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Mars 2012 - Les femmes et la Défense

Mise à jour : 07/03/2012 16:47

Qu’elles soient militaires ou civiles, déployées en opération extérieure ou agissant en mission sur le territoire national, chacune participe à la mise en œuvre de la politique de défense de la France.
Elles représentent plus de 35000 militaires qui servent aujourd’hui dans les armées françaises, soit 15% des effectifs. Depuis une quinzaine d’année et la professionnalisation des armées, les femmes sont de plus en plus nombreuses à rejoindre le monde de la défense, plaçant l’institution au premier rang des armées européennes sur ce point.
Aujourd’hui, la quasi-totalité des spécialités et des postes sont ouverts aux femmes. Leur évolution au sein de la hiérarchie se révèle naturelle et progressive. Ainsi, 16 officiers généraux sont actuellement des femmes.
A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes du 08 mars , découvrez une sélection de portraits.

J’ai trouvé dans la Défense un espace de créativité

Éveline Spina est Ingénieure générale de l’armement, directrice de DGA Techniques navales (sites de Toulon et de Brest) et du Groupe d’études sous-marines de l’Atlantique (GESMA). Dans la Défense depuis 1988, cette femme de caractère a su trouver sa place et allie depuis travail et passion au quotidien. Chimie, poudres, armements et maintenant systèmes navals n’ont pas de secret pour elle.

« Dans ma carrière, j’ai toujours fait des choix originaux, disons peu communs pour une femme, mais je me suis toujours sentie libre. J’ai ainsi été la seule aspirante femme embarquée pour un an sur un navire. Très formateur ! En fait, c’était surtout difficile pour les officiers mariniers de se positionner, par manque d’habitude. Aujourd’hui, tout a beaucoup évolué et si certains domaines restent majoritairement masculins pour des raisons d’affinités je pense, le fait d’être une femme ne pose vraiment plus aucun problème », raconte Éveline Spina. Désireuse de s’affirmer dans un monde d’hommes, le domaine de l’armement l’a également attirée pour son caractère à la fois « atypique et confidentiel ». Son diplôme de l’ENSIETA en poche, spécialité chimie-poudres-pyrotechnie, elle occupe différents postes liés à la pyrotechnie et au dépiégeage à Toulon. Sa volonté d’aller de l’avant la pousse à relever de nouveaux challenges. En 1993, elle intègre le corps des Ingénieurs de l’armement par concours professionnel, et devient commandant de la Pyrotechnie du Service des programmes navals (SPN - Toulon). Une fonction qu’elle assume de 1993 à 1999.

Une femme de tête et de défis

Les défis professionnels qu’elle relève la forment à tenir la barre. Aux affaires internationales navales d’abord (SPN/AI), puis en tant que chef de bureau des programmes navals (DPM) et comme sous-directrice technique du Centre technique des systèmes navals (CTSN), elle développe son expertise du réseau consulaire, des méthodes de conduite des programmes d’armement, des mécanismes de finances publiques et de l’administration. « J’ai toujours souhaité apprendre et m’amuser dans mon métier. À chaque fois, j’ai essayé d’ouvrir de nouveaux espaces. Après dix ans sur le terrain dans la pyrotechnie, j’ai décidé d’élargir mes compétences à l’ensemble des programmes navals et à la recherche et développement ». Passionnée comme au premier jour, elle s’efforce de transmettre cette dynamique et s’est désormais fixé pour objectif de préparer l’avenir du centre d’essai et d’expertise qui compte 500 personnes. « À mon poste, il y a un temps pour la stratégie, pour le dialogue, et pour la décision. Je m’efforce d’envisager l’évolution du centre en termes de compétences et de moyens, de définir les grandes directions. Dès mon arrivée j’ai souhaité partager ma pratique du tissu industriel. Il me semble en effet essentiel de mieux considérer la relation que la DGA peut avoir avec ses industries, ce qui valorise les espaces de dialogue ».

« Je suis assez loin de mon point de départ, mais les années que j’ai passées sur le terrain m’ont donné les fondements que je mobilise aujourd’hui : le sens des responsabilités, de la décision, du management, les connaissances techniques et du milieu marine. Quand je regarde mon parcours a posteriori, je lui trouve une logique. Et surtout, je me rends compte de tout ce que j’ai acquis au travers de mes expériences ». Un savoir-faire acquis sur le terrain, qu’elle entend bien mettre au service de la DGA !

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