masthead_002 masthead_001 masthead_004 masthead_003
Actualités
Thématiques :International|Opérations|La vie du ministère|La réforme|Communauté Défense|Economie et technologie|Mémoire et culture
Accueil | Actualités | SIGEM 2011 | Militaires et journalistes : deux mondes se découvrent à l’occasion du SIGEM

Militaires et journalistes : deux mondes se découvrent à l’occasion du SIGEM

Retour

Mise à jour : 23/03/2011 17:35  - Auteur :  Marguerite de Baudoüin

Le SIGEM accueille les élèves-officiers des grandes écoles militaires mais également des étudiants de l’Institut européen de journalisme. Ils assurent la couverture médiatique du séminaire et présentent chaque jour un journal télévisé. Ils préparent également les jeunes militaires à la relation avec les médias.

C’est la tradition du SIGEM : les élèves officiers ont droit chaque jour à un journal télévisé en direct de l’amphithéâtre Foch, réalisé et présenté par des étudiants en journalisme. Un moment de détente où leur est retracée l’actualité du jour. Mais on trouve également des reportages sur la vie quotidienne des sigémistes : leur ressenti, leurs attentes et parfois même, leurs virées nocturnes….

Ils vivent à petite échelle mais de manière réaliste la relation militaire-média pendant le SIGEM.

« Rendre compte au citoyen »

Une élève officier de Saint-Cyr témoigne : « Le JT est vraiment amusant. Ce qui est sympa c’est de voir les reportages sur les sigémistes, ça met une bonne ambiance ». Sur la relation entre les médias et les militaires en général, elle ajoute : « Les médias ne me font pas peur, mais ils représentent l’avis tranché de l’opinion publique. Et parfois celle-ci caricature le militaire sans comprendre ou connaître des valeurs tel que le sacrifice ultime qui sont pourtant propre à ce métier ».  « Il est important que les gens sachent ce qui se passe en mission, mais il ne faut pas que ce soit un obstacle au métier militaire », ajoute-t-elle.

Un autre élève-officier de Saint-Cyr ajoute : « En tant que militaire, nous savons que nous ne pouvons pas forcément tout dire aux journalistes . Nous devons rester discrets. Mais je trouve la présence des médias importante pour favoriser le lien armée-nation. En France, on ne parle pas assez des forces déployées sur le terrain. C’est pourtant ce qui intéresse les journalistes. » Elle poursuit en donnant son avis sur la qualité des JT quotidiens du SIGEM : « Dans le premier JT, il y avait un problème dans la succession des sujets, cela manquait de sens. Sinon, je les trouve vraiment biens et représentatifs de l’actualité du séminaire. Pour nous, c’est un aspect méconnu des armées qu’ils traitent de manière ludique et intéressante». «Nous sommes obligé de rendre des comptes aux citoyens, ils doivent être au courant de ce qu’il se passe, même dans les armées. »

 

« Cette découverte du monde militaire est une bonne surprise »

Coté journaliste, Alexandra Roost élève à l’Institut Européen de Journalisme (IEJ), considère le SIGEM comme une « expérience très intéressante, que ce soit pour le JT qui nous entraine au direct, comme pour les reportages « à froid » que nous avons montés sur le monde militaire avant ces 10 jours : au Kosovo, sur le mistral, par exemple.» La relation avec les élèves officiers se passe plutôt bien. Les journalistes ont vus venir vers eux des sigémistes rassurés : « Nous avions peur des micros trottoirs, de la déformation de nos propos, mais le contact est très sympa et pas du tout faussé avec les journalistes», confient-ils.

Plus largement, la jeune journaliste ajoute : « lors de nos reportages pour le SIGEM, nous avons toujours été très bien reçus par les militaires, et parfois même ceux-ci sollicitaient notre présence ». Pour Annabelle Rouleau, autre étudiante en master radio-Tv à l’IEJ, « le SIGEM est un moyen de découvrir le monde des armées que j’ignorai totalement. Le rythme est soutenu entre la préparation quotidienne du JT et l’accompagnement des jeunes officiers. Mais nous avions effectué une formation en amont, à la fois professionnelle et psychologique pour être préparés au séminaire ». Elle ajoute : « Cette découverte est une bonne surprise. Je suis partie avec un état d’esprit mitigé, à cause du côté autoritaire de l’armée, mais maintenant je me rends compte que le respect n’est pas que hiérarchique, il est aussi humain. La relation média-militaire est donc amicale, surtout que nos JT, aux sujets ludiques, représentent un moment de détente. »

Amenés à collaborer régulièrement dans le futur, les militaires et les journalistes ont pu vivre cet échange quotidiennement pendant le SIGEM. En plus des relations professionnelles, de réels liens amicaux se sont créés entre étudiants et élèves-officiers.

Haut
Copyright Ministère de la Défense 2013 | Mentions legales