle désormais les « émergents » ne forment pas un groupe homogène, mais revendiquent, chacun à leur manière un statut et une influence dans le concert des nations.
Ils ont compris que l’affirmation de leur puissance, même régionale exigeait un appareil militaire complet.
Ces puissances pourraient asseoir rapidement leur autorité sur leur propre zone d’intérêt, notamment dans un contexte d’accès aux ressources naturelles de plus en plus concurrentiel.
3ème phénomène : une instabilité chronique et sans doute durable qui se cristallise autour d’un arc de crise identifié dès LBDSN de 2008.
Ce sont les quatre sous ensembles critiques que vous connaissez : la zone saharo-sahélienne et la corne de l’Afrique, le Proche Orient et la Méditerranée orientale, le golfe arabo persique et la péninsule arabique, l’Afghanistan et le sous continent indien.
La révision du LBDSN qui vient de débuter sous l’égide du SGDSN, nous donnera l’occasion de repréciser cet arc de crise au regard des évènements que nous avons connus dernièrement, notamment, les révolutions arabes. Il est probable que l’arc de crise révisé s’étende plus à l’Est et plus au Sud.
Avec ces révolutions, les rives sud et est de la Méditerranée sont entrées dans une période d’instabilité et de recomposition avec des risques de crispations identitaires, politiques, économiques et sécuritaires que nous devons impérativement prendre en compte.
La redistribution des cartes au niveau mondial et régional est en cours. Notre capacité d’influence en sera nécessairement modifiée, ne serait-ce que par notre poids économique relatif associé à un poids démographique plus faible dans un monde de près de 7 Mds d’individus.
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Dans ce contexte, notre outil de défense s’adapte.
Cette adaptation se traduit aujourd’hui par ce que nous avons appelé la « transformation ». Je vous en rappelle rapidement les principaux traits :
- En 2005, la gouvernance du ministère de la défense a profondément évolué.
Cette réforme visait à placer l’opérationnel au centre des priorités du ministère, à renforcer la place des armées et à faciliter l’exercice des responsabilités du CEMA. C’est le décret de 2005, complété par le décret de 2009.
- En 2008, le Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité Nationale a fixé les grandes orientations de la politique de défense et de sécurité de la France à l’horizon 2020.
- En parallèle, le président de la République a lancé la révision générale des politiques publiques (RGPP).
Ces deux exercices sont structurants pour notre ministère et pour les armées.
Pour fixer les esprits, quelques chiffres:
- L’effort financier à consentir par la Nation pour son outil de défense a été fixé à 377Md€ sur la période 2009-2020.
- Les grands équilibres reposaient sur la réduction programmée de 54 000 hommes avant 2014.
- 80 dossiers de réforme ont été initiés pour permettre la restructuration de l’outil de défense à travers la redéfinition du format de nos implantations et du soutien.
Aujourd’hui, nous savons qu’il ne sera pas possible de tenir la trajectoire financière prévue en 2008 : la crise financière débutée en septembre 2008 et ses répliques européennes (crise grecque, crise de l’Euro…) dont nous voyons les manifestations quotidiennes, pèsent sur les dettes souveraines des Etats et donc sur nos budgets.
Cette situation vaut naturellement pour tous les pays européens.
Nous avons fait ce constat paradoxal d’une Europe qui désarme dans un monde qui réarme. Depuis 2001, la part des dépenses militaires de l’Europe est passée de 29% des dépenses mondiales à 20% !
N’est-ce pas le signe aussi d’un désarmement moral?
Néanmoins, dans ce contexte de pression budgétaire inédite et de transformation sans précédent, nous avons conduit simultanément plusieurs opérations, dont de véritables opérations de guerre, elles aussi inédites.
Afghanistan, Lybie, RCI, Atalanta dans l’Océan Indien mais aussi notre présence au Liban, au Kosovo ou nos engagements ponctuels de plus en plus nombreux sur le territoire national…illustrent cette pression opérationnelle et notre capacité à y répondre !
C’est aussi dans ce même contexte que nous avons réintégré pleinement les structures de l’OTAN, que nous avons commencé à mettre en œuvre le traité de Lancaster House avec nos amis britanniques et que nous avons conduit toutes nos restructurations, notamment la mise en place de toutes les BDD au 1er janvier 2011.
Quelques chiffres sont assez éloquents :
Depuis 2009, 53 organismes majeurs ont été dissous, 25 organismes majeurs ont été transférés, les armées ont déjà perdu 25000 postes (sur les 48 000 prévus) 60 000 personnes ont été mutées et 41 600 ont été recrutées !
Dans le même temps, nous avons créés 60 BdD, 5 EMSD, la DSAE, 2 commandements (CIE et CIH), 5 directions de soutien, l’inspection des armées et 1 direction de l’enseignement supérieur !
Je ne crois pas que beaucoup d’institutions en France aient réussi un pareil tour de force en termes de restructuration tout en engageant en permanence et en moyenne 12 000 hommes sur 6 théâtres différents, voire 9 (TN) !
Malgré tout, la situation est difficile, il ne faut pas le cacher.
Mais on peut toujours désespérer de tout, regretter l’âge d’or, pleurer sur les malheurs du temps, et craindre les catastrophes de demain…on peut toujours abdiquer son avenir sans jamais n’avoir rien entrepris !
Je récuse ce discours qui allie défaitisme et misérabilisme : il n’est pas la traduction des vrais succès que nous remportons sur le terrain et il est une insulte à nos frères d’armes qui se battent et qui payent le prix du sang leur engagement au service de la France.
Nous n’avons pas le droit de nous complaire dans cette morosité.
La guerre est notre métier. L’imprévu fait partie de notre métier !
Cela ne se passe jamais comme on l’a planifié ni forcément avec les moyens dont on aurait souhaité disposer.
Cela ne doit pas nous empêcher de retrousser nos manches, de travailler et de nous battre pour gagner.
C’est bien cet état d’esprit qui doit vous animer; c’est cet état d’esprit que nous devons, que vous devrez demain continuer d’insuffler à nos armées.
En revanche, nous nous devons aussi la vérité.
Les succès d’aujourd’hui sont le résultat de choix capacitaires décidés hier.
La Défense d’un pays se construit dans le temps long.
Les décisions que nous prenons aujourd’hui engagent notre avenir.
Les décisions que prennent ou ne prennent pas les pays européens aujourd’hui engagent l’avenir de l’Europe.
Quelle place une Europe de 500 millions d’habitants sans puissance militaire crédible pourrait-elle prendre dans un monde crisogène et multipolaire ?
Dans le monde de demain, la question sera moins celle de l’Europe de la Défense, de l’UE ou de l’OTAN que celle de la Défense de l’Europe.
Les Etats-Unis se tournent d’avantage vers le Pacifique ; le positionnement américain au cours de la crise libyenne doit attirer notre attention ; leur volonté de ne pas se placer systématiquement au premier plan est une première. Elle montre aussi l’intention américaine de laisser les Européens prendre leurs responsabilités dans leur zone d’influence régionale.
L’Europe doit se poser la question de sa défense au risque de n’être ni une « Europe puissance », ni une « Europe influence » mais une Europe sans défense et sous influence !
Ces questions seront celles de 2012.
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L’année que vous allez vivre à l’école de guerre sera une année passionnante.
L’année 2012 sera une année charnière:
- C’est une année électorale, en France certes, mais aussi aux Etats-Unis, en Russie et en Chine. L’issue de ces élections aura des conséquences sur les scènes nationales et internationales dans ce contexte de crise financière dont nous ne mesurons toujours pas tous les effets !
- 2012, c’est aussi l’année de révision de notre LBDSN :
Cette révision planifiée s’impose à l’aune des évolutions et des évènements survenus depuis 2008 : traité de Lisbonne, nouveau concept stratégique de l’OTAN, prise en compte de la DAMB, traité franco-britannique, affirmation de la posture Russe, ascension de la Chine vers un statut de puissance globale, consolidation des puissances régionales (Inde et Brésil) avec en toile de fond la crise financière, la gestion de la crise afghane, la prolifération balistique et nucléaire, les révolutions arabes… la liste est longue ; le temps stratégique semble s’être accéléré ces quatre dernières années !
Vous aurez l’occasion de réfléchir à ces questions au cours de votre scolarité.
- C’est encore l’année de préparation de notre future loi de programmation : la LPM 2013-2018.
L’EMA travaille sur ces sujets.
Les armées doivent être des forces de propositions.
Notre outil de défense doit être déterminé par le niveau de notre ambition politique sur la scène internationale et les menaces auxquelles nous pourrions faire face demain et après-demain. Nous ne devons pas raisonner avec des logiques purement comptables.
C’est la raison pour laquelle il est important que la Défense soit un sujet de la campagne électorale à venir. Un sujet, pas un enjeu !
C’est aussi pour cette raison que nous devons être des acteurs du débat stratégique.
C’est enfin pour cette raison que nous devons savoir communiquer sur ce que nous faisons pour nos concitoyens et sur qui nous sommes.
Les articles ou autres productions que vous ne manquerez pas d’écrire cette année – vos anciens ont publié 101 articles dont 23 dans la presse nationale - doivent contribuer à ce rayonnement indispensable des armées au sein d’une société civile qui oublie que "la défense est la première raison d'être de l'Etat. Il n'y peut manquer sans se détruire lui-même". Le général de Gaulle savait de quoi il parlait !
Puisque j’évoque le général de Gaulle, je vous encourage à vous remettre en question pour ne pas vous installer dans le confort des habitudes, à vous extraire de vos schémas et de vos référentiels pour sortir des sentiers battus, oser avoir de l’audace, oser prendre des risques calculés et gagner.
Aujourd’hui, plus que jamais, nous avons besoin de créativité et de souplesse.
Nous avons besoin d’apprendre à travailler avec des équipes multidisciplinaires.
Nous avons besoin de donner une priorité à l’adaptabilité de nos capacités, à la flexibilité de nos structures, à l’agilité de nos systèmes, pour répondre à temps aux crises, aux guerres qui nous attendent.
C’est l’un des défis de notre défense !
C’est la réponse à l’accélération, à la complexité et à l’imprévisibilité du monde.
C’est la condition pour gérer le chaos et gagner la guerre !
Je compte sur vous pour vous y préparer.
Je vous remercie.
Sources : EMA
Droits : Ministère de la Défense et des anciens combattants