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Des élèves français et belges brevetés pilote de chasse à Tours

Mise à jour : 21/06/2012 16:42

Une cérémonie de remise de brevets au profit du personnel navigant de l’école de l’aviation de chasse (EAC) s’est tenue mardi 19 juin 2012 sur la base aérienne 705 de Tours. Plus communément appelée «macaronnage», cet événement était placé sous la présidence du général Guillaume Gelée, commandement les forces aériennes.

Durant la cérémonie solennelle, treize officiers de l'armée de l'air et trois officiers de la composante aérienne belges ont reçu leur brevet de pilote de chasse. Un navigateur officier système d’arme a également reçu son insigne. Un défilé aérien de quatre Alphajet, ainsi qu’un défilé des troupes à pied a clôturé l’évènement.

À l'issue de la formation à l’EAC, les élèves pilotes et navigateurs rejoindront la base aérienne de Cazaux pour suivre le stage de transition opérationnelle, dernier stade de leur progression en école.

L’EAC de Tours constitue, avec l’école de transition opérationnelle de Cazaux, l’AJeTS (Advanced Jet Training School), un programme de formation européen franco-belge né de la volonté des deux pays de mutualiser avions, zones d’entraînement et compétences pour un coût moindre et une efficacité optimale. 

Portraits d’élèves pilotes

À l’école de l’aviation de chasse, parmi les 17 pilotes brevetés, l’élève officier du personnel navigant Audrey Vennin et l’adjudant belge Jonas Latte partagent la même passion pour l’aéronautique et les mêmes salles de classe. Portraits.

L’armée de l’air compte seulement une quinzaine de femmes pilotes de chasse. Et l’élève officier du personnel navigant Audrey Vennin viendra probablement gonfler les rangs. Cette jeune fille, 24 ans, l’une des plus jeunes de sa promotion, a commencé à se passionner pour l’aéronautique à l’adolescence. Le milieu militaire lui était encore inconnu, mais des rencontres l’ont amenée à s’intéresser à la Défense. Elle songe alors à s’engager dans l’armée. Après un bac scientifique et une année de classe préparatoire à l’école des pupilles de l’air de Grenoble, elles passent les tests de sélections à Brétigny. Ils sont principalement basés sur l’attention, la mémorisation et bien sûr, la condition physique. Ensuite, direction Salon-de-Provence où elle reste un an et demi pour suivre la formation militaire initiale, une formation en anglais, et une formation sur avion école pour se familiariser avec les appareils volants. S’en suit un séjour de deux ans et demi à Cognac où, après des cours en tronc commun, les élèves pilotes se spécialisent (pilote d’avions de chasse, pilotes d’avions de transport ou pilotes d’hélicoptères). La jeune élève officier Audrey Vennin parvient à intégrer la filière des pilotes de chasse. Le 25 juillet 2011, elle intègre donc l’école de l'aviation de chasse de Tours pour une formation de huit mois. Les premiers cours sont consacrés à l’enseignement théorique dans l'unité d’instruction spécialisée «Alphajet». Puis le premier vol à bord d’un de l’avion école a lieu en octobre. Si son «macaronnage» consacre la réussite et les compétences de l’élève Audrey Vennin à voler, ce n’est encore qu’une étape avant qu’elle ne devienne pilote de chasse à part entière. Le 25 juin 2012, elle se rendra à Cazaux pour la transformation opérationnelle où elle apprendra le tir et les manœuvres de combat. Elle aimerait ensuite rejoindre l’escadron de reconnaissance 2/33 «Savoie», basé à Mont-de-Marsan.

La présence d’élèves belges au sein de l’EAC n’est pas inhabituelle car tous les pilotes de chasse belges sont désormais formés en France. Parmi eux, l’adjudant Jonas Latte est originaire des Flandres. C’est son grand-père, pilote de chasse dans la composante aérienne belge, qui lui a transmis sa passion du pilotage. Après avoir fait des études à l’université d’ingénierie aérospatiale aux Pays-Bas, il passe les tests de sélection pour s’engager dans l’armée. Ils sont similaires à ceux qui existent en France (tests psychotechniques, coordination, travail de groupe, motivation, discussion avec des psychologues, tests médicaux poussés). Il intègre ensuite l’école militaire à Bruxelles pendant un an, puis la base aérienne école de Bruges où il comptabilise 120 heures de vol. Sa formation à Tours débute le 5 octobre 2011. Désormais, il suit le même programme que les élèves pilotes français et lui aussi, se rendra à Cazaux le 25 juin prochain. Ensuite, il retournera en Belgique pour la dernière année d’instruction à l’Operational Conversion Unit où il apprendra à voler à bord d’un F16. Il souhaite ensuite intégrer l’escadron 31, à Kleine Brogel, dans lequel a volé son grand-père.

Texte : Aspirant Mariane Barbé / Base aérienne 705

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