Refondé par le Ministre de la défense, en mai 2003, comme instance indépendante exprimant une volonté lucide et déterminée de défense et de sécurité, le Conseil économique de la défense anime un dialogue entre responsables à la compétence reconnues : professionnels de la défense ; personnalités actives de l’entreprise, de l’économie, de l’international, de l’université, des médias, des administrations civiles ; ou représentants de la politique et du parlement.
Animé par son président, Philippe Esper, le Conseil est composé de :
- cinq personnalités : Jacques Audibert, directeur général au Ministère des affaires étrangères et européennes ; Bernard Bigot, administrateur général du Commissariat à l'énergie atomique ; Christian de Boissieu, président délégué du Conseil d’analyse économique ; Christophe Jaffrelot, directeur de recherche au Ceri/Sciences-Po ; Michel Scheller, président de l'Association aéronautique et astronautique de France ;
- cinq principaux dirigeants de la défense : le chef d’Etat-major des armées, l'Amiral Edouard Guillaud; le délégué général pour l’armement, Laurent Collet-Billon ; le secrétaire général pour l’administration, Christian Piotre ; le directeur délégué aux affaires stratégiques, Michel Miraillet ; et le chef du contrôle général des armées, Dominique Conort ;
- trois parlementaires : Jean-Marie Cavada, député européen ; François Cornut-Gentille, député de Haute Marne ; et Jacques Gautier, sénateur des Hauts-de-Seine.
Le Conseil publie en général une année sur deux un livre : Défendre la France et l'Europe (Perrin – mai 2007) ; Eurodéfense, pour une relance d'une Europe de la défense (Unicomm – juin 2009) ; et Un Monde sans Europe ? chez Fayard en juin 2011, un essai de réponse dynamique à une interrogation.
Pour l’exercice 2011-2012, le Conseil centre ses propositions sur quatre monographies.
a) "Eurodéfense" et crise : dans une situation de crise économique et financière affectant les budgets de défense, les pays européens doivent faire le choix entre un délitement de leurs sécurités nationales ou une relance de l'Europe de la défense autour des pays "qui le veulent et qui le peuvent", c'est-à-dire préciser et mettre en œuvre le concept d’Eurodéfense.
b) Comment organiser les outils de défense et de sécurité pour garantir l'accès et la mise à disposition des pays et des populations des ressources énergétiques et naturelles, dans une approche associant acteurs (entrepreneurs, opérateurs et pouvoirs publics) de l’économie de ces ressources et acteurs (français et européens) de la défense et de la sécurité ?
c) L'espace et la défense : pourquoi et comment poursuivre la réflexion sur la dimension spatiale de la stratégie de défense et de sécurité face aux nouvelles menaces, dans une approche européenne volontariste, du point de vue de la technologie et l’industrie, et aussi de la souveraineté.
d) "Les termes de l'échange" entre nouvelles puissances (Brésil, Chine, Corée du Sud, Inde, Russie, Turquie) et pays européens (le nôtre en particulier) : comment améliorer le dialogue et les échanges en matière de technologies, de coopération humaine et de commerce?
Le printemps électoral 2012 ne se prêtant pas à l’organisation du Colloque européen annuel (comme celui du 9 juin 2011 " quels enjeux de sécurité dans un monde en mutation ?" organisé en partenariat avec l'Ocde), le Conseil organise en 2011-2012 trois petits-déjeuners débats élargis, dont le principal a été présidé et animé par le Ministre de la Défense le 15 décembre dernier.