La composante nucléaire aéroportée est mise en œuvre par l’armée de l’air (forces aériennes stratégiques) et par la marine à partir du porte-avions Charles de Gaulle. Cette composante repose à présent sur le missile ASMPA (air-sol moyenne portée amélioré)
L’ensemble des moyens associés à la mise en œuvre du système d’armes nucléaires ASMPA est opérationnel depuis début 2011.
Fin 1997 : lancement du programme.
Août 2000 : lancement de la phase de réalisation.
Décembre 2000 : notification à Aérospatiale Matra Missiles (désormais MBDA France) du marché de réalisation.
Octobre 2009 : mise en service opérationnelle du missile ASMPA sous Mirage 2000N au standard K3 (EC-3/4 Limousin).
Juillet 2010 : mise en service opérationnelle du missile ASMPA sous Rafale F3 biplaces Air (EC-1/91 Gascogne)
2010 : mise en service opérationnelle du missile ASMPA sous Rafale F3 monoplace Marine (Flotille 12F).
Semblable dans le principe à l'ASMP ; l'ASMPA utilise le vecteur prédéveloppé par l'opération Vesta (vecteur à statoréacteur), commun avec le programme anti-navire futur ANF (programme suspendu à la fin 1999).
Ce missile est propulsé par un statoréacteur. Ce mode de propulsion permet, par rapport à un mode de propulsion fusée, de réduire considérablement l'encombrement et la masse du missile pour une portée et une charge utile données. Il permet au missile de couvrir un vaste domaine de vol à des vitesses très largement supersoniques.
Nouvelle charge thermonucléaire d'énergie moyenne, dont le concept a été validé lors de la dernière campagne d'essais nucléaires. Sa garantie de fonctionnement est assurée par la simulation.
Portée et capacités de pénétration nettement améliorées par rapport à celles de l'ASMP. Sûreté nucléaire renforcée. Le missile est durci à l'agression nucléaire.
Maître d'oeuvre vecteur : MBDA.
Tête nucléaire : commissariat à l'énergie atomique (CEA).