Devant l'exigence musicale que nécessite l'appartenance à une telle formation, l'armée de l'air a su faire un choix en matière de sélection et s'efforce de promouvoir un recrutement d'excellent niveau.
Ceci avec le souci constant de permettre à la musique de remplir pleinement son rôle d'ambassadrice de l'armée de l'air et de se maintenir au rang des meilleurs orchestres militaires français.
Le niveau des postulants étant élevé il est fréquent de côtoyer, au cours des différentes phases de sélections des concours, de nombreux titulaires d'un premier prix du Conservatoir national supérieur de musique de Paris. Autant de jeunes musiciens dont la motivation essentielle est certainement le désir d'appartenir à une formation dont le niveau technique, le sérieux et l'intérêt du répertoire sont reconnus par le monde musical au grand complet.
Dès la création de la Musique de l'air, en 1936, la batterie composée de sous-officiers tambours, clairons, trompettes et cors comporte suffisamment d'éléments qualifiés pour constituer une Batterie fanfare.
C'est ce que réalise le tambour-major Maurice Bonnard.
La Batterie-fanfare de la Musique de l'air devient alors la première formation du genre.
En 1953,l'adjudant-chef Robert Goute en prend la direction. Surpris par le haut degré de recrutement, quelques compositeurs écrivent des pièces d'un style totalement nouveau pour les instruments à sons naturels, rompant ainsi avec la tradition et utilisant pleinement les compétences des musiciens.
La direction de cet ensemble sera confiée successivement au major Gilbert Laverdure (1973), puis au major Christian Gondot (1998) et à l'adjudant-chef Jacky Bonnard (2002).
Devenu l'archétype du genre, la batterie-fanfare de l'air, dont l'activité s'exerce parallèlement à celle de l'orchestre d'harmonie, a su produire un impact à Paris, en province et à l'étranger, qui est à la base d'un bouleversement culturel sans précédent dans le milieu de la batterie-fanfare.
Sources : Sirpa air
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