En 2012, l'Agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l'information (Enisa) a publié plusieurs documents liés à la cybersécurité, notamment un guide des bonnes pratiques « cyber » des pays de l’Union Européenne. Ulf Bergstrom, le porte parole de l’Enisa, revient sur le rôle de cette entité et ses projets.
Quel est le rôle de l'Agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l'information (Enisa) ?
En tant que centre d’expertise en cybersécurité, nous aidons les Etats-membres et les institutions Européennes à améliorer la sécurité de leurs réseaux. Pour cela, nous recueillons des informations sur la cybersécurité de chaque pays et partageons les « bonnes pratiques ». En septembre 2011, nous avons également créé une équipe d'assistance mobile qui agit au profit des Etats-membres. Cette unité a effectué plus de 40 missions d'assistance en une année.
L’Enisa semble affirmer son rôle au sein de l’Union Européenne…
Oui, et c’est notamment parce que la cybersécurité est devenue une question importante pour les gouvernements. Cette année, nous avons publié plusieurs documents, parmi lesquels « un guide des bonnes pratiques », inspiré de ce que mettent en place les Etats membres.
Quels sont vos projets?
Nous souhaitons développer notre travail sur l’anticipation des futures cyberattaques. Si nous pouvons prédire comment et quand elles seront lancées, nous pourrons avoir une longueur d'avance pour les éviter. Travailler sur ces questions au sein d’une entité européenne est essentiel. Aucun État n’a toutes les réponses en matière de sécurité informatique. Il faut donc collaborer plus étroitement, c’est pourquoi l’Enisa contribue à l’élaboration d’ une stratégie de cybersécurité européenne et participera au prochain « Cyber Europe 2012 », le deuxième exercice de cybersécurité mené conjointement par l’Union Européenne et les États-Unis.