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Armée de l’Air
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Radar

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Mise à jour : 12/07/2010 10:39

Afin de surveiller le territoire français, l'armée de l'air dispose de moyens modernes et efficaces. Des radars fixes, mobiles ou aéroportés ainsi que des centres de détection et de décision, lui permettent de veiller sur l'espace aérien en permanence.

L'armée de l'air dispose, en permanence, d'une situation aérienne générale du territoire, lui permettant de savoir quels sont les appareils survolant le pays. Elle est capable de réagir, à tout moment, à une éventuelle menace. Elle adopte, en effet, une posture permanente de sûreté visant à assurer, notamment, la défense aérienne du territoire national. Moderne et ouverte vers l'extérieur, la surveillance radar du territoire est en constante évolution. La détection aérienne nationale repose, tout d'abord, sur un vaste réseau de radars militaires et civils.

 Les radars de haute altitude : 

  •  Radar 22XX 

Il s'agit d'un radar tridimensionnel à longue portée et à balayage électronique. Il est équipé d'une antenne tournant à six tours par minute. Sa portée est d'environ 450 kilomètres.

  •  Radar TRAC 2400 

Radar bidimensionnel à longue portée et à balayage électronique. Il est équipé d'une antenne tournant à six tours par minute.

 Les radars de basse altitude et d'approche : 

  •  Radar PAR-NG 

Les escadrons des services de la circulation aérienne (ESCA) des bases de l'armée de l'air équipées d'une plate-forme aéronautique sont progressivement dotés de radars d'approche de précision de nouvelle génération, les PAR-NG. Ces derniers remplacent les radars SPAR ( Slight Precision Approach Radar), après 50 ans de service. Grâce à sa technologie évoluée, le PAR-NG offre aux contrôleurs de la circulation aérienne une meilleure détection, une plus grande précision visuelle et une mise en oeuvre plus rapide.

  •  Radar Aladin 

D'une portée de 100 km environ, ce radar effectue une douzaine de rotations par minute. Il est progressivement remplacé par l'ANGD (Aladin nouvelle génération durci), radar tactique et aérotransportable. Ce radar mobile peut être installé sur une base aérienne ou dans le cadre de la mise en place d'un centre de détection et de contrôle (CDC) mobile.

  •  Radar Centaure 

Le radar Centaure est un radar panoramique primaire et secondaire (longueur d'onde de 23 cm, antenne tournant à 12 tours par minute). Le Centaure est un radar à longue portée (environ 180 km) piloté à distance. Les informations fournies par ce radar peuvent être exploitées sous forme de vidéos.

L'ensemble des informations recueillies par ces détecteurs est acheminé vers les CDC où est élaborée une synthèse de la situation aérienne. L'armée de l'air dispose de cinq CDC situés à Mont-de-Marsan, Cinq-Mars-la-Pile, Drachenbronn, Lyon et Nice. Depuis plusieurs années, une rénovation du réseau de surveillance du territoire est en cours. Des CDC modernisés ont vu le jour. Au coeur de leurs salles d'opérations, les postes de contrôle monochromes de couleur orange ou verte ont laissé place à des écrans couleurs LCD plus ergonomiques. Les ordinateurs sont équipés du système de surveillance aérienne appelé "SR Visu 5". Les anciennes consoles volumineuses ont été remplacées par des « interfaces hommes-machines » proches des installations informatiques du grand public.

L'ensemble des données recueillies par les radars sont transmises via un système d'échanges, baptisé STRIDA (système de traitement et de représentation des informations de défense aérienne). Ce réseau concerne l'ensemble des visualisations émises par les CDC français. Pour augmenter son efficacité, le STRIDA est relié aux systèmes de détection des pays voisins. La zone visualisable est ainsi d'environ 5 millions de km2.

La capacité de détection des CDC peut être complétée par des moyens mobiles, tels que les radars de type Aladin ou Centaure. Ces moyens peuvent être utilisés notamment lors de la mise en place de dispositifs particuliers de sûreté aérienne (DPSA).

L'action des CDC peut aussi être relayée par des avions radar E-3F, appelés aussi systèmes de détection et de contrôle aéroporté (SDCA). Ces appareils scrutent l'espace aérien français à la recherche de ce qui pourrait porter atteinte à la souveraineté nationale et au bon déroulement des opérations aériennes.

L'E-3F SDCA 

L'E-3F est un Boeing 707 quadriréacteur. Long de 47 mètres, il possède un rotodome de neuf tonnes. Il est muni de capteurs perfectionnés et de moyens de liaisons de données lui permettant, notamment, de communiquer avec les CDC. Basés à Avord, ces appareils apportent une plus-value dans le domaine des appareils volant à très basse altitude. Grâce à son système de détection vers le bas, ses capteurs décèlent tous les avions se déplaçant dans un rayon de 400 km, quelles que soient leur vitesse ou leur altitude. À la manière d'un abat-jour, son système met en lumière, grâce à son faisceau électromagnétique, tous les éléments mobiles jusqu'au sol. Cela permet notamment de couvrir les zones de relief où les radars terrestres ont des trous de détection.

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