À la fois élégante et majestueuse, la Patrouille de France (PAF) conjugue rigueur, entraînement, concentration et enthousiasme. Les évolutions de la PAF impressionnent partout où elle se déplace, par ses figures à la fois techniques et esthétiques. Peu d’armées de l’air, dans le monde, peuvent s’enorgueillir de tels ambassadeurs.
La Patrouille de France (PAF) est constituée de personnel, issu des différents corps de spécialité de l’armée de l’air, du mécanicien au pilote, en passant par les secrétaires ou photographes. La même flamme brille dans les yeux de tous, celle de la fierté de représenter l’armée de l’air, l’aéronautique française, mais aussi la France. Volontaires pour cette mission, ils ont suivi des chemins différents avant d’arriver à Salon-de-Provence, mais leur expérience acquise sur le terrain n’empêche pas une profonde remise en question, pour se mettre en mode «Patrouille de France».
|
|
|
De nombreux pilotes postulent au sein de la PAF, mais seulement trois intègrent chaque année la prestigieuse formation. Les candidats, qui ont passé avec succès les présélections de leur hiérarchie et de leur état-major, doivent détenir la qualification de chef de patrouille, et justifier d’un minimum de 1500 heures de vol sur avion à réaction. Ils viennent ensuite à la rencontre de l’équipe en place, et effectuent au moins un vol en place arrière. Ils sont alors choisis sur le principe de cooptation, c’est-à-dire que ce sont les pilotes de la Patrouille de France qui choisissent leurs successeurs. Ce dernier niveau de sélection a une dimension plus humaine, car il prend en compte le caractère et la sociabilité des candidats. Ce critère est primordial car la bonne entente entre les membres de l’équipe est vitale pour la stabilité et la cohérence du groupe.
|
|
|
Chaque été, le spectateur peut admirer les prouesses qu’exécutent les pilotes à bord de leurs Alphajet au cours des différents meetings ou manifestations aériennes. Pour réaliser cette chorégraphie, les pilotes s’entraînent inlassablement au cours de la saison hivernale. Chaque figure, après avoir été conçue et minutieusement analysée a sol, est ensuite réalisée en vol. Lorsqu’elle est bien assimilée par tous, l’équipe ajoute des changements de formation puis, plus tard, les fumées blanches ou tricolores. La patrouille enchaîne ensuite les différentes figures pour donner naissance à la série.
Le pilotage à la Patrouille de France s’inscrit dans le prolongement de celui acquis sur avion de chasse. À cela, il faut ajouter la spécificité de cet art particulier qu’est la voltige en patrouille serrée à huit avions, et à très basse altitude (entre 30 et 1 500 m de hauteur selon les conditions climatiques). Lors des vols, les avions évoluent en effet à des vitesses comprises entre 300 et 900 km/h. Ils sont distants d’environ 2 à 3 m, faisant subir à leur pilote des accélérations variant de –3 à +7g.
Droits : © Armée de l'air