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Pleins fards sur une grimeuse

Mise à jour : 24/09/2012 17:05  - Auteur :  Nelly MOUSSU

Aide-soignante à l’hôpital d’instruction des armées Desgenettes de Lyon, Bernadette Chouteau est passionnée par son métier, qu’elle exerce depuis 1992, et par la vie militaire. Pour retrouver plus souvent « le terrain », elle a ajouté le grimage à ses compétences.

"Mets ta fausse plaie en mousse et je te rajouterai du sang ! », lance Bernadette Chouteau, piochant dans sa mallette de maquillage pour grimer Christophe en blessé de guerre. Avec quelques collègues de l’hôpital d’instruction des armées Desgenettes, ils participaient en mai dernier au stage Médichos de Chamonix. Une formation pour laquelle les aides-soignants jouent les figurants au profit des médecins et des infirmiers qui s’entraînent à traiter des patients en milieu hostile. « Comme pour réaliser un film, nous disposons de sang artificiel, de gel “effet cloque”, de liquide ”effet sueur”… », énumère Bernadette.

Cette aide-soignante de classe exceptionnelle est entrée au Service de santé des armées par vocation au début des années 1990. Par curiosité, elle a ajouté le grimage à ses compétences en 2007. « Je côtoyais des grimeurs dans mon service, et ils m’ont invitée à suivre leur formation au Centre d’instruction aux techniques de réanimation de l’avant (Citera) de Lyon. J’y ai appris des procédés de cinéma : par exemple matérialiser une peau cyanosée avec quatre teintes de fards ou utiliser du savon beige pour simuler un os brisé ! » Cette nouvelle activité passionne Bernadette. Elle lui permet « de se rendre plus souvent sur le terrain, de sortir du milieu hospitalier » de Desgenettes où elle exerce depuis 1992. À cette époque, elle est volontaire pour effectuer son service militaire en tant qu’aide-soignante avant de s'engager comme civile de la Défense. Son statut évolue une nouvelle fois en 1998 : elle est recrutée comme militaire infirmier technicien des hôpitaux des armées. Rompue au terrain, Bernadette est partie plusieurs fois en mission, à Djibouti et en Côte-d’Ivoire.

Le grimage est un moyen de retrouver « le contact avec les unités, le treillis qu’on ne porte que dans ces occasions. Bref, la vie de militaire ! » De l’école de santé des armées de Lyon-Bron aux entraînements du camp de La Valbonne en passant par les stages Médichos organisés par le Citera de Lyon, Bernadette joue également les blessés dès que l’occasion se présente. Pour illustrer d’authentiques blessures, Bernadette utilise du maquillage mais aussi des prothèses, comme une guêtre peinte pour simuler un bras brûlé. « C’est nécessaire lorsque plusieurs stagiaires doivent s’entraîner car le maquillage, s’est parfait pour le premier qui passe, se dégrade au fur et à mesure et le dernier ne comprend plus rien aux blessures ! » Le grimage n’existe que depuis quelques années. Auparavant, un panneau indiquait la pathologie du figurant. Aujourd’hui, il permet au médecin ou à l’infirmier de chercher de quoi souffre le « patient ». Chaque grimage a du sens et appelle un acte médical. « Et lorsque nous endossons le rôle du blessé, nous pouvons réagir en fonction du traitement administré, devenir très calme ou nous mettre à hurler », ajoute Bernadette. Un jeu d’actrice qu’elle apprécie, mais dans l’intérêt de l’équipe médicale. Car en dehors des entraînements, elle laisse aller son naturel enjoué et chaleureux. Sans fard.

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