L'armée de l'air s'entraîne pour maintenir sa capacité opérationnelle et son niveau de performance au maximum.
Ces entraînements font l'objet d'exercices nationaux ou internationaux, interarmées et interalliés variés. Leurs objectifs : préparer les forces aux théâtres d'opérations extérieures, affiner leur aptitude au combat, perfectionner leurs tactiques, améliorer l'interopérabilité avec les moyens aériens des autres nations. C'est également l'occasion, pour l'armée de l'air, de transmettre son savoir-faire en matière d'opérations aériennes.
L'exercice SERPENTEX consiste en une préparation opérationnelle en vue d'un déploiement sur un théâtre d'opérations extérieures (Afghanistan, Tchad ). Il se déroule sur la base aérienne 126 de Ventiseri-Solenzara (Corse) et permet de réaliser des missions de close air support (CAS) en environnement interalliés. Son réalisme, la co-localisation des acteurs, l'environnement montagneux et le champ de tir de Diane, permettent à cet exercice de devenir un standard d'entraînement.
SERPENTEX est destiné aux personnels de l'armée de l'air, de l'armée de terre et de la Marine nationale. Cet exercice est également ouvert aux armées étrangères de l'Otan (belges, américaines et anglaises.)
L'entraînement dure quinze jours pendant lesquels les participants accomplissent diverses missions aériennes susceptibles d'être rencontrées sur de nombreux théâtres d'opérations extérieures.
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L'exercice VOLFA consiste en un entraînement tactique mis en oeuvre six fois par an. Il est organisé par le commandement des forces aériennes (CFA) et privilégie une dimension interarmées avec la participation de militaires de l'armée de l'air et de terre.
Cet exercice est essentiel pour la préparation opérationnelle des forces de l'armée de l'air.
De nombreux moyens sont mobilisés, soit au total plus d'une trentaine d'appareils de chasse, de transport, de détection aéroportée, ainsi que des moyens radars et des installations de défense sol-air.
Les scénarios mis en place permettent aux aviateurs de réaliser, de jour comme de nuit, des missions de différents ordres : air interdiction (interdiction aérienne), frappes aériennes dans la profondeur, composite air operations (COMAO ou opérations combinant plusieurs aéronefs de types différents) ainsi que des missions d'aérolargage de personnel et de matériel.
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Crée en 1975, l'exercice Red Flag consiste à simuler les premiers jours d'un conflit majeur impliquant les forces aériennes d'une coalition. De nombreuses missions y sont menées : supériorité aérienne, attaque au sol et appui aérien, opérations de guerre électronique, de recherche et sauvetage au combat, ravitaillement en vol, détection et contrôle aéroporté
Red Flag obéit à un scénario opposant les Blue Forces (forces aériennes amies) aux Red Forces (forces aériennes ennemies). Cet exercice donne la possibilité aux unités d'affiner leur aptitude au combat, de perfectionner leurs tactiques, leurs techniques et leurs procédures.
Pour les pays participant à cet exercice de haut niveau et de grande envergure, il s'agit de mettre en scène un conflit aérien d'une manière très réaliste.
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L'exercice CRUSEX se déroule en Amérique du Sud. Plusieurs nations sud-américaines y participent mais aussi la France, la Guyane étant un département frontalier du Brésil.
Sur un scénario de type " opération de maintien de la paix mandatée par l'Onu ", cet exercice a pour but d'entraîner, d'une part, les unités françaises au déploiement longue distance et d'autre part, le personnel dans les structures JFACC (Joint Force Air Component Command) dans un cadre multinational. Il doit permettre également d'améliorer l'interopérabilité avec les moyens aériens des autres nations et de transmettre le savoir-faire français en matière d'opérations aériennes.
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L'objectif de l'exercice est l'entraînement aux guidages des appareils vers leurs cibles par des contrôleurs aériens avancés confirmés (Forward Air Controler - FAC) dans un contexte tactique simple, se rapprochant des scenarii vécus en Afghanistan.
Pour les FAC, le but est d'effectuer des missions quotidiennes afin de s'entraîner avant leur départ prochain pour l'Afghanistan.
En effet, la difficulté pour les pilotes de chasse réside dans l'acquisition d'un visuel de leur objectif au sol. Le rôle des FAC, déployés à pied sur le terrain, consiste à reconnaître la menace et la désigner aux pilotes au moyen de descriptions les plus précises possibles.
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AIRNUC est un exercice national de sécurité nucléaire (AIRNUC) dont l'objectif est de tester la coordination des différents acteurs de l'organisation nationale de crise nucléaire et de mettre en oeuvre les dispositions prévues par le plan d'urgence des bases aériennes. Cela inclut notamment la mise à l'abri de la population et la maîtrise de l'installation ou du système accidenté.
AIRNUC s'inscrit dans la politique générale d'exercices nationaux visant à vérifier l'aptitude des pouvoirs publics, des civils et des militaires à prévenir toutes formes de risques pouvant peser sur les personnes et sur l'environnement, et à intervenir si nécessaire.
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L'exercice AIREX se déroule en activités aériennes réelles. Il a pour but essentiel d'entraîner les structures de commandement et les unités de l'armée de l'air à mener une opération lointaine dans le cadre de la NRF " NATO Response Force ".
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Le but de l'exercice ATLC est de qualifier "chef de mission" ses participants. Cette qualification permet de diriger l'organisation d'une mission aérienne de grande envergure. Il peut s'agir d'une mission de défense aérienne pure dont le but est de protéger une zone contre un ennemi belliqueux.
Ainsi, pendant les quatre semaines que dure l'exercice, les pilotes y prenant part ont la possibilité de s'aguerrir tactiquement à l'utilisation de leur système d'armes dans toutes sortes de missions complexes tout en bénéficiant d'un environnement réaliste, d'une restitution de bonne qualité et de la présence de différents participants étrangers (Etats-Unis, Angleterre, Jordanie et Pakistan).
Chaque année, l'exercice TLP propose six sessions de quatre semaines d'entraînement tactique. Il offre aux équipages la possibilité de se déployer et d'opérer dans un environnement différent. L'objectif de ce programme est d'augmenter l'efficacité des forces aériennes de l'Otan dans le cadre d'opérations combinées (COMAO-Combined air operation).
A l'issue de ce stage multinational complexe, les équipages qualifiés « chef de patrouille » se verront décerner le label Mission Commander ou chef de mission. Ils auront appris à gérer leur stress, à gagner l'adhésion de l'équipe et à travailler dans un contexte multiculturel.
Le diplôme certifiant l'acquisition des compétences de chef de mission est indispensable pour diriger des missions lors d'exercices d'envergure internationale comme Maple Flag au Canada, Red Flag, aux Etats-Unis ou bien encore, Cruzex au Brésil.
L'exercice s'effectuait initialement en Belgique mais depuis l'été 2009 il se déroule à Albacete en Espagne.
La France s'est vu confier la formation de 18 chefs de mission par an (armée de l'air et Marine nationale) et apporte un soutien considérable en déployant divers moyens : E-3F, C 135 FR, systèmes sol-air, moyens de recherche et de sauvetage au combat (Resco), transport tactique renforcés par la contribution de l'armée de terre et de la Marine.
L'implication forte de la France dans le TLP témoigne de la qualité de la coopération franco-espagnole.
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Droits : Ministère de la Défense