« La France doit avoir une vraie autonomie d’appréciation et de décision. C’est en connaissant, par nous-mêmes, les réalités du monde, c’est en anticipant les crises que nous garantirons notre indépendance et la sécurité des Français. La fonction ‘connaissance et anticipation’ sera prioritaire. » C’est ainsi que le président de la République, Nicolas Sarkozy, annonçait, le 17 juin 2008, la création d’une nouvelle fonction stratégique, fruit des travaux de la commission sur le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. Après un an de mise en œuvre, nous nous sommes interrogés sur les conséquences de ce concept pour les armées. Nous avons demandé au général Georgelin, chef d’état-major des armées, sa vision de la place prise par les armées dans cette évolution. Des membres de la commission ont apporté leur éclairage sur les nécessités qui ont conduit à la création de cette nouvelle fonction stratégique. Enfin, nous avons approché certains acteurs des armées qui livrent des éléments de la connaissance et de l’anticipation globales aux décideurs politiques et militaires.
Pourquoi une nouvelle fonction stratégique ?
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