Le 11 janvier 2013, le président de la République déclenche l'opération militaire Serval au Mali pour "appuyer l'armée malienne face à l'agression terroriste qui menace toute l'Afrique de l'ouest". Les forces aériennes sont les premières à entrer sur le théâtre.
Contexte
L’armée de l ’air dans Serval : tour d’horizon
Au Mali, le dispositif français s’appuie notamment sur les aviateurs. Frappes de précision, soutien logistique... Coup d’œil sur leur intervention.
« Le Mali fait face à une agression d’éléments terroristes venant du Nord, dont le monde entier sait désormais la brutalité et le fanatisme ». Le président de la République, 11 janvier 2013.
-Stopper l’offensive des groupes terroristes et les empêcher de menacer le Sud Mali ;
-Préserver l’existence de l’État malien et lui permettre de recouvrer son intégrité territoriale et sa totale souveraineté ;
-Faciliter la mise en œuvre des décisions internationales, en accélérer le tempo, en préparant les déploiements de la mission internationale au Mali (MISMA) et de la mission de formation de l’Union européenne au Mali (EUTM au Mali).
Niveau stratégique
le centre de planification et de conduite des opérations, à Paris ;
Niveau opératif :
- Le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) à Lyon et Paris ;
- Poste de commandement « arrière » à Dakar ;
- Poste de commandement « avancé » à Bamako.
Niveau tactique :
- JFACC (joint force air component command - commandement de la composante aérienne de la force interarmées) à N’Djamena ;
- Brigade Serval(composante terre) déployée sur le terrain.
Au 29 janvier 2013
CAPACITÉS OFFENSIVES
14 avions de chasse qui opèrent, de jour comme de nuit, en préventif (missions planifiées) ou en réactif (alerte au sol) :
-6 Mirage 2000D des escadrons de chasse (EC) 1/3 « Navarre » et 2/3 « Champagne » de la base aérienne 133 de Nancy-Ochey.
-6 Rafale des EC 1/7 « Provence » et 1/91 « Gascogne » de la base aérienne 113 de Saint-Dizier et 2/30 « Normandie-Niémen » de la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan.
-2 Mirage F1 CR de l’escadron de reconnaissance 2/33 « Savoie » de la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan.
-2 hélicoptères Puma de l’escadron d’hélicoptères 1/67 « Pyrénées » de la base aérienne 120 de Cazaux.
Appui LOGISTIQUE
Avions de transport tactique qui assurent les liaisons internes au théâtre depuis le Sénégal, le Tchad, la Côte d’Ivoire et le Gabon :
- C 130 Hercules de l’escadron de transport (ET) 2/61 « Franche-Comté » de la base aérienne 123 d’Orléans ;
- C 160 Transall des ET 1/64 « Béarn » et 2/64 « Anjou » de la base aérienne 105 d’Évreux ;
- Casa CN 235 des ET 1/62 « Vercors » et 3/62 « Ventoux » de la base aérienne 110 de Creil.
- 5 avions ravitailleurs C135FR du groupement de ravitaillement en vol 2/91 « Bretagne » de la base aérienne 125 d’Istres.
Renseignement
-2 drones « Harfang » de l’escadron de drones 1/33 « Belfort » de la base aérienne 709 de Cognac.
-1 avion radar E-3F de l’escadron de détection et de commandement aéroportés 36 « Berry » de la base aérienne 702 d’Avord.
Forces spéciales