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Au cœur du défilé du 14 juillet 2011

Mise à jour : 19/07/2011 17:19

Jeudi 14 juillet 2011 se sont tenues les traditionnelles célébrations du défilé militaire. Comme à l’accoutumée, l’armée de l’air se retrouve au cœur du défilé aérien et terrestre mais aussi des expositions l’après-midi dans la capitale. Immersion.

Le défilé aérien. Le défilé du 14 juillet est l’occasion pour l’armée de l’air de mettre en avant plusieurs unités engagées dans les opérations extérieures. À 10h30 précises, la Patrouille de France, vitrine de présentation de l’armée de l’air, a ouvert le défilé avec un magnifique sillage bleu-blanc-rouge se dessinant derrière la formation en « big nine » des neuf Alphajet. Aussitôt, suit le cortège de plus de 84 aéronefs de tout type, dont 50 de l’armée de l’air. Se sont notamment succédé cinq Rafale, deux C135 ravitailleurs, un E-3F « Awacs » ou encore quatre Mirage 2000N. La coopération européenne était représentée par l’école franco-belge de l’armée de l’air, mettant en œuvre au-dessus de la plus belle avenue du monde, cinq Alphajet dont deux appartenant à l’armée de l’air belge. L’aviation de transport était au rendez-vous avec deux Casa de la base aérienne de Creil et trois Transall des bases aériennes d’Évreux et d’Orléans. Puis, l’École de l’air a suivi avec cinq Xingu, trois Grob et deux Epsilon. Enfin, l’équipe de voltige a clôturé le défilé aérien avec trois Extra 330 dont celui du milieu qui volait « à l’envers » !

En clôture du défilé, le ballet des hélicoptères a particulièrement été apprécié des franciliens venus contempler l’évènement. « C’est impressionnant de voir passer les hélicoptères aussi bas, déclare un spectateur passionné. Le 14 juillet est vraiment un rendez-vous à ne pas manquer pour découvrir tous les métiers des armées » ajoute-t-il.

Un défilé sous haute surveillance. La sécurité aérienne du défilé était placée sous le commandement du général Patrick Charaix, commandant en second de la défense aérienne et des opérations aériennes. Le dispositif particulier de sûreté aérienne (DPSA) comprenait un volet aérien avec des hélicoptères Fennec dans lesquels des tireurs d’élite peuvent prendre place pour intercepter des aéronefs lents (ULM, planeur, par exemple). Deux Mirage 2000 maintiennent, comme tous les jours de l’année, la permanence opérationnelle sur la base aérienne de Creil. Ils peuvent se rendre au-dessus de la capitale en quelques minutes. Afin de veiller au bon respect de la bulle de protection instaurée au-dessus de Paris (tout aéronef civil est strictement interdit de survol jusqu’à deux kilomètres d’altitude), la cellule de coordination des contrôleurs aériens est positionnée sur le toit de l’Arc de Triomphe. Ils sont ainsi au cœur du dispositif pour surveiller le trafic aérien et maintenir la liaison avec les pilotes des aéronefs pendant le défilé.

Le défilé motorisé. Une première cette année, le système sol-air moyenne portée terrestre (SAMP/T) était présent sur les Champs-Élysées le 14 juillet. Les personnels de l'escadron de défense sol-air (EDSA) 4/950 Servance de Luxeuil-les-Bains ont en effet eu l'honneur et le privilège de participer au défilé motorisé au volant de leurs modules SAMP/T mis en service en 2010. Ce dispositif, complété par deux Crotale NG de l'EDSA 5/950 Barrois de Saint-Dizier, comptait 17 véhicules.

Une participation inoubliable pour les 36 opérateurs et techniciens de la défense sol-air qui ont descendu avec fierté la plus belle avenue du monde le jour de la fête nationale.

De plus, le DPSA comprend une partie terrestre avec la mobilisation de douze missiles sol-air Crotale répartis sur trois batteries aériennes autour de la capitale. Un maillage de guets à vue est également établi pour prévenir tout comportement suspect d’aéronefs civils autour de la banlieue parisienne. Le trafic est effectivement dense avec les aéroports de Roissy et Orly à proximité. 

Le défilé à pied. Année de l’outre-mer oblige, plusieurs unités ultramarines de l’armée de l’air ont fait le déplacement pour mettre à l’honneur la diversité sur les Champs-Élysées. Trente-sept aviateurs de la base aérienne 367 de Guyane étaient présents ainsi que sept aviateurs de la base aérienne 181 de La Réunion. Le détachement de la base aérienne 190 de Tahiti, composé de 29 aviateurs, était également de la partie.

Comme à l’accoutumée, les écoles d’officiers de l’armée de l’air de Salon-de-Provence étaient au rendez-vous avec 165 aspirants ainsi que l’école de formation des sous-officiers de Rochefort avec 133 de ses élèves. « J’ai la chance d’avoir été choisie pour défiler le 14 juillet. C’est une opportunité rare, qui ne se présentera peut-être qu’une fois dans une carrière. » explique l’élève sous-officier Gwenaëlle Douarin.

Un 14 juillet réussi, une fois de plus, rendez-vous l'année prochaine !

Sources : Armée de l'air
Droits : Armée de l'air

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