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Le système de commandement et de conduite des opérations aériennes (SCCOA)

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Mise à jour : 14/06/2011 14:12

Le SCCOA est un acteur primordial de l’activité aérienne. Il dote les forces aériennes des trois armées de systèmes modernes d’information, de commandement et de conduite des opérations aérospatiales.

Le SCCOA équipe l’ensemble du dispositif de la défense aérospatiale en fournissant aux hautes autorités militaires et gouvernementales, les moyens d’évaluer la menace et les aides aux décisions d’engagement. Il met en œuvre :

- des radars haute et moyenne altitude ainsi que des radars d’approche et d’atterrissage

- des centres de détection et de contrôle (CDC et ARS issus du programme OTAN ACCS)

- des systèmes d’approche et de vigie, pour les contrôles locaux d’aérodromes militaires

- un centre national des opérations aériennes (CNOA)

- un système de radio sol-air (SRSA), pour le dialogue contrôleur/pilote

- une composante mobile pour les opérations extérieures ou en renfort sur territoire national

- le système Graves pour la surveillance de l’espace et la détection des retombées satellitaires.

Le SCCOA, programme majeur du système de forces « commandement et maîtrise de l’information (CMI) », s’inscrit dans la démarche incrémentale de transformation des armées :

- acteur de la rationalisation des systèmes d’information des armées, élargie aux systèmes de l’OTAN (ACCS, ICC…)

- accompagnement au changement en phase avec la modernisation des moyens et la spécialisation des métiers

- démarche d’acquisition anticipée et réactive fondée sur la simulation, l’expérimentation et le retour d’expérience.

Le SCCOA doit permettre d’assurer sur le théâtre métropolitain ou sur un théâtre extérieur les missions suivantes :

- le contrôle des mouvements militaires au titre des actions de sûreté aérienne (police du ciel) et de la mise en condition des forces. Cette fonction nécessite une coordination à plusieurs niveaux entre les centres civils et militaires qui assurent le contrôle aérien au sein d’un même espace,

- le commandement et la conduite des opérations aériennes,

- le recueil et l’exploitation du renseignement,

- la coordination des feux sol air,

- la surveillance de l’espace aérien national et de ses approches ou de celui du théâtre d’opérations qui s’appuie sur un réseau de capteurs assurant la détection de tous les vecteurs qui y pénètrent, ainsi que la surveillance étendue de l’espace,

- l’évaluation de la menace aérienne et spatiale au profit des hautes autorités militaires et gouvernementales.

En complément des missions listées ci-dessus à caractère militaire, le SCCOA permet d’assurer des missions de service public dans le cadre :

- de la recherche et du sauvetage des aéronefs militaires et civils en détresse (SAR)

- de l’assistance aux aéronefs en vol et en difficulté

- de l’accueil des avions d’Etat, français et étrangers

- de l’alerte aux populations (alerte NRBC)

- de la mise en œuvre de mesures particulières et de mesures de protection de points sensibles.

Le SCCOA constitue un multiplicateur de forces, à tous les niveaux de la chaîne de commandement et d’exécution des opérations. Il permet une construction collaborative de l’information, le partage de l’information entre tous les acteurs, l’optimisation de l’emploi des moyens et la sécurisation de l’action.

Description

Le SCCOA est un système de systèmes qui confère aux forces :

- une capacité de gestion globale des opérations aérospatiales à partir d’un commandement unique

- une forte capacité de réactivité ; en effet, avec le SCCOA, les forces aériennes disposent d’une capacité d’intervention H24, en métropole mais également sur théâtre d’opérations

- une capacité de polyvalence puisque le SCCOA dote les forces aérospatiales d’une capacité d’intervention adaptée à tout type de situation

- une capacité d’autonomie d’appréciation, de décision et d’action, qui permet à la France de préserver son initiative stratégique.

Le SCCOA permet d’assurer la mise en œuvre des dispositifs particuliers de sûreté aérienne (DPSA) à partir des éléments de sa composante mobile :

- radars tactiques

- centres de commandement et de conduite des opérations (JFAC/DCAOC)

- centres de détection et de contrôle déployables (CDCd)

- dispositif de défense sol-air Martha coordonnant les systèmes d’armes associés.

Ce dispositif est en interface, par des liaisons de données, avec des systèmes externes tel l’avion radar SDCA (système de détection et de commandement aéroporté, également connu par l’appellation anglo-saxonne Awacs) en complément des systèmes au sol. Plusieurs activations de DPSA ont lieu chaque année :

- sommets de chefs d’Etats (G8, G20…)

- grandes commémorations (anniversaire du Débarquement, 14 Juillet)

- grandes manifestations sportives (Mondial, etc.)

- et culturelles (festival de Cannes, etc.).

Les apports du SCCOA concernent les missions suivantes :

Protection : les forces aériennes assurent la posture permanente de sûreté aérienne sur le territoire métropolitaine et Kourou ; la défense aérienne est une mission interministérielle incluant l’armée de l’air et les différents ministères (transport, télécommunications, affaires étrangères) ;

- le SCCOA est constitué de moyens de détection, de communication et de systèmes d’information qui s’appuient sur les réseaux d’infrastructure des armées ;

- le SCCOA fournit les moyens de localiser, identifier et classifier en permanence tous les vecteurs évoluant dans l’espace aérien national ; il permet de mettre en oeuvre instantanément les moyens de faire face à toutes les formes de menaces (posture permanente de sûreté - PPS) ;

- il s’appuie sur les hélicoptères et les avions de chasse de la permanence opérationnelle (PO) répartis sur l’ensemble du territoire, en alerte, prêts à décoller à tout moment pour effectuer des mesures actives de sûreté aérienne (MASA) ; les aéronefs d’alerte décollent en moyenne deux fois par jour pour des missions d’interception afin de vérifier une identification, un comportement et de faire respecter les règles de survol en vigueur. Le dispositif permanent interarmées et interministériel travaille en réseau, en liaison avec des centres OTAN ;

Intervention : les forces aériennes doivent pouvoir déployer sur un théâtre distant, une capacité de commander et conduire une opération aérospatiale, à vocation humanitaire ou coercitive, en contexte interarmées ou interalliés ;

- la composante mobile du SCCOA, le C3M et Martha, dotent l’armée de l’air et l’armée de terre d’une capacité d’intervention sur théâtre extérieur permettant de mettre en œuvre une structure de commandement et de conduite d’opérations aériennes, les moyens associés à l’exécution de ces opérations (moyens air de la Base aérienne projetée – PC base, PC escadron, approches et tours de contrôle déplaçables et CMD3D –, moyens de surveillance et de contrôle – CDCd et radars tactiques, coordination des feux sol air) ;

Connaissance et anticipation : l’armée de l’air contribue au recueil du renseignement permettant de connaître les menaces potentielles et ainsi de prévoir en amont les conditions de réactions aux menaces.

- le SCCOA, permet la maîtrise et le partage de l’information, par la mise en réseau des hommes et des systèmes, des capteurs aux effecteurs,

- il contribue au recueil du renseignement au profit des forces (renseignement électromagnétique et image),

- depuis l’information recueillie jusqu’aux aides à la décision, le SCCOA valorise l’information et accélère le cycle OODA (observer-orienter-décider-agir),

- le SCCOA soutient la stratégie d’action par la conduite de la manœuvre de renseignement et la production du renseignement nécessaire aux opérations aérospatiales (surveillance aérienne et surveillance spatiale),

- le système Graves permet la surveillance des satellites en orbite basse.

Fiche technique

Architecture

SCCOA est un système interopérable, avec une architecture ouverte et évolutive fondée sur :

- une implémentation des normes et standards nationaux et internationaux d’interopérabilité technique (LDT, AdatP-3, HLA, etc.),

- la maîtrise du référentiel sémantique et du cycle de vie des données pour une interopérabilité opérationnelle,

- l’implémentation d’une architecture technique ouverte et évolutive (web services, Enterprise Application Integration (EAI), logiciels et socle de prépondérance « open source », etc.).

Le système de traitement et de représentation des informations de défense aérienne (STRIDA) est le réseau maillé supportant les informations de surveillance et de contrôle. L’étape 3 du programme SCCOA a commencé l’intégration de l’ACCS ; dans le cadre de l’étape 4, l’intégration se poursuit en vue d’un remplacement du STRIDA pour l’ACCS à terme.

La surveillance intègre les données de l’ensemble des radars civils et militaires et s’appuie sur les réseaux d’infrastructure des armées MTBA et Socrate.

Les services métier du commandement et de la conduite des opérations aérospatiales s’articulent autour de la structure d’accueil du SCCOA (SAS).

SAS

Les caractéristiques de la structure d’accueil du SCCOA (SAS) sont les suivantes :

- les 3 chaînes de commandement (gestion des forces et des moyens aériens, gestion de la planification, de la programmation et de la conduite des opérations aériennes et gestion du renseignement air) sont déployées sur le réseau Intraced

- les fonctionnalités des applications autrefois distinctes sont aujourd’hui disponibles à partir de PC standards

- les systèmes externes et nécessaires de l’OTAN (ACCS, RFIMS, ICC) sont interconnectés à la SAS,

- un simple navigateur est nécessaire pour accéder aux fonctionnalités

- 1 500 postes sont utilisés au quotidien

- gestion et accès aux informations par utilisateur (besoin d’en connaître)

- une donnée est écrite une et une seule fois.

Composante fixe

La composante fixe de SCCOA comprend :

- des centres de commandement ou de conduite

- des plates-formes aériennes

- des centres de préparation

- des radars et des capteurs.

Les centres de commandement, de conduite ou de contrôle des opérations gèrent l’activité aérienne à court et moyen termes, en métropole ou sur théâtres. Les adaptations en cours de la composante fixe du SCCOA (réalisation des centres ACCS de Lyon, de Tours-Cinq Mars la Pile et plus tard d’un troisième) contribuent significativement à la construction de la défense européenne.

L'état-major de l'armée de l'air a décidé en 2009 la mise en service du second niveau de capacité opérationnelle (NCO2) du SCCOA, issu du contrat MOSS, la maîtrise d’œuvre de rang 0 du système de systèmes SCCOA. Cette MSO correspond au second niveau de l'informatisation des bases et centres de l'armée de l'air autour du système SICOPSBASE, fédéré par la structure d'accueil du SCCOA (SAS, socle technique applicatif air).

Grâce à la SAS et au réseau fédérateur Intraced, le système NCO2 permet la gestion des forces et des moyens C2 (commandement et contrôle), le contrôle des missions de transports, de l’activité aérienne des bases, et l’élaboration de synthèses de l’activité aérienne nécessaires à la mise en place d’un contrôle de gestion moderne et consultables jusqu’au plus haut niveau.

Des centres de préparation sont dédiés à la formation, l’instruction ou la validation et l’intégration système, comme le centre d’analyse et de simulation pour la préparation des opérations aériennes (CASPOA) qui a obtenu en 2008 le label « centre d’excellence OTAN ». Ces centres ou bases sont interconnectés par des systèmes d’information opérationnelle ou de communication. Les centres d’émission et de réception répartis sur le territoire ou sur théâtre permettent le dialogue entre contrôleurs et pilotes d’aéronefs.

Une centaine de capteurs, radars de détection à haute, moyenne et basse altitudes, radar de détection satellitaire Graves, radars d’approche et d’atterrissage sont répartis sur le territoire ou prêts à l’envoi sur théâtre d’opérations.

Composante mobile

Les fonctions à remplir d’une composante mobile sont principalement celles d’un SCCOA mobile à savoir :

- assurer la surveillance dans un volume de responsabilité défini,

- évaluer la menace et diffuser les alertes aux forces,

- planifier et contrôler les opérations aériennes,

- gérer les forces aériennes et de défense sol-air,

- gérer l’espace aérien ainsi que les moyens de commandement et de contrôle,

- élaborer et diffuser l’ensemble du renseignement air.

La composante ainsi déployée peut être reliée au JFAC REAR, centre qui assure le commandement et la conduite des opérations depuis la métropole.

La composante mobile est principalement constituée des systèmes C3M (centre de commandement et de contrôle mobile) et du système Martha.

La composante mobile du SCCOA est un système modulaire et modulable (intégré en shelters), permettant une montée en puissance jusqu’au déploiement d’un dispositif complet de commandement et de conduite d’opérations aériennes dans un contexte national ou OTAN. Les versions déployables des systèmes fixes ont été éprouvées par plusieurs exercices impliquant le C3M (centres de coordination et de contrôle mobile du SCCOA), et permettent à l’armée de l’air d’assurer les prises d’alerte de la force de réaction de l’OTAN (NRF 5, NRF 12, NRF 17…). L’acquisition d’une capacité déployable de commandement et de conduite des opérations aériennes permet ainsi à la France d’assurer le soutien de la composante « air » de forces projetées dans le cadre d’une coalition européenne.

Les modules du C3M sont les suivants :

- JFAC/DCAOC (Joint Force Air Component / Deployable Combined Air Operations Center), pour la planification, la programmation et la conduite des opérations, capable d’un JFAC niveau (1 000 sorties avion/jour),

- ACC (air coordination center ), déployés auprès de l’armée de terre et de la marine, pour une expertise air et la coordination des opérations aériennes,

- CDCd (centre de détection et de contrôle déployable), pour les fonctions de surveillance et de contrôle,

- la base aérienne projetable avec le contrôle local d’aérodrome,

- les CE/CR (centre émission/centre réception) pour les communications sol-air de théâtre,

- les SMD, stations météorologiques déployables,

- le centre CMD3D du système Martha, pour la coordination 3D et la coordination des feux des systèmes sol-air ; les systèmes d’armes coordonnés par le CMD3D sont les systèmes SAMP/T, Mistral et Crotale.

Martha est le système de coordination de la défense sol-air de l’armée de terre dont le module CMD3D est interarmées ; le système assure :

- la coordination des moyens intervenant dans la troisième dimension (3D)

- la coordination et l’optimisation des feux sol-air en temps réel

- le commandement des unités de l’artillerie sol-air.

Il est intégré à la fédération des SIOC de l’armée de terre. Le système Martha s’appuie sur deux chaînes fonctionnelles physiques interconnectées :

- une chaîne de coordination en temps réel des systèmes d’armes, des intervenants 3D de l’armée de terre, des systèmes de surveillance du champ de bataille et de l’artillerie sol-sol

- une chaîne de commandement (temps réfléchi) chargée de la préparation et de la conduite de la manœuvre des forces de l’artillerie sol air ; cette chaîne est configurable selon l’utilisateur : armée de terre ou armée de l’air.

Evolutions du programme SCCOA

Le système SCCOA est construit et évolue par étapes successives tuilées, constituant des programmes d’armement. Le programme SCCOA étape 1 a été lancé en 1993 et clos en 1999, l’étape 2 a été lancée en 1997 et close en 2003. Le programme MARTHA étape 1 a été lancé en 1995 et clos en 2004, l’étape 2 a été lancée en 2000 et close en 2006 pour intégrer le système au SCCOA.

L’étape 3, lancée en 2001 et actuellement en cours de déploiement, comprend :

- la mise à niveau des centres de détection et de contrôle (CDC) et des tours de contrôle des bases aériennes

- l’acquisition de radars d’atterrissage et d’un nouveau système de radiocommunication sol-air-sol,

- la modernisation de l’informatique opérationnelle des bases aériennes

- l’intégration de l’Air Command and Control System (ACCS) de l’OTAN

- l’intégration d’une composante déployable (mobile) de commandement et de conduite des opérations aériennes.

La réalisation de la phase 1 de l’ACCS-SCCOA étape 4 a été lancée en novembre 2011. Cette étape doit satisfaire les besoins opérationnels suivants des trois armées :

- rénovation de la couverture radar en prenant en compte les besoins liés à la projection

- pérennisation du radar GRAVES pour la cartographie des satellites

- resserrement du dispositif des centres de conduite et de commandement, en tirant partie de la migration la plus rapide possible vers une structure « tout-ACCS », passage à un maximum de trois centres de détection et de contrôle (ou ARS – CDC OTAN), développement des approches communes, rationalisation du dispositif avec l’aviation civile

- mise à niveau de la composante mobile en fonction des synergies interarmées et autour de la composante OTAN

- prise en compte des grandes évolutions touchant les télécommunications et les systèmes d’information : séparation nette vis-à-vis du socle de réseaux et de services communs, recentrage sur les systèmes métiers, recherche de toutes les synergies possibles dans le domaine des applications, prise en compte plus affirmée des opérations en réseau

- la capacité de défense anti-missile balistique de théâtre fait l’objet d’un projet distinct de l’étape 4, avec lequel un lien de cohérence sera cependant nécessaire.

Architecture industrielle

Les principaux industriels participants à l’étape 3 sont :

- CS-SI pour les contrôles locaux d’aérodrome et les communications radio sol-air-sol,

- MOSS SAS (société maître d’œuvre système, filiale à parité de Thales et d’EADS),

- TRS (Thales Raytheon Systems) pour les radars, les centres de détection et de contrôle et l’ACCS.

D’autres industriels français, européens ou américains interviennent pour certains radars ou systèmes d’information.

Thales Raytheon System ayant été retenue par l’OTAN, les commandes de systèmes, de centres d’opérations aériennes et de soutien dans le cadre du projet ACCS entrainent des exportations pour l’industrie française.

Moyens de formation et d’entraînement

Le SCCOA comprend des moyens de formation et d’entrainement pour les métiers des forces aérospatiales :

- le centre CASPOA pour les métiers de commandement et conduite des opérations (labellisé « centre d’excellence OTAN»)

- le centre CICDA pour les métiers de la surveillance et du contrôle dans les domaines de la circulation aérienne et de la défense aérienne

- le programme SCCOA inclut également une démarche d’accompagnement, tout au long du cycle de vie du système :

- un centre commun DGA/armée de l’air, le centre de développement, d’expérimentation et de validation du SCCOA (CDEVS)

- des programmes de formation sur site, en préparation et dans le cadre des opérations de déploiement

- la mise en œuvre de didacticiels, pour favoriser l’autoformation ou les « piqures de rappel », au rythme des besoins de chacun

- des travaux de maquettage de dispositif et de mises en situations opérationnelles, en prévision de déploiements, d’exercices voire d’opérations réelles.

Cette démarche contribue à l’amélioration de l’emploi du système et à la performance d’ensemble du dispositif par une formation concrète et adaptée aux nouveaux métiers des forces aériennes.

Le SCCOA comprend également des outils de simulation intégrés qui permettent l’entraînement des forces aérospatiales en milieux interarmées, interallié et européen, dans une logique de polyvalence.

Sources : DGA

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