Le 17 février 2012, des aviateurs de l’escadron de transport 2/64 «Anjou» de la base aérienne 105 d’Évreux se sont rendus à Saint-Germain-en-Laye, en banlieue parisienne, pour assister à une cérémonie d’adieu au lieutenant-colonel René Gatissou.
Le colonel Vincent Séverin, commandant la base aérienne d’Évreux, le lieutenant-colonel Cédric Colardelle, commandant l’ « Anjou », ainsi que le porte-fanion de l’escadron étaient présents à la cérémonie d’adieu de René Gatissou aux côtés de sa famille et de ses compagnons d’armes. Fidèle à l’escadron «Anjou», René Gatissou, passionné par l’aéronautique, a toujours été disponible et engagé lors des évènements organisés par l’unité.
Né le 13 mai 1915, René Gatissou est engagé en tant que mécanicien aéronautique en 1934 pour être affecté, en 1938, sur la base de Djibouti. Dès juillet 1940, il participe à des actes de résistance comme la transmission de renseignements aux Alliés. Alors qu’il est sur le point d’être découvert, il parvient à s’évader de justesse aux commandes d’une vedette du gouverneur et rejoint la Royal Air Force en Somalie. Son engagement lui valut d’ailleurs la condamnation à mort par le gouvernement de Vichy.
Affecté ensuite au groupe de bombardement «Lorraine», ses compétences de mécanicien et sa motivation sont très appréciées. Son acharnement au sol pour permettre aux avions de voler ne l’empêchera pas de risquer sa vie en prenant part à des missions en tant que mitrailleur.
Il poursuit sa carrière d’officier mécanicien au sein de l’armée de l’air jusqu’en 1960 sous le grade de commandant pour ensuite devenir lieutenant-colonel de réserve et commandeur de la Légion d’honneur. Il totalise plus de 400 heures de vols. René Gatissou s’est éteint le 13 février 2012 à l’âge de 96 ans.
En étant présent à ses obsèques, «l’escadron de transport 2/64 Anjou» se devait de rendre hommage une dernière fois à ce compagnon de la Libération, ce mécanicien hors-pair dont l’acharnement permit aux avions et aux équipages de l’unité de pouvoir sillonner le monde au service de la France», souligne l’un des aviateurs présents.
Sources : Armée de l'air