La plus grande rencontre internationale jamais organisée en Afghanistan s’est ouverte mardi 20 juillet à Kaboul. Des représentants de plus de 70 nations et organisations ont discuté du transfert de la sécurité du pays aux autorités locales.
C’est dans une capitale afghane sous tension qu’a débuté la conférence internationale sous l’égide du président afghan Hamid Karzaï et du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. Une quarantaine de ministres des affaires étrangères dont la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton et le ministre français Bernard Kouchner étaient présents.
Dans son discours d’ouverture, Hamid Karzaï s’est dit « déterminé » à ce que les forces afghanes assurent la sécurité de l’ensemble du pays d’ici la fin 2014. Un objectif que la communauté internationale a adopté dans le communiqué final de la rencontre.
« La transition se fera graduellement, sur la base d’un examen sobre de la situation politique et sécuritaire, afin qu’elle soit irréversible », a toutefois précisé le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen.
Bernard Kouchner, a quant à lui, rappelé la promesse du président Nicolas Sarkozy « la France restera aussi longtemps que nécessaire », et a conclu en invitant tous les participants de la réunion à « se battre pour la paix ».
Cette conférence doit marquer une nouvelle étape dans le processus d’émancipation du gouvernement afghan qui devra pouvoir diriger le pays et se défendre seul une fois les troupes de l’OTAN parties.
Aujourd’hui, près de 150 000 membres des forces internationales sont engagés en Afghanistan. De son côté, la France a déployé 3 750 militaires sur le territoire avec une double mission : sécuriser les zones placées sous commandement français et soutenir la monté en puissance de l’armée nationale afghane.