L'engagement de l'armée de l'air française dans de nombreuses opérations Otan ( Bosnie, Kosovo) a prouvé sa capacité humaine, matérielle et technologique à s'impliquer aux côtés des autres forces de l'Alliance. Son investissement continue de se manifester notamment en Afghanistan dans le cadre de l'opération FIAS (force internationale d'assistance à la sécurité).
Mise en place après les attentats du 11 septembre 2001, la FIAS lutte contre le terrorisme en Afghanistan et contribue à renforcer la stabilité du pays.
Parmi les 28 nations de l'Otan, la France est l'un des rares pays, aux côtés de la Grande Bretagne, à être aujourd'hui capable d'assurer une alerte de force de réaction rapide (Nato Response Force -NRF) en temps que nation cadre pour les opérations aériennes. Six mois d'astreinte (puis un an à compter de 2012), au cours desquels elle est prête à prendre la tête d'une force multinationale de plusieurs milliers d'aviateurs en cas de déclenchement d'une opération aérienne de grande ampleur.
Dans le domaine de la défense aérienne, l'armée de l'air s'est également portée volontaire, à plusieurs reprises, auprès de l'Otan, afin d'assurer les missions de police du ciel au profit de l'Alliance pour des pays dépourvus de moyens nécessaires (notamment les Pays Baltes et l'Islande).
Pour pouvoir prendre part à des opérations extérieures, activer une NRF ou mettre un système de « police du ciel » sur pied, l'armée de l'air s'est dotée de structures de commandement, de conduite et d'entraînement de premier plan au standard Otan. Parmi celles-ci, le centre d'analyse et de simulation pour la préparation aux opérations aériennes (Caspoa) de Taverny a reçu, en 2008, l'accréditation « centre d'excellence » par l'Otan.
Enfin, l'armée de l'air contribue, aux côtés de personnels des autres armées, à l'armement de postes au sein de la structure militaire intégrée de l'Otan. Le volume de personnels concernés (plus de 300 à terme), les sites et unités concernées (réparties en Europe et aux Etats-Unis), permettront aux personnels de l'armée de l'air de faire partager leur expertise, d'acquérir de nouvelles compétences et de démonter leurs qualités humaines et professionnelles à nos partenaires de l'Alliance.
La force de réaction rapide de l'Otan (Nato response force - NRF)
Lancée en 2002 lors du sommet de Prague, la NRF est une force interarmées multinationale qui peut être déployée n'importe où dans le monde en cinq jours, pour une durée d'un mois en totale autonomie. Elle permet d'envisager une première force d'entrée, avant le déploiement d'une force plus conséquente, pour la résolution de crises de toute nature, et contribue notamment à la défense collective. La NRF est constituée d'un ensemble de forces modulables, cohérentes, interarmées, entraînées et certifiées d'un niveau de réaction élevé. Elle est également adaptée aux besoins d'une opération spécifique et peut-être rapidement déployée en tous temps et en tous lieux.
La force de réaction fonctionne par rotations. Les pays membres de l'Otan y affectent des unités des forces aériennes, terrestres, navales ou des forces spéciales pour une période de six mois. Les normes appliquées sont très rigoureuses et la participation à la NRF est précédée d'un programme de formation durant lequel les moyens des unités sont testés au cours d'exercices complexes. La force peut compter jusqu'à 25000 hommes.
Le commandement opérationnel de la NRF est assuré en alternance par le commandement Otan des forces interarmées de Brunssum et de Naples et par le quartier général interarmées de Lisbonne.
Dans le domaine aérien, l'armée de l'air maîtrise parfaitement le concept de la NRF. Elle a, en effet, commandé à deux reprises sa composante aérienne, en 2005 et en 2009. La France a mis à disposition de la NRF12, de janvier à juin 2009, une capacité de niveau 2, soit la possibilité de réaliser 200 sorties aériennes quotidiennes, de jour comme de nuit.
En attendant la certification des forces aériennes allemandes prévue en 2011, seules la France et la Grande Bretagne possèdent aujourd'hui les capacités de prendre le commandement « Air » de la NRF et d'occuper les postes dans les états-majors « Air » de l'Otan.
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