Père militaire, attiré par les valeurs de la Défense ou encore passionné d’aéronautique militaire, quatre « sigémistes » témoignent de leur vocation militaire. Ils jugent le thème du SIGEM « commander aujourd’hui » fédérateur.
D’où vient votre vocation pour les armes ?
Pierre Bertrand, 23 ans, élève en 2ème année à Saint Cyr l’Ecole
Depuis que je suis tout petit, je ne me voyais pas vivre sans porter l’uniforme ! J’ai toujours voulu être militaire. Ayant un père officier de Marine, j’ai baigné dans cet univers depuis mon enfance. Je voulais être commandant de Marine, hélas, j’ai découvert que j’étais inapte à la plongée alors je me suis tourné vers l’armée de terre et je trouve cela fabuleux aussi.
Grégoire Maffre, 21 ans, deuxième année à l’Ecole de l’air
Ce sont les bandes-dessinées que je lisais à 8 ans, comme Buck Danny qui m’ont donné envie d’entrer dans l’armée. Je suis le seul militaire de ma famille. Je voulais participer au métier aéronautique et être un acteur de la défense.
Aspirant Colomba Frassati, 23 ans, 1ère année de l’Ecole des officiers du commissariat de la Marine
J’ai choisi l’armée pour son cadre de vie stimulant et parce qu’elle incarne des valeurs qui ont du sens pour moi et dans lesquelles je me retrouve. J’ai choisi le corps particulier du commissariat car cela demandait un certain niveau d’étude (je l’ai intégré après deux ans de prépa littéraire, et 5 ans à l’IEP de Bordeaux) tout en proposant des débouchés extrêmement variés tels que les ressources humaines, la communication etc.
Aspirant Thomas Braun, 21 ans, en première année de l’Ecole polytechnique.
J’ai toujours voulu entrer dans l’école de l’air, mais comme ma nationalité (luxembourgeoise) ne me le permettait pas administrativement, j’ai tenté et réussi le concours de l’X. Mais je sais qu’il m’est possible d’intégrer l’école de l’air en 4ème année, c’est donc toujours une carrière que je peux envisager.
Que pensez-vous du SIGEM ?
Pierre Bertrand : C’est une bonne chose ce séminaire interarmées, car il nous donne l’occasion de rencontrer des élèves-officiers de tout bord et avec lesquels on sera amené à travailler. C’est important de rencontrer ces élèves, cela nous donne un aperçu de la manière dont ils travaillent et cela nous permet de sortir de notre microcosme. C’est super sympa ce séminaire, en plus, vu que je viens du Lycée naval, j’ai retrouvé beaucoup de camarades.
Grégoire Maffre : Ce séminaire est un bon moyen pour échanger avec mes camarades d’autres armées mais ça n’est pas la seule rencontre de l’année, on se retrouve aussi pendant le 14 juillet et le 11 novembre par exemple.
Aspirant Colomba Frassati : La dimension interarmées est importante et le SIGEM est un bon moyen de découvrir des camarades d’autres écoles. Etant donné que le commissariat sera bientôt interarmées, c’est une bonne chose d’y être confrontée.
Aspirant Thomas Braun : Je n’étais pas obligé de participer au SIGEM, j’y suis allé volontairement, car je n’ai pas envie de perdre contact avec l’armée et cela me permet également de revoir mes camarades de promotion.
Que vous évoque le thème de cette année : commander aujourd’hui ?
Pierre Bertrand : Le commandement est un thème capital dans un monde où comme l’a souligné le CEMA, tout bouge, tout change et de manière rapide. Les personnes avec lesquelles on travaille changent et les évolutions sont de plus en plus nombreuses, mais ce qui est bien c’est que cela nous permet de vivre avec notre temps.
Grégoire Maffre : Concernant le thème du séminaire, c’est un bon complément à ce qu’on voit et à ce que l’on apprend quotidiennement.
Aspirant Colomba Frassati : Le commandement est un thème fédérateur. Nous venons de formations très diverses pour le SIGEM et c’est notre point commun. Commander n’est pas manager : c’est la spécificité du militaire. Le séminaire est un moyen de nous mettre les idées en place à ce sujet et de nous rappeler ce qu’on savait déjà dans les grandes lignes.
Aspirant Thomas Braun : Le thème : « commander aujourd’hui » me touche également et j’y vois un rapport direct avec mon activité actuelle. Je suis en stage à Lyon en tant qu’éducateur dans un lycée avec des jeunes à troubles comportementaux. Le séminaire est donc une réponse à certains problèmes auxquels je suis parfois confronté. Je crois après que le commandement est un état d’esprit qu’il faut comprendre par soi-même, le SIGEM ne nous donne qu’une impulsion de départ.