Le matin du 14 Juillet 2012, des aviateurs se sont mobilisés sur l’Arc de Triomphe pour offrir le spectacle aérien tant attendu.
À 10h39 et 20 secondes, le «top» de départ a été donné. Dès lors, les avions se sont positionnés dans l’axe à l’aide des stroboscopes (feux à éclat) allumés. Au total, 66 avions ont ouvert le défilé aérien et 32 hélicoptères l’ont clôturé. Patrouille de France, Rafale, ravitailleurs C135, avion radar, Mirage, Grob 120, C160 Transall, Mirage 2000, Typhoon britanniques, Puma, Caracal…. autant d’aéronefs pour éblouir les milliers de spectateurs toujours fidèles au rendez-vous.
Derrière la synchronisation et la réalisation du passage de ces oiseaux de fer dans le ciel parisien, des hommes et des femmes positionnés sur l’Arc de Triomphe reviennent sur leurs missions. Fortement mobilisés, ils font partie des nombreux aviateurs qui sont la clé de la réussite d’un tel show aérien.
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Le commandant Cédric Tranchon avait déjà participé au show du 14 Juillet 2011 en tant que leader de la Patrouille de France. Cette année, il nous confie ses impressions en tant qu’officier projet du défilé aérien. «J’ai préparé le défilé pendant six mois. En regardant les aéronefs passés, j’en ai ressenti une certaine fierté car c’est l’aboutissement d’un travail de longue haleine. Le matin de la cérémonie, j’étais très tendu, autant que la première fois où j’ai volé au-dessus des Champs-Élysées à la tête de la formation «big nine» de la Patrouille de France, car dans les deux cas, la contrainte de la performance se fait ressentir. Malgré une incertitude météo, l’ensemble du dispositif a pu défiler et je tiens à saluer les équipages qui ont réalisé un excellent travail et offert un très beau spectacle aérien.» |
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Le sergent Julie Légère a été la météorologiste de l’Arc de Triomphe pour la cérémonie du 14 Juillet 2012. Les yeux fixés sur son écran, elle a transmis jusqu’au dernier moment les informations indispensables à la réalisation du défilé aérien. «À partir des informations envoyées par le centre de météorologie des opérations aériennes de Lyon Mont-Verdun, j’ai vérifié le plafond (la hauteur à laquelle se situe la couche nuageuse la plus basse), l’évolution des nuages et la vitesse du vent. À la moindre évolution, j’ai donné directement les derniers chiffres à l’officier projet du défilé aérien. La météo est un critère déterminant dans la réalisation du défilé car en fonction de celle-ci, le dispositif prévu peut diminuer. Au cours de la matinée du 14 Juillet, les nuages sont remontés peu à peu, si bien que tous les avions ont pu voler comme prévu.» |
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Le commandant Gérard Lesur a été le commandant des systèmes d’information et de communication (SIC) interarmées du 14 Juillet 2012. Sa mission : coordonner les SIC d’infrastructure et les SIC aéronautiques indispensables à la réalisation et la surveillance du 14 Juillet 2012. «Je me suis rendu sur les principaux sites créés à l’occasion du dispositif particulier de sûreté aérienne du 14 Juillet 2012 : l’Arc de Triomphe, le site de protection du moulin d’Orgemont, la base aérienne 107 de Villacoublay, les dix postes de guets à vue armés par des caméras Matis ou des jumelles de surveillance, et le site central du Mont-Valérien. Ma mission consistait à vérifier les conditions d’installation, si rien ne manquait d’un point de vue logistique. Je devais également m’assurer que les contacts opérationnels étaient correctement établis entre ces différents sites et les centres de commandement, tels que le centre national des opérations aériennes de Lyon Mont-Verdun. La dernière mission de mes équipes a été d’installer une radio à la Concorde afin que le présentateur de TF1 embarqué à bord d’un Rafale puisse donner ses impressions en direct sur la chaîne.» |
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Le sergent Joël Labardesque, du groupe de télécommunication de la base aérienne 123 d’Orléans, a dormi sur l’Arc de Triomphe pendant deux semaines. Avec ses collègues, il a assuré la permanence et la surveillance des dispositifs déployés place de l’Étoile jusqu’au 14 Juillet 2012. «Je suis arrivé le 18 juin à Paris, avec une équipe de huit personnes. Sur l’Arc de Triomphe, nous avons installé en une semaine les moyens radios, les moyens de transmission des bases aériennes, les systèmes d’information ou encore les remontées vidéo. Puis nous avons testé le matériel et résolu certains dysfonctionnements pour être totalement opérationnels le jour J. Cette année, le plus difficile a été d’obtenir une qualité des images transmises par le drone. C’est la cinquième fois que je participe au 14 Juillet. Avec cet événement, je réalise une de mes meilleures missions, car il y a toujours des évolutions et de plus en plus de moyens déployés. La cérémonie me donne l’opportunité de réaliser en peu de temps tout ce que je fais à Orléans.» |
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