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Le quatrième homme

Mise à jour : 31/01/2012 17:39  - Auteur :  Aude Le Calvé

Lycéen, il rêvait d’action. « Colt » est aujourd’hui comblé. Il sert dans un Caracal dédié au transport et à l’appui de commandos des forces spéciales.

L’homme qui tombe à pic, c’est lui. « Colt » – pseudonyme emprunté à la série télévisée – est le premier volontaire à avoir été recruté à Pau comme membre d’équipage des opérations spéciales par le 4e Régiment d’hélicoptères des forces spéciales. Cette unité est dédiée au transport et à l’appui des commandos, jour et nuit, quel que soit le type d’environnement. Quatrième homme après le commandant de bord, le pilote et le mécanicien navigant, le sergent-chef Colt est un pionnier de cette spécialité créée en 2008 et jugée essentielle pour réaliser les missions du régiment.

De Fontevraud à Kaboul

Il signe en 1999 son engagement dans un régiment de cavalerie basé à Fontevraud et participe bientôt à une mission dans les Balkans comme pilote et tireur sur char Leclerc. Mais l’environnement de travail sur blindé ne lui plaît guère. L’année suivante, il rejoint le peloton de reconnaissance et de balisage du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau, subordonné à l’aviation légère de l’armée de terre. Au cours de ses missions, il reconnaît notamment des plots de ravitaillement d’hélicoptères, escorte des convois de carburant… En Afghanistan, il entre dans le vif du sujet : « Sur Kaboul et ses environs, lors d’évacuations sanitaires ou de ravitaillement en munitions au profit d’unités prises sous le feu, j’assurais la sécurité de l’équipe débarquée et de l’appareil avec l’équipe de protection », explique-t-il, honoré d’avoir aidé des combattants à s’en sortir indemnes.

En 2008, Colt postule pour devenir membre d’équipage des opérations spéciales. Il réussit les tests de sélection et suit un cursus de formation d’un an (tir, stage de survie en mer, gestion du stress). Depuis, les missions s’enchaînent. Au même titre que son équipage, il réalise près de la moitié de ses heures de vol en opérations extérieures (Opex), soit près de 150 par an.

Sang-froid et confiance

Discret sur ses activités opérationnelles, c’est cependant avec passion qu’il parle de son métier. Sa force, c’est sa nature

 : attentif à tout, méthodique et consciencieux. « Avant chaque vol, j’équipe la soute en fonction des missions et je vérifie le matériel. En l’air, harnaché à une ligne de vie, je donne le “go“ aux commandos, j’accroche les cordes lisses ou de rappel pour leur dépose et je gère leur récupération à terre ou en grappe », détaille-t-il. Il effectue également la liaison entre l’équipe navigante, à l’avant de l’appareil, et les commandos à l’arrière. « En phase de dépose, je m’assure de la nature du sol et vérifie que les abords proches sont exempts d’obstacles (gros cailloux, branches, arbres). Le pilote se laisse guider par ma voix pour positionner l’appareil. Je peux même prendre les commandes sur quelques mètres, grâce à un “minimanche“ situé en soute… », poursuit-il. Son sang-froid lui est bien utile lors des phases les plus dangereuses. « Là, j’utilise une arme de sabord MAG 58 dédiée au Caracal : une mitrailleuse de gros calibre (7,62 mm) qui tire 1 000 coups par minute », dit-il calmement. Soudé à l’équipage, il garde la tête froide en toutes circonstances. « Nous formons un tout. La confiance entre nous est totale ! »

Portrait réalisé en juillet 2011 par Aude Le Calvé

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