L’Afrique constitue depuis longtemps une priorité pour la France : la tenue régulière des sommets franco-africains et le flux continu de contacts bilatéraux, ont donné naissance à plusieurs initiatives prometteuses, tel le processus de réconciliation en République démocratique du Congo consacré plus tard par les accords de Lusaka (1999).
La France ne ménage pas ses efforts diplomatiques pour résoudre les conflits et les crises politiques qui affectent ces pays, que ce soit au sein de l’ONU, en liaison avec certains États de la région, ou plus particulièrement aujourd’hui en favorisant les médiations africaines.
Elle apporte un soutien logistique, financier ou humain dans le cadre de ses interventions d’urgence décidées le plus souvent dans l’attente d’un déploiement international ou régional. Elle entend répondre à la volonté des pays africains de gérer par eux-mêmes la sécurité de leur continent.Avec les États-Unis et le Royaume-Uni, elle est à l’origine d’une initiative pour le renforcement des capacités des armées africaines à participer aux opérations de maintien de la paix sous l’égide des Nations unies. Ce programme, baptisé RECAMP, a été adopté au sommet Afrique/France du Louvre en 1998.
La France s’engage, par une logistique et un financement conséquents, dans les processus de paix engagés en Afrique centrale par les chefs d’État de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC), ou en Afrique de l’Ouest par ceux de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Elle appuie les initiatives africaines pour lutter contre les trafics d’armes légères et l’élimination des mines antipersonnel. Elle s’est également engagée en faveur de la diffusion des nouveaux traitements du sida aux malades de tous les pays, de façon égale au Sud comme au Nord. Sur le plan du développement économique, dans toutes les grandes enceintes multilatérales, au Conseil de sécurité comme au sommet du G8, la France relaie les préoccupations qu’expriment les pays africains.
Au sommet d’Évian en 2003, elle a annoncé que l’Afrique, déjà premier récipiendaire de l’aide française, recevrait plus de la moitié de l’augmentation de l’aide publique française au développement, décidée jusqu’à 2012. A cette date, elle atteindra 0,7 % du PIB français.
Sur le plan des institutions, la France encourage le mouvement vers la démocratie, sans le dicter. Elle se montre exigeante sur les principes essentiels que sont le respect du droit, la bonne gouvernance et la légitimité de l’accession au pouvoir comme de son exercice.