Du 1er au 7 avril 2012, a lieu la semaine du développement durable. L’armée de l’air s’inscrit pleinement dans cette démarche à travers des actions diverses. Le 28 novembre 2007, suite aux conclusions du Grenelle de l’environnement, l e ministre de la Défense dévoilait le plan d’action environnement pour son ministère. Ce cheminement ne fait que poursuivre et renforcer une politique environnementale déjà menée en amont. Tour d’horizon des réalisations et des projets mis en œuvre dans ce domaine sur les bases aériennes.
La base d’Orléans a été désignée en juillet 2007 comme base pilote pour mettre en œuvre des actions liées au développement durable. La réhabilitation des installations de la base touche un large éventail de domaines. Certains sont à l’état de projet, d’autres sont d’ores et déjà d’actualité.
| Cette année, la base aérienne 123 d’Orléans a décidé de mettre les bouchées doubles! Le lieutenant Élodie Bonin-Laurent, adjoint au chef de la division prévention environnement, a mis en place avec son équipe de nombreuses actions pour soutenir cette semaine «écologique». Parmi celles-ci, chaque aviateur d’Orléans verra apparaître, tout au long de la semaine, sur son ordinateur une diapositive relative à l’éco-consommation. De même, le site intradef de la base aérienne 123 va mettre à la disposition de ses visiteurs de la documentation relative à l’éco-consommation ainsi qu’un quizz «calculez votre empreinte écologique». Il est également prévu, au cours de ces prochains jours en faveur du développement durable, de communiquer auprès des journalistes locaux et de distribuer des blocs-notes en papier recyclable, toujours dans le but de sensibiliser les aviateurs à l’écologie. D’autres bases aériennes en France ont également prévu de participer activement à la semaine de développement durable comme la base aérienne 106 de Bordeaux-Mérignac qui a prévu d’installer, au sein de ses bâtiments, des récupérateurs de piles et accumulateurs usagés afin qu’ils puissent être recyclés. L’objectif étant de valoriser le tri des déchets. Texte : ltt Charline Redin. |
La base aérienne de Tours est à la pointe du développement durable grâce à plusieurs initiatives volontaristes. Depuis octobre 2009, la direction des ressources humaines est installée dans un bâtiment à « très haute performance énergétique ». En décembre 2009, la base et la communauté d’agglomération de Tours se sont associées au sein d’un « plan de déplacements d’entreprise », afin de permettre aux 2 500 personnes travaillant sur le site de se déplacer entre leur domicile et leur lieu de travail, grâce à des solutions alternatives à la voiture individuelle. Dernière initiative en date, un véhicule électrique appelé Pélican. Ce triporteur se conduit sans permis et atteint une vitesse de 25 km/h. Il possède une benne basculante pouvant transporter une charge de 200 kg à laquelle s’ajoute la capacité d’emport d’une remorque adaptée. De telles performances font le bonheur d’une partie du personnel de la base.
Le 23 juin 2009 a été inauguré, sur la base aérienne d’Istres, le 1er dispositif de production d’électricité solaire sur la toiture d’un bâtiment.
La base aérienne de Cazaux s'engage dans une démarche de protection de la nappe phréatique et de diminution de la pollution atmosphérique en rénovant son aire à feu.
La base aérienne de Bordeaux intègre le principe de géothermie dans le chauffage de certains de ses bâtiments à partir du pompage d’une nappe d’eau souterraine.
La base aérienne de Dijon opte pour l'installation de lampadaires solaires sur les voies de passage et dans les lieux d’activité nocturne.
La base aérienne d'Avord accueille cinq lamas et cinq chevaux mis à contribution pour pâturer les pelouses aux abords de la plateforme aéronautique, évitant ainsi, l’utilisation de désherbants très polluants pour les sols.
La base aérienne de Châteaudun est devenu le site unique de gestion de fin de vie d’aéronefs des trois armées et de la direction générale de l’armement. Elle est dédiée à l’entreposage de 400 appareils retirés du service et à la préparation à leur démantèlement. Le site servira également à stocker des déchets de matériel contenant des radios nucléides, dans l’attente de leur reprise par l’ANDRA (agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs).
| Globalement, l’armée de l’air mène de nombreuses études afin de poursuivre ses efforts, notamment par la recherche de biocarburants. En effet, elle exploite la piste des carburants synthétiques afin de réduire la proportion de gaz à effet de serre liée à l’activité aéronautique. Par ailleurs, elle s’engage à verdir le cycle de vie des aéronefs. Les considérations environnementales occupent désormais une place incontournable dans le cahier des charges des industriels, lors de la conception des aéronefs militaires. L’éco-conception concerne l’ensemble du cycle de vie de l’équipement jusqu’au démantèlement des aéronefs en fin de vie, déjà pris en compte pour l’A400M. Cette problématique se place aujourd’hui au premier plan pour l’armée de l’air qui prévoit le retrait de plus de 150 aéronefs jusqu’en 2014 : le Rafale remplace progressivement les Mirage F1 puis les Mirage 2000 ultérieurement. L’A400M se substituera aux Hercules C130 et aux Transall C160 et à long terme, le MRTT (multi-rôle transport tanker - avion multirôle de ravitaillement en vol et de transport) est destiné à remplacer des C135 ainsi que des A310 et A340. L’armée de l’air applique néanmoins des mesures limitatives lorsque ses missions opérationnelles sont en jeu. C’est le cas de l’implantation des éoliennes pour laquelle la Défense est systématiquement consultée par l’intermédiaire des zones aériennes de Défense (Nord et Sud) chargées de l’instruction des dossiers. Si l’armée de l’air s’engage au quotidien dans la politique de développement durable, ses missions opérationnelles restent la priorité numéro une. |
L'éco-conception prend son envol (format pdf, 2 MB).
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