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Les acteurs

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Mise à jour : 15/01/2013 10:39

De nombreux défis restent à relever en matière de prolifération au niveau national et international. La concertation multilatérale doit être accrue pour mettre en place une réglementation de nature à décourager la prolifération.

 INSTITUTIONS INTERNATIONALES 

 La Commission des Nations Unies sur le désarmement et la sécurité internationale  

Créé en 1952, la Commission des Nations unies sur le désarmement est un organe de délibération spécialisé dans les questions de désarmement qui siège en même temps que l'Assemblée générale et examine tous les points relatifs au désarmement à l'ordre du jour. La Première Commission propose à l'Assemblée générale des résolutions qui ont préalablement été adoptées par les membres de la commission.

 L'Agence internationale sur l'énergie atomique [AIEA]  

Basée à Vienne, l'AIEA compte 142 Etats membres, Organisme autonome créé en 1957 et placé sous l'égide de l'ONU, l'AIEA est un forum intergouvernemental scientifique et technique qui a pour but d'encourager et faciliter le développement et l'utilisation dans le monde de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques et de garantir que les produits fissiles spéciaux ne sont pas utilisés à des fins militaires. Son mandat englobe la promotion de la sûreté et de la sécurité nucléaire ainsi que du développement des technologies nucléaires pour les usages pacifiques (agriculture, environnement, énergie).

Par ailleurs, elle vérifie, au titre d'accords de garanties, les engagements d'usage pacifique pris par les Etats.

 La Conférence du désarmement  

Fondée en 1984, elle fonctionne sur la base du consensus et regroupe, depuis 1999, soixante-six États, dont les puissances nucléaires. Les travaux de la Conférence sur le désarmement portent sur des arrangements internationaux efficaces qui pourraient garantir les États non dotés d'armes nucléaires contre l'emploi ou la menace de ces armes par les États dotés de l'arme nucléaire, la prévention d'une course aux armements dans l'espace, les négociations relatives à un traité interdisant la production de matière fissiles pour la fabrication d'armes et de dispositifs nucléaires et la transparence dans le domaine des armements.

 INSTITUTIONS NATIONALES 

 Le Commissariat à l'énergie atomique [CEA] 

Dans le domaine international, le CEA a pour mission de conseiller le gouvernement français pour les questions de politique nucléaire extérieure, de représenter la France auprès des organisations internationales du secteur nucléaire, d'animer et de développer des coopérations avec des organismes homologues d'autres pays dans l'ensemble de ses domaines d'activité.

Ce domaine couvre l'ensemble des instruments mis en place au fil des années, pour prévenir la prolifération des armes nucléaires : traités, système de garanties de l'AIEA, systèmes de contrôles des transferts sensibles.

 Le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale [SGDSN] 

Sur le plan national, le renforcement de l'efficacité de la lutte contre la prolifération passe par une coordination et par une mobilisation forte de tous les ministères concernés.

Un dispositif de coordination interministérielle a été mis en place sous l'égide du SGDSN : il est décrit dans une instruction du 24 mars 2009 mise en ligne sur le site internet gouvernemental www.circulaires.gouv.fr. L'effort est porté sur la connaissance et sur l'anticipation, de manière à donner aux décideurs une évaluation juste et autonome de la menace.

Autre élément concret, un plan gouvernemental « Interception Prolifération » définit le cadre et les modalités d'interventions visant à empêcher le trafic de biens ou de technologies liés à la prolifération des armes de destruction massive. Le plan constitue un guide facilitant l'action coordonnée de tous les acteurs qui, à un titre ou à un autre, doivent intervenir dans des délais souvent contraints. Depuis l'approbation du plan, plusieurs opérations internationales d'interception ont été menées, notamment dans le cadre de la PSI.

Parallèlement, un projet de loi relatif à la répression des activités proliférantes a été préparé. Il améliorera substantiellement notre arsenal juridique pour en renforcer l'efficacité, la cohérence, la visibilité et le caractère dissuasif.

 L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire [IRSN] 

Le champ de compétences de l'IRSN couvre l'ensemble des risques liés aux rayonnements ionisants, utilisés dans l'industrie ou la médecine, ou encore les rayonnements naturels. L'IRSN exerce ses missions d'expertise et de recherche dans les domaines de prévention des accidents majeurs dans les installations nucléaires, de sûreté des réacteurs, des usines, des laboratoires, des transports et des déchets. Il apporte également son expertise sur le nucléaire de défense. Les activités de recherche, réalisées le plus souvent dans le cadre de programmes internationaux, permettent à l'IRSN de maintenir et de développer son expertise et d'asseoir sa stature internationale de spécialiste des risques dans ses domaines de compétence.

 L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé [ANSM]  

L'ANSM prépare le système de santé à faire face, sur le plan pharmaceutique, à la menace terroriste. Elle expertise, notamment, les thérapeutiques les mieux adaptées aux agressions possibles. En cas d'attentat NRBC (nucléaire, radiologique, bactériologique, chimique), elle jouerait un rôle d'accompagnement dans la gestion de la crise. Elle pourrait être amenée, par exemple, à faciliter l'accès à des produits de santé indispensables pour traiter les effets d'une attaque NRBC mais n'appartenant pas à la pharmacopée classique.

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