L’année 2013 est symbolique à bien des égards pour l’Eurocorps. Retour d’une mission d’un an en Afghanistan, vingtième anniversaire, mais aussi cinquantenaire du traité de l’Elysée entre la France et l’Allemagne, les pays qui sont à l’origine de l’Eurocorps. Le 31 janvier 2013, Strasbourg célébrait ces événements. Retour sur une structure militaire unique en son genre.
Strasbourg était en fête, jeudi 31 janvier 2013, pour célébrer la reconstitution de l’Eurocorps, place Broglie, en plein cœur de la ville. Après deux missions en Afghanistan, dont la dernière a pris fin il y a quelques jours à peine, l’Eurocorps fêtait l’épilogue de son engagement. Il soufflait aussi ses bougies. Vingt ans d’existence et d’expérience. Depuis le conseil franco-allemand de La Rochelle qui donna naissance au corps européen, en 1992, celui-ci s’est développé, agrandi, pour devenir une structure militaire multinationale de haut niveau.
« L’Eurocorps, c’est d’abord le témoignage concret de la réconciliation franco-allemande », selon le général de corps d’armée Olivier de Bavinchove, commandant l’Eurocorps.
D’une étape dans le rapprochement entre Français et Allemands, l’Eurocorps est devenu l’un des symboles de la coopération militaire internationale. Sa force, le corps européen la puise justement dans sa multi-nationalité. Pour le général Olivier de Bavinchove, « la multi-nationalité de l’Eurocorps apporte réellement une plus-value exceptionnelle, car il se base sur une préparation en commun des nationalités ».
Ce constat, le commandant de l’Eurocorps le fait en particulier dans le contexte de l’opération en Afghanistan : «Les hommes étaient bien préparés, ils maîtrisent les procédures de l’Otan, mais surtout, ils ont l’habitude de comprendre les différences. Cette capacité a été saluée, notamment dans le cadre des travaux avec les Afghans. »
Après vingt ans d’existence et des missions menées sur des théâtres complexes comme la Bosnie-Herzégovine, le Kosovo et l’Afghanistan, le corps européen fêtait son retour et ses racines, tout en étant tourné vers l’avenir : « [l’Eurocorps] doit à nouveau se préparer, être prêt à agir si les circonstances l’exigent. C’est ainsi qu’il répondra le mieux aux vœux de ses pères fondateurs : agir pour la paix », conclut-il.