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Les bases aériennesImprimer cette page
 
 

La période de guerre froide a considérablement marqué l’implantation des bases aériennes de l’armée de l’air. En effet, la menace était alors clairement identifiée et les performances des appareils imposaient un positionnement géographique particulier. Ainsi, les plates-formes à vocation chasse sont principalement regroupées dans le Nord-Est au contact de l’ennemi potentiel, les bases assurant une mission de logistique ou de transport sont situées sur un arc central s’étirant de la Normandie aux Alpes alors qu’à « l’arrière » ; dans le Sud et le Sud ouest, ce sont les écoles et les sites dédiés à la formation qui dominent.

Par ailleurs, dans le contexte stratégique de la guerre froide, la base aérienne avait vocation à être autonome et auto-suffisante. A partir des années 1990, la situation géostratégique nouvelle et la recherche d’une nécessaire rationalisation de l’organisation conduisent à faire évoluer

progressivement ce concept. La totale autonomie des bases cède donc la place à un fonctionnement s’appuyant davantage sur le réseau des bases aériennes où l’interdépendance et la complémentarité deviennent la règle.

Le réseau des bases aériennes est le lieu de stationnement, de mise en oeuvre et d’emploi des moyens pour la réalisation des missions confiées à l’AA, qu’elles soient permanentes (PPS, continuité du service de l’Etat) ou temporaires. Il est constitué de 37 implantations en métropole,

dont 24 bases plateforme, 8 non plateforme, 2 écoles et 3 Détachements Air. Nous avons aussi 4 bases aériennes en outre mer (Guyane, Martinique, Réunion,

Polynésie Française) ainsi que du personnel et du matériel aéronautique sur la base aéronavale de Nouméa en Nouvelle Calédonie.


 
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