Les troupes africaines sont à l’honneur de l’édition 2010 du défilé du 14 Juillet. Pour célébrer le 50e anniversaire de l’indépendance de leur pays, des unités de treize États d’Afrique francophone ouvriront le défilé des troupes à pieds.
Comme à l’accoutumée, c’est le défilé aérien qui entamera les festivités, Patrouille de France en tête. Plusieurs avions emblématiques de l’aéronavale comme le Super Étendard modernisé, le Rafale M ou encore l’Atlantique 2, survoleront la plus belle avenue du monde pour célébrer le centenaire de l’aviation embarquée.
A l'honneur également, les régiments de retour d'Afghanistan, les régiments revenus du Liban (mandat de la FINUL), les marins de l’opération Atalante et les formations ayant participé aux opérations de sauvetage en Haïti après le séisme de janvier 2010.
Ce défilé est aussi l’occasion de plusieurs premières et d’une dernière. Premier défilé pour les soldats du 13e régiment de dragons parachutistes (13e RDP). Ces « invisibles », spécialistes du camouflage et du renseignement, sont plus habitués à éviter les caméras qu’à s’y exposer. Une première également pour les jeunes de la nouvelle École des mousses et pour l'équipe de voltige de l’armée de l’air (EVAA).
Et une dernière en revanche pour l’équipage du porte-hélicoptères Jeanne d’Arc. Le bâtiment-école des jeunes aspirants de l’école navale a été récemment retiré du service.
Après avoir descendu les Champs-Élysées, les unités participant au défilé rejoindront chacune un arrondissement de Paris ou une ville de la petite couronne, pour participer à l’opération « Les Parisiens et les Franciliens accueillent leurs soldats ».
Huit régiments déployés au Liban (en 2009 ou aujourd’hui encore) descendront les champs Elysée le 14 juillet prochain.
Les militaires français au Liban interviennent dans le cadre de l’opération Daman, nom de la participation française à la Force intérimaire des nations unies au Liban ( FINUL).
La France est le deuxième contributeur en troupes de la FINUL avec environ 1 500 soldats.
Plus d’une centaine de ces hommes sont affectés dans les états-majors de la FINUL, et environ 1 300 arment le Groupement tactique interarmées (GTIA) avec une double mission de force de rédaction rapide (QRF : « quick reaction force ») et de contrôle de zone.
Outre ses différentes missions, dont celle de contrôler la cessation des hostilités entre Israël et les milices sud-libanaises, le GTIA mène des actions au profit de la population libanaise : dépollution de zones minées, aide médicale, projets de reconstruction... Il évolue dans un cadre multinational et se coordonne avec les unités voisines de la FINUL. Les contacts avec l'armée libanaise sont quotidiens, notamment avec la 11e brigade mécanisée libanaise qui partage une partie de sa zone avec le GTIA.
À l'origine, la FINUL a été créée, en 1978, par le Conseil de sécurité de l’ONU, pour confirmer le retrait des troupes israéliennes du sud du Liban, pour restaurer la paix et la sécurité et enfin, aider le gouvernement libanais à assurer le rétablissement de son autorité dans la région. Aujourd’hui, la FINUL aide principalement les forces armées libanaises (FAL) à contrôler la zone sud du Liban.
Carine Bobbera