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Premier de cordée en milieu périlleux

Mise à jour : 31/01/2012 17:37  - Auteur :  Grégoire Chaumeil

Acrobate du sauvetage et spécialiste des interventions délicates en altitude ou en profondeur, Nicolas Lordel est sergent au Groupe de recherche et d’intervention en milieu périlleux (Grimp).

À 32 ans, ce sergent chez les sapeurs-pompiers de Paris affiche un regard bleu-cendre et un nez esquinté de boxeur. Ce matin-là, il débute le premier round de la journée : un exercice « de routine » d’hélitreuillage dans le parc de Saint-Cloud.

Spécialité : le sauvetage « acrobatique »  

Coiffé d’un casque, harnaché d’un baudrier, de mousquetons et de cordes, Nicolas a l’allure d’un alpiniste de haute montagne. Et pour cause, il fait partie du Grimp, l e Groupe de recherche et d’intervention en milieu périlleux. Ces acrobates du sauvetage sont les spécialistes des interventions délicates en altitude ou en profondeur. Au sommet d’un édifice ou dans les tréfonds des catacombes, leur concours est réclamé lorsque la situation dépasse le cadre des capacités traditionnelles des pompiers. Par exemple, lorsque l’état de la victime nécessite une évacuation par hélitreuillage ou par brancardage le long de la façade d’un immeuble. À la caserne d’Issy-les-Moulineaux, leur quartier général, ils ne sont que 54 spécialistes comme Nicolas pouvant être appelés à intervenir sur un secteur qui couvre l’ensemble de l’agglomération parisienne et sa petite couronne. Basés non loin de l’héliport de Paris, ils sont susceptibles d’être héliportés en temps record sur le lieu d’un sinistre. À l’évocation d’« unité spéciale », il grimace et récuse l’intitulé, tout comme celui de « notoriété ». Pourtant, lui et ses hommes assurent régulièrement le spectacle auprès des touristes et des passants alors qu’ils s’entraînent à escalader la tour Eiffel ou un édifice du quartier d’affaires de La Défense.

« Transmettre mon expérience »

Nicolas Lordel est un enfant du Grimp. Il rejoint les rangs des sapeurs-pompiers à 20 ans. « Pour faire partie du Grimp, il faut au moins quatre ans d’ancienneté à la brigade et subir ensuite une sélection éprouvante. Ancien pompier volontaire, j’avais déjà les qualifications et les diplômes requis pour prétendre intégrer l’unité. J’ai donc été directement muté à la caserne d’Issy. J’étais une exception, le plus jeune, un enfant presque. » À ce jour, il est le plus aguerri des hommes du Grimp et considère sans amertume la jeune génération de pompiers qui prendra sa relève : « J’ai un défaut, je leur parle souvent des anciens et de leurs enseignements. Mais c’est parce que j’aime par-dessus tout transmettre mon expérience. » Une expérience faite de départs précipités, de sauvetages en catastrophe, de claps de fin heureux ou moins heureux : « Certaines images restent imprimées dans ma mémoire. Oui, elles se rappellent à moi de temps à autre. » Un jour, le sergent Lordel est dans les entrailles d’un tunnel en chantier d’une autoroute en proie aux flammes, le lendemain au sommet de la basilique du Sacré-Cœur pour évacuer une personne intransportable par les voies habituelles. « Je ne sais jamais à l’avance de quoi demain sera fait et c’est pour cette raison que je me suis engagé dans cette spécialité. Ce n’est ni par passion pour l’escalade, ni par goût du risque ! »

Portrait réalisé en novembre 2011 par Grégoire Chaumeil

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