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Le groupe armement de l'Europe occidentale (GAEO)

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Mise à jour : 22/07/2010 17:04

En 1976, les États européens membres de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) ont crée le groupement européen indépendant de programme (GEIP) chargé des aspects armement. Ce groupement était initialement composé de 13 pays : l'Allemagne, la Belgique, le Danemark, l'Espagne, la France, la Grèce, l'Italie, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal, le Royaume Uni et la Turquie.

En 1992, le GEIP a été transféré dans l'Union de l'Europe occidentale (UEO) et renommé groupe armement de l'Europe occidentale (GAEO). Parmi les treize Etats adhérents, certains n'étaient pas membres de l'UEO ce qui a posé des problèmes juridiques. Pour cette raison, le GAEO n'est pas devenu un organe subsidiaire du Conseil de l'UEO.

En 2000, six nouveaux membres ont rejoint le GAEO : l'Autriche, la Finlande, la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Suède. Seules la Norvège et la Turquie seront membres du GAEO sans être membres de l'UE.

Le GAEO se définissait comme un « forum européen de coopération en matière d'armement », se plaçant ainsi au centre des développements en matière d'élaboration d'une politique européenne de l'armement. Les différences de niveaux sur le plan militaire, industriel et technologique entre les Etats participants ont renforcé son caractère d'instance, de discussion et de coordination.

De ce point de vue, son rôle au niveau européen était :

  •  de favoriser une harmonisation des besoins opérationnels, une politique de normalisation et l'interopérabilité des équipements ;
  •  de rechercher l'ouverture des marchés nationaux de défense à la concurrence européenne ;
  •  de préserver et de renforcer une base industrielle et technologique de défense (BITD)  européenne ;
  •  d'élargir et d'animer la coopération en matière de recherche et de développement.

Parmi ses nombreux acquis on peut relever :

  •  La création de l'Organisation de l'armement de l'Europe occidentale (OAEO) en novembre 1996. Destinée à permettre la mise en pratique des décisions prises au sein du GAEO, elle pouvait passer des contrats et disposait de la personnalité juridique. Elle est ainsi apparue à l'époque comme un saut qualitatif important dans le domaine de l'armement en Europe, préfigurant une agence européenne de l'armement. Néanmoins, cet organe subsidiaire de l'UEO n'a pas pu dépasser le stade d'une Cellule de recherche.
  •  Le memorandum of understanding SGTF (moyens d'essai et d'évaluation dans le domaine de la défense) visant à la coopération entre les centres d'essai européens ;
  •  Le programme de R&T Europa ( European understandings for research organisation, programmes and activities) en mai 2001, visant à accroître la coopération européenne en matière de recherche et technologie. Son objectif était que 5% des budgets nationaux soient consacrés à ce sujet.
  •  Le Coherent policy document (CPD) en 1999, position commune sur les pratiques d'acquisition ;
  •  L'European defence industries group (EDIG), structure créée pour représenter l'industrie européenne de défense ;
  •  La base de données concernant le calendrier de remplacement des équipements et le manuel associé ;
  •  La publication des bulletins sur les marchés des pays du GAEO ;
  •  La base de données constituée par l'ensemble des travaux réalisés par la Commission III du GAEO.

La présidence du GAEO était assurée à tour de rôle par les États membres pour une durée de deux ans. Les réunions avaient lieu au niveau des ministres de la défense et des directeurs nationaux d'armement (DNA), la France étant représentée par le Délégué Général pour l'Armement.

Le groupe était formé de trois commissions permanentes. Elles étaient chargées respectivement :

  •  des programmes d'équipement communs et de l'harmonisation des besoins militaires ;
  •  de la recherche et technologie (R&T) ;
  •  des grandes orientations de la politique commune en matière d'économie de défense (base industrielle et technologique de défense (BITD) et marché européen des équipements de défense).

Chaque commission remettait un rapport d'activité lors des réunions semestrielles des directeurs nationaux d'armement, qui eux-mêmes rendaient compte aux ministres de la défense. Les décisions étaient non contraignantes.

Suite à la création de l'agence européenne de défense (AED) en 2004, le GAEO a été dissous en 2005. L'OAEO a suivi la même évolution avec la clôture finale de ses activités en 2006.

Sources : DGA

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