La 11eme édition du SIGEM s’est terminée le 24 mars. Ce séminaire a été clos par Gérard Longuet, ministre de la défense et des anciens combattants, qui s’est adressé aux 500 élèves officiers à l’Ecole militaire (amphithéâtre Foch).
« Le SIGEM vous a permis de parler de votre carrière et de la façon dont vous allez forger la compréhension des ordres de la France ». C'est en ces mots que Gérard Longuet, ministre de la Défense et des anciens combattants, a commencé son discours de clôture du SIGEM.
« Douze écoles militaires se sont rassemblées pour coopérer, se rencontrer, se confronter dans le cadre du SIGEM, afin de mieux se connaître. C’est important d’apprendre à se connaître, que les jeunes cadres tissent un lien d’amitié, car c’est un excellent investissement pour nos armées et pour votre enrichissement personnel » a-t-il souligné.
Le ministre est revenu sur le thème de cette 11ème édition : « Commander, c’est un thème pertinent. Nous découvrons avec regret ce manque de l’expérience du passage dans l’armée de conscription chez nos jeunes cadres de l’industrie ou du service. L’art de commander ne s’improvise pas, il n’est pas formel, il est profond. La force du commandement militaire permet de s’adresser tranquillement, sereinement, avec confiance pour entraîner ses hommes vers leur objectif. Aujourd’hui, le niveau de culture et d’information est tel que l’exercice du commandement n’a jamais été aussi exigeant ».
Gérard Longuet a également rappelé la responsabilité des futurs chefs: « Le commandement doit être assuré, mais il est parfois soumis aux aléas et aux imprévus. Commander, c’est être détenteur d’une activité dans un système. Cela vous donne un devoir vers lequel vous devez tendre dans l’exercice de votre métier. »
Le ministre a ainsi précisé les trois qualités d'un commandement rationnel:
Le commandement est fondé sur des compétences telles que la culture générale, la réflexion et la culture historique. « vous ne commandez bien qu’au prix de cette exigence de soi personnelle que vous vous donnez. »
Le ministre a poursuivi son allocution, en s’adressant aux élèves-officiers en ces termes forts: « Nous vivons dans une société de l’émotion, de l’instantanéité où l'on demande une réaction immédiate et superficielle. C’est exactement l’inverse du commandement qui suppose une analyse dans la relation avec l’autre au-delà de l'instantanéité et de l’émotion, afin de le faire participer, comme vous, sur le terrain où vous voulez l’engager pour obtenir un résultat. »
En fin de discours, le ministre a rappelé la finalité principale du métier des futurs officiers:« Le commandement vous offre la qualité d’être des meneurs d’hommes. »
Les participants ont eu l’occasion de poser des questions qui ont porté notamment sur le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, les événements en Libye et l’instabilité en Afrique du nord.