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Armée de l’Air
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Externalisation et mutualisation

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Mise à jour : 12/07/2010 12:55

Certaines activités seront externalisées ou mutualisées, pour un même objectif : optimiser le soutien et permettre à l’armée de l’air de se concentrer sur son cœur de métier. Le but de la révision générale des politiques publiques (RGPP) vise à obtenir un service de qualité au meilleur coût.

Externalisation

Le recours à l’externalisation n’est pas une nouveauté. En 2001 déjà, l’armée de l’air avait confié au secteur privé l’entretien des locaux et des espaces verts, le ramassage des ordures ménagères et le nettoyage des tenues militaires. Dans le cadre d’un contrat du ministère de la Défense, elle a également cédé au privé l’entretien et la maintenance du parc automobile.

D’autres externalisations réussies apparaissent sur la liste. Par exemple, depuis 2006, l’externalisation de la maintenance aéronautique de la flotte de l’école de pilotage de l’armée de l’air à Cognac évite ainsi d’investir dans une nouvelle flotte d’avions école tout en garantissant un meilleur cursus de formation du personnel naviguant par des engagements de disponibilité de la part de l’industriel. La formation des pilotes continuera d’être assurée par des moniteurs et un encadrement militaires. La prochaine étape pourrait porter sur l’externalisation d’une partie de la maintenance de la flotte école Xingu d’Avord.

Toutefois, il faut que le contrat initial de maintenance soit bien encadré. Les armées, assurant la continuité du service public, devront rester vigilantes et ne pas se mettre dans une situation de dépendance. En effet, il convient d’étudier les domaines dans lesquels le secteur privé apporte une plus-value à l’armée de l’air sans que des compétences purement militaires soient nécessaires. Ces domaines doivent demeurer en dehors du cadre opérationnel.

Mutualisation

Certains domaines font partie intégrante du cœur de métier et ne peuvent pas être externalisés. Ils doivent donc faire l’objet d’une étude en interarmées. L’objectif est de voir si les prestations croisées entre unités, à savoir une mutualisation adaptée aux besoins réels des bénéficiaires, ne pourrait pas être une source de rationalisation des moyens et donc d’économie. Cela implique de sortir de la logique traditionnelle de la chaîne hiérarchique, propriétaire de ses moyens et de ses missions, pour adopter la logique des processus au sein desquels prime la qualité de service et la satisfaction des clients quelle que soit la couleur de leur uniforme. Cette évolution majeure impose un pilotage interarmées, mais ne nécessite pas de réorganisation lourde, ni de création de structures ou d’autorités nouvelles.

Depuis quelques années, les armées mutualisent entre elles dans le domaine du maintien en condition opérationnelle (MCO) : la Simmad (structure intégrée du maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques du ministère de la Défense) et le SIAé (service industriel de l’aéronautique) sont des organismes interarmées qui privilégient la performance. La première en passant les marchés de réparation et le second en assurant l’entretien de niveau industriel des matériels aéronautiques pour les trois armées.

Dans le cadre de cette mutualisation interarmées, le commandement du soutien des forces aériennes (CSFA) a dû se réorganiser de façon innovante. Les activités de soutien « opérationnel » ont été regroupées sur les bases aériennes au sein des escadrons de soutien technique aéronautique (ESTA) dont la création a débuté en 2006. Au sein du CSFA, les brigades « technique » et « logistique » ont été fusionnées, à l’été 2009, afin de mieux répondre aux besoins spécifiques en matériels techniques. Dans le domaine « SIC » (système d’information et de communications), les unités SIC de projection, les groupes de télécommunications, ainsi que le centre de détection et de contrôle mobile rejoindront, d’ici l’été 2013, la base aérienne d’Évreux, en vue d’un fusionnement. Les évolutions du CSFA s’inscrivent également dans un contexte d’interarmisation des fonctions de soutien. Les structures spécialisées, nouvellement créées, comme le SIM (service interarmées de munitions) ou le SCA (service du commissariat des armées) qui relèvent de l’état-major des armées, doivent récupérer une partie des missions du CSFA.

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