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Missions temporaires

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Mise à jour : 22/03/2012 17:26

 Les forces françaises sont déployées dans de nombreuses parties du monde sous mandat ONU ou Otan et assurent des missions qui n'ont pas un caractère de permanence.
 Voici quelques exemples des missions temporaires assurées par l'armée de l'air française.
 

L'Afghanistan

Depuis octobre 2001, la France apporte un soutien aérien aux opérations de la coalition (FIAS et Opération Enduring Freedom). Ce soutien s'applique dans les domaines de l'appui des troupes au sol, du renseignement, du transport et du ravitaillement.

Il s'exerce de manière permanente depuis Kandahar et Bagram (Afghanistan) et Douchanbe (Tadjiskistan).

Le détachement aérien de combat de Kandahar

Un détachement de six avions de combat est déployé depuis 2007 à Kandahar. Ces aéronefs opèrent sur l'ensemble du territoire afghan, au profit de l'armée afghane et des forces de la coalition. Ils accomplissent des missions de présence aérienne, de démonstration de force, d'appui-feu au profit des troupes au sol. Par ailleurs, ils assurent des missions de reconnaissance et de surveillance d'itinéraire ou de zone. Ils conduisent chaque semaine une quinzaine de missions.

Le détachement est implanté sur la base de Kandahar où 21 nations sont représentées.

Le détachement de drones à Bagram

Depuis le début du mois de février 2009, l'armée de l'air déploie son drone de type Male (moyenne altitude longue endurance), officiellement baptisé Harfang, sur le théâtre afghan, à Bagram, à 50 km au nord de Kaboul. Le 17 février 2009, il a réalisé sa première mission opérationnelle en Afghanistan. Le personnel de l'escadron d'expérimentation drone «Adour», stationné sur la base de Cognac, a acquis les compétences nécessaires à la réalisation de missions opérationnelles de collecte de renseignement, de jour comme de nuit, au profit des troupes de la coalition. Seulement 25 militaires sont nécessaires à la mise en oeuvre de ce système qui se compose de trois aéronefs. Les vols de contrôle ont été effectués, le système est opérationnel et à la disposition de la FIAS (force internationale d'assistance à la sécurité).

Fin décembre 2009, le drone a cumulé environ 1500 heures de vol.

La direction générale de l'armement (DGA) a notifié, le 31 décembre 2009, à EADS l'acquisition d'un quatrième drone Harfang et d'une troisième station de contrôle dans le cadre du programme SIDM (système intérimaire de drone Male). Ces nouveaux équipements viendront compléter les trois premiers vecteurs aériens et les deux stations de contrôle déjà en service dans l'armée de l'air.

Livrés à l'été 2010 à l'escadron de drone « Adour », le vecteur aérien et la station de contrôle permettront d'entraîner les opérateurs et de contribuer au dispositif de sûreté aérienne mis en place sur le territoire national lors d'événements particuliers (grandes rencontres sportives, recueil d'informations pour l'aide aux populations sinistrées, etc).

Le détachement aérien de transport (Tadjiskistan)

Deux avions de transport Transall C160, déployés à Douchanbé au Tadjikistan, assurent des vols logistiques intra-théâtres. Ils contribuent à la mobilité tactique des forces de la coalition et mènent des actions humanitaires. Par ailleurs, un avion C 135 FR assure le ravitaillement en vol des aéronefs français et étrangers de la coalition.

Le Tchad

Le dispositif Épervier a été mis en place en février 1986 afin de contribuer au rétablissement de la paix et au maintien de l'intégralité territoriale du Tchad. Il contribue actuellement à la stabilité du pays et de la sous-région.

Les éléments français au Tchad (EFT) de la force Épervier assurent deux missions permanentes. Ils garantissent la protection des intérêts français, et tout particulièrement la sécurité des ressortissants français résidant au Tchad. Conformément à l'accord de coopération technique signé entre la France et le Tchad, ils apportent également un soutien logistique (ravitaillement, carburant, transport, formation) aux forces armées et de sécurité (FADS) tchadiennes, ainsi qu'un appui renseignement. En outre, sur une base volontaire, ils apportent une aide médicale à la population.

Le dispositif français est adossé à deux bases principales : la plus importante est la base aérienne 172 « Sgc Adji Kosseï » à N'Djamena, au Nord-Ouest de l'aéroport, et la seconde est le camp Croci à Abéché, dans l'Est du pays. Un détachement est également stationné à Faya-Largeau, au Nord.

Le dispositif Épervier comprend un groupement de l'armée de l'air, composé de plus de 300 aviateurs, de Mirage 2000 C RDI, de trois avions de transport tactique (deux Transall C160 et un CASA CN 235), et un appareil de ravitaillement en vol C-135.

Les quatre Mirage F1 CR, qui réalisaient des missions de présence et de reconnaissance, ont quitté définitivement le territoire tchadien début juin 2010 pour passer le flambeau aux Mirage 2000 C RDI de Cambrai. Par ailleurs, le 31 mars 2010, un Casa CN 235 de l'escadron de transport 1/62 «Vercors» de Creil s'est posé sur le tarmac de la base aérienne de Kosseï pour débuter sa nouvelle mission. Cet avion de transport a remplacé l'un des trois Transall C160 d'Orléans déployés sur le théâtre. Un premier déploiement du Casa s'était déroulé en décembre 2009 sur la base de Kosseï pour vérifier son aptitude à remplir une partie des missions dévolues au groupement de transport opérationnel (GTO), au sein de l'opération Épervier. Ce séjour lui a donné la possibilité de réaliser avec succès un large éventail de missions comme des posers en terrains sommaires, des aérolargages, des avitaillements ou encore, des évacuations sanitaires. Les aptitudes associées à de bonnes performances à forte température font du Casa CN 235 un vecteur complémentaire des C160, tant sur le plan opérationnel que technique.

Les pays baltes

Les pays baltes, membres de l'Otan depuis 2004, n'ont pas de moyen propre de défense aérienne. Pour répondre à un besoin exprimé par ces États, l'Alliance atlantique a accepté d'assurer la mission d'assistance et de police du ciel. Cette dernière, confiée à tour de rôle aux pays volontaires, consiste à mettre en place un dispositif aérien cohérent pour garantir à ces pays souverains l'intégrité de leur espace aérien.

D'avril à juillet 2007, l'armée de l'air française avait assuré pour la première fois cette mission dans les pays baltes lors de l'opération « Balto ». En mai et juin 2008, elle avait été engagée dans le même type d'opération en Islande, une première pour ce pays, lors de l'opération « Air Islande 08 ».

Du 4 janvier au 4 mai 2010, la France était à nouveau en charge de la sûreté aérienne de l'espace aérien des pays baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie) avec quatre Mirage 2000 C RDI de l'escadron de chasse 01.012 Cambrésis de la base aérienne 103 de Cambrai. 140 militaires étaient installés sur la base de Siauliai en Lituanie pour assurer cette mission de 4 mois. Durant cette période, les chasseurs français ont du être en mesure de décoller dans des délais réduits, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Du 28 avril au 1er septembre 2011, la France a assuré pour la troisième fois cette mission.

La Côte d'Ivoire

L'armée de l'air déploie une trentaine d'aviateurs et un hélicoptère Fennec à Abidjan. Elle assure quotidiennement des missions de surveillance et de reconnaissance au profit de la force française dans le cadre de l'opération Licorne.

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